16/03/2007

Gastro solo ou miam partagé?

le.jpg   Bonjour les gens, 

Dans le dernier roman de Pascal Quignard, «Villa Amalia», l’héroïne Ann Hidden a une intéressante discussion philo-culinaire avec un ami gourmet Georges. Celui-ci estime que le vrai émoi gastronomique s’éprouve en solitaire. Rien ne doit distraire l’esthète dégustant son repas, pas même une conversation, un vis-à-vis, une respiration étrangère. Ann, au contraire, ne conçoit le top slurp que partagé. La bonne chère masturbatoire est triste. Les ivresses de la papille ne peuvent donc se vivre qu’en compagnie, aussi restreinte soit-elle. Palpitante polémique que voilà. Et vous, pour quoi votez-vous? Miam collectif ou gastro solo? Votre avis nous allèche. 

Au revoir les gens

Commentaires

Le chef de rang dit:
15 mars 2006 à 15:13 m
Je pense que si le plaisir de la bombance devait s’éprouver en solo, le Satyricon de Pétrone n’aurait pas tant choqué les esprits. “La grande bouffe” non plus, d’ailleurs..
Bon appétit!
Le Chef.

Nelly dit:
15 mars 2006 à 19:39 m
Hello Top Slurp,

Pour rester au top en mangeant, je mange à deux ou plus.
Rien de plus délicieux que de partager un bon repas et en parler en direct.

Je m’ennuie seule à manger de bon plat au restaurant.

detoutesfacons dit:
16 mars 2006 à 13:25 m
Plaisirs à deux, ou plus pour moi aussi. Lorsque je suis seul, je me laisse déconcentrer par d’autres réflexions et en oublie de savourer les goûts et couleurs …

Bénédict Beaugé dit:
31 mars 2006 à 14:30 m
Bonjour,
Juste un avis de goûteur “professionnel” (il m’arrive d’écrire des livres avec des cuisiniers): manger seul permet d’analyser, de comprendre comment cela fonctionne, de se concentrer — et, là, je ne suis pas d’accord avec detoutesfaçons — de réfléchir à ce que l’on mange. Lorsque l’on partage, on a une mémoire plus affective de ce que l’on a goûté mais il est plus difficile de l’analyser. Seul, le plaisir est plus intellectuel; partagé, plus sensuel.
bb

Tiuscha dit:
27 février 2007 à 14:13 m
Je rebondis entre le premier et le dernier commentaire (ça, c’est du bond !) D’accord sur la bouffance choquante en public (caché, en privé, on ne craint pas de choquer c’est sûr !) Et si on parle d’émoi, d’émotion on n’est pas dans l’analyse, tranchée, intellectuelle que décrit Bénédicte. Sensualité, émotion, partage, c’est davantage comme cela que j’entends la gourmandise.
Le chef qui “travaille” peut être seul, concentré, dès lors qu’il veut être ému, prendre du plaisir, je suis sûre qu’il (la plupart d’entre eux) préfère être avec un autre…

Écrit par : Divers | 16/03/2007

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