16/03/2007

Extases vacherines

Fromangeurs, bonjour

vachi.jpgCrétin banané qu’on était!! Ignare, obscurci, bouchonné!!! Pensez, on croyait que le vacherin fribourgeois (ne confondons pas avec le Mont d'Or, c'est une autre pâte), c’était toujours le bout de plastique pasteurisé et décroûté que l’on trouve en supérette. Tout autour de nous, l’humanité gourmande tutoyait - dans notre dos, la vache - le vrai vacherin d’alpage au lait cru, né en été sur les gais et verdoyants contreforts alpins, si onctueux, si sexy, si racé, à la fleur affolante et aux mille parfums exquis. Et nous, on en savait que pouic. D’où le choc l’autre jour chez Bruand, fromager fouineur et avisé, à la rencontre du dit prodige. Depuis, on ne le quitte plus. Attention. Le vacherin d’alpage trop frais peut cacher un cœur plâtreux. Trop fait, il peut agacer les jabots frileux. A point, c’est du total slurpisme. Une fondue rien qu’avec ça? On y plongerait dedans. Et sans maillot. Ni bouée. Question: le vieux vacherin d’alpage serait-il le meilleur fromage suisse du monde? Ben, ç’a m’en a tout l’air. J'attends vos bafouilles.

Mes (FR)hommages

Commentaires

olif dit:
31 mars 2006 à 21:16 m
Meilleur fromage suisse du monde, c’est ben possible! Je ne saurais le contredire! Meilleur vacherin, je doute! Grimpe en haut du Mont d’Or, pour voir!

Mais bon, je reconnais être un peu chauvin, en matière de fromages!

Estèbe dit:
1 avril 2006 à 14:07 m
Cher olif
On comprend ton émotion.
Mais attention, il y a vacherin et vacherin. Le somptueux Mont d’Or jurrassien - qui existe également en Suisse mais hélas à base de lait thermisé depuis des années - est de la même famille que le vacherin des Bauges et celui d’Abondance, tout deux savoyards. Soit des pâtes molles. Le vacherin fribourgeois est une pâte demi-dure, comme l’appenzeller ou les tomes de Savoie.
Bien fâcheuse homonymie. Mais que fait l’Accadémie?
Flattons ton chauvinisme à présent, en recommandant chaudement un Côte du Jura pour arroser le vacherin d’alpage de Fribourg. Amen.

Mimi dit:
2 avril 2006 à 11:31 m
A mon avis, mais cela n’a rien à voir avec le Vacherin, Jean-Pierre Coffe (!) nous a fait un superbe poisson d’avril avec le vin bleu. Qu’en penses-tu?
Bravo pour le blog, cela donne envie de manger et de boire.

Estèbe dit:
2 avril 2006 à 12:30 m
Très rigolo le vin bleu, quoiqu’un brin long (une heure!) pour réjouire de bout à bout.

flore dit:
2 avril 2006 à 13:30 m
humm, rien qu’a te lire j’en aurais presque le goût à la bouche!!!!! j’adore le fromage, si en plus il est accompagner d’un bon vin qui le fait…d’un bon pain croustillant a souhait sans oublier quelques perles du vignerons…miam le menu est parfait!!!

mais j’avoue que je ne connais pas celui la..pauvre de moi…il me manque un bon fromager de quartier… mais promis à la prochaine occasion je m’y arreterai pour y goûter à ce prodige!!!!

en tout cas merci pour votre faire part, cela aurai été dommage de louper votre blog!!
vous lire est un réel plaisir qui mets en eveil toutes les papilles!!!

flore

vinvin dit:
3 avril 2006 à 13:06 m
alors là, je partage l’enthousiasme général quant au vacherin alpestre et fribourgeois… en fondue c’est d’ailleurs totalement extatique avec des petites patates bouillies. Ceci étant dit, je ne saurai que trop recommander aux amateurs une autres affaire fromagère et voluptueuse, mais italienne celle-ci: la buratta. Qu’on pourrait résumer à un genre de mozzarella hyper-crémeuse, totalement dingue et joliment emballée dans de grandes feuilles vertes (végétales, les feuilles). A Genève, le fromager du marché de Carouge possède cette merveille. A tester toutes affaires cessantes tellement c’est bon.

Écrit par : Divers | 16/03/2007

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