16/03/2007

Fantaisie bicolore d'asperge et de fraise

Saluuuuut,

 

Le challenge salé-sucré de Blog-appétit a récemment occasionné un début de soirée animé dans la famille Slurp. Pendant que mézigue se lançait à marmite perdue dans un petit carnage gustatif (voir l’adaptation douloureuse en post-scriptum des fraises au pastis), Madame Sonson, elle, réfléchissait quelques minutes, gribouillait quelques hiéroglyphes sur un bout de papier, avant de pondre sans hâte un amuse-bouche drôle, frais, élégant et moderne. Dans cette fantaisie bicolore, la fraise joue le rôle du condiment trublion, qui vient taquiner de ses tannins et de sa douceur acidulée Son Altesse Végétale l’Asperge. Mais passons le micro à Madame Sonson qu’elle nous explique l’affaire:
"Les ingrédients sont prévus pour une seule personne, multipliez par le nombre de convives.

 A. Trois fraises mûres et parfumées, passer au mixer.
Ajouter par portion: une pincée de sucre, 4 gouttes de jus de limette, un peu de gingembre en poudre et du poivre de Séchouan moulu fraîchement. Goûter et rectifier. Réserver.

 B. Quatre asperges vertes, couper les bouts durs, cuire à la vapeur 3-4 minutes.Passer au mixer pendant que c’est chaud avec une cuillère à café d’huile d’olive, au goût vert (genre italienne). Ne pas complètement mixer: il peut y avoir de petits morceaux. 

C. Prendre un petit verre transparent, déposer jusqu’au trois-quarts de la hauteur le mélange d’asperge mixé (couche verte) et déposer, sans mélanger sur ce fond, environ un quart de plus du mélange de fraises mixé (couche rouge). Ne vous fiez donc pas à la photo, où les proportions semblent quasi égales. Il faut moins de fraises que d'asperges pour que la magie opère. 

D. Décorer le tour du verre avec des gouttes de vrai vinaigre balsamique de Modène.
Servir en entrée, sur assiette, accompagné de grissini, avec un verre de champagne. Proposer aux convives d’aller chercher avec la petite cuillère jusqu’au fond du verre, afin que le mélange se fasse en bouche.» 

Voilà le topo, classe isnt’it? Merci madame Sonson, à vous la Terre.

PS: On y connaît que pouic en champagne. Chers connectés à bulles, faites-nous des suggestions d'accord miraculeux.

Commentaires


Olif dit:
23 mai 2006 à 8:04 m
Alors, là, je suis bluffé, mon cher Estèbe! Bravo à Mme Sonson!
Pour bien coincer la bulle, j’irais volontiers faire un tour chez l’ami Francis http://www.vigneron-champagne.com/ et je me demande si les Rachais 2001 ne feraient pas merveille là-dessus! Ou alors un Champagne rosé, histoire de ramener sa fraise dans les mêmes coloris!

Papilles et Pupilles dit:
23 mai 2006 à 9:55 m
Bravo à Madame Sonson, c’est superbe !

lilizen dit:
23 mai 2006 à 9:55 m
Très amusante histoire pour un joli verre sympathique, je serais curieuse de l’entendre en podcast cette version-là…!
Tu dois être un sacré conteur.
bravo ! et bonne journée à toi!

Elvira dit:
23 mai 2006 à 10:38 m
Très joli!

Mijo dit:
23 mai 2006 à 12:08 m
Vive les soirées animées dans la famille Slurp autour du thème Fraises et asperges. ça donne un titre que j’aime bien, une belle recette et une histoire rigolotte.

Manu dit:
23 mai 2006 à 15:08 m
Y a une fraise qui se planque derrière le verre. ! Elle boude ou quoi ? Elle veut pas faire partie du Pop Fantaisie ?… Où bien, peut-être qu’elle attend l’heure de l’apéro… Parce que, elle, les asperges c’est pas trop son truc : elle s’en tape un peu.
Ce qu’elle voulait c’était le Pastis. Pôvre….

Ester dit:
23 mai 2006 à 15:17 m
Slurp, slurp, miam !

Estèbe dit:
23 mai 2006 à 15:34 m
Bravo, Manu. Tu as chopé la renégate en flag. Le pastis, c’était la semaine passée. Cette semaine, les gariguettes doivent marcher au pas pop. On va s’occuper de celle-là.

Dods dit:
24 mai 2006 à 7:40 m
La finesse de cette recette alliée à la subtilité de la composition graphique qui l’accompagne, me laissent pantoise !

scoopette dit:
29 mai 2006 à 9:43 m
Ai donc suivi à la lettre les instructions de la bi-chromatique recette, c’est vraiment joli à voir, mais comme me le faisait remarquer ma copine Sandrine, qui l’a dégustée avec moi, il faudrait plutôt mettre les fraises au fond, car même si on plonge sa cuillère au fond du verre (comme il est conseillé dans la recette) c’est d’abord la fraise que l’on sent sur la langue, et elle a vite tendance à prendre le dessus (pourtant on n’en avait pas mis beaucoup, à peine un quart)
Alors certes, la fraise dessous se ferait écraser par la masse aspergique me direz-vous. Mais entre le bon et le beau, choisissez votre camp camarades!
De plus, on a ajouté 2-3 cuillères à soupe d’eau de cuisson pour fluidifier la purée d’asperges car elle était vraiment très épaisse, genre petit pot pour BB
Sandrine, après s’être pourléché les babines, s’est demandée si on ne devrait pas, sur cette même base, tenter un autre tableau bicolore : l’asperge et… la framboise!
A vos mixers les amis!

Estèbe dit:
29 mai 2006 à 12:54 m
Mais Scoopette, si tu dilues la purée d’asperge, les deux fluides ne vont plus cohabiter mais se brouiller. Ton sur ton, rien n’est plus bon
Mais Scoopette, quand tu plante ta cuillère avec la fraise sur le dessus, tu as normalement l’asperge sur la pointe de la dite cuillère. Non?
Mais Scoopette, tu es atchement courageuse d’avoir essayé ça. Bravo! Et cool, la photo.

Sandrine dit:
30 mai 2006 à 7:38 m
Coucou !Suis Sandrine amie de la Scoopette.On a bien planté verticalement - je le jure ! -notre cuillère au centre magnifiquement vert de votre invention .Et bien,la fraise étant plus liquide viens napper la purée d’asperge et ainsi donne comme première empreinte gustative un sucré pour ma part trop envahissant. Mais une fois le duo uni en bouche - mini traces de rouge indispensable !-.C’est du pur frisson gustatif dont mes papilles ne se sont encore remises.
Pour aller jusqu’au bout de mon goût .Persiste à penser qu’il serait plus judicieux au parfaire de l’invention,de remplacer l’amoureux de l’asperge par un compagnon plus discret Rhubarbe ? Framboise , plus timide que sa copine de couleur ??
C’était juste un petit point de vue.
Bien à vous cher créateur
Sandrine

Madame Sonson dit:
30 mai 2006 à 20:10 m
Il est sans doute temps que Madame Sonson s’en mêle.
Le but de la rencontre amicale “Fraises-asperges” étant que ces deux choses, non mélangeables à mon sens, cohabitent, j’ai d’abord copieusement trouvé cela impossible. Et c’est vrai que je n’aurai pas marié la fraise et l’asperge de prime abord (comme Sandrine le suggère).
Il m’a ensuite sembler intéressant de rendre la fraise très végétal (et c’est pour cela qu’il ne faut pas trop ajouter de sucre) et l’asperge suave par l’ajout d’huile et le maintien de morceau.
Finalement et comme le suggère Scoopette, on peut selon son goût mettre l’asperge en haut ou en bas et doser la proportion.
J’ai voulu utiliser le principe des cocktails de ma jeunesse, selon lequel les corps liquides les plus lourds doivent être mis au fond du verre afin d’éviter le mélange non volontaire.
J’ai également pensé à mettre le vinaigre balsamique en couche entre la fraise et l’asperge, mais ça, je le testerai la prochaine fois.

Une autre chose sympa à faire : on peut préparer les ingrédients à l’avance. Quand les copains sont là, on réchauffe au bain-marie uniquement la purée d’asperge, on met vite dans un verre, on nappe de purée de fraises et on sert. Là, l’expérience devient tridimensionnelle : chaud-froid, sucré-salé, vert et rouge et plus encore.
On pourrait aussi essayer de congéler la fraise au fond du verre et verser la purée chaude dessus… Merci de vos suggestions gustatives.

scoopette dit:
31 mai 2006 à 23:15 m
Chère dame Sonson, ravie de vous lire et de constater que vous suivez si sérieusement le destin de ce mariage improbable que vous avez osé célébrer
A à ce stade, j’en suis convaincue, il n’est pas prêt de se terminer en divorce
Mais comme dans les couples (dit-on), il faudrait peut-être ajuster certains trucs
A vue de nez, votre idée de la congèlation est la meilleure
Moi qui utilise le bac à glaçons pour y faire des sorbets verrais bien des carrés glacés coulés à l’avance, moulés comme il faut, fresh comme un Hollywood chewing gum dans la pub des années 80
Donc quand ça fait dring dring à la porte (disons que ce sont les copains), je réchauffe la purée verte, je jette le glaçon rouge au fond du verre (un gros cube, un pt’it cube, c’est l’heure de…) et je secoue deux trois fois la bouteille de balsamico 12 ans d’âge sur le tout (en la bouchant du pouce, cela va de soi)
Mais bon c’est facile à dire
La prochaine fois que je ramènerai ma fraise (si j’ose dire) c’est promis j’aurai tenté cette histoire. Et j’aurai des preuves photographiques
Bien à vous dame Sonson!

Madame Sonson dit:
1 juin 2006 à 11:47 m
Excellent : on entre avec vous dans la cuisimaginative (contraction de cuisine et imaginative).
Ah, qu’ils seront gâtés ceux qui viendront faire drelin-drelin à votre porte et qui testeront tout ça !
A bientôt pour de prochaines cogitations culinaires.

bocuze dit:
1 juin 2006 à 14:49 m
Heureusement qu’on entre pas dans la cuisinedechezmamère (contraction de cuisine et de chez ma mère) parce que je vous dis pas le tableau.

Sylvie dit:
1 juin 2006 à 16:19 m
La verrine est vraiment superbe !

Claude-Olivier dit:
26 février 2007 à 12:34 m
Salut merci pour ton lien…me semblait bien que c’était le thème une fois d’un concours…mais je ne les faisais pas à l ‘époque…ta recette a aussi l’air bien sympa je dois dire !!!

A bientot
Claude

Écrit par : Divers | 16/03/2007

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