21/03/2007

La recette familiale de l'ours farci

Gastronomes, bonjour,

 

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Voilà une recette déjà ancienne mais toujours savoureuse:

1/ Tuez un ours d'une centaine de kilos. Ou achetez en un à un chasseur pyrénéen.

2 / Pelez-le (gardez la fourrure intacte, elle pourra servir à se déguiser). Pratiquez une incision au niveau de l'abdomen, par laquelle vous viderez et désosserez l'animal. C'est pas facile. Mais bon.

3 / Remplissez la baignoire d'un vieux bordeaux très cher, Petrus 1961 par exemple. D'aucuns préfèrent le Sassicaia, ce qui donne un côté méditerranéen à la recette. Et plongez-y l'ours. Laissez mariner six semaines.

4 / Pendant ce temps, préparez la farce. Prévoyez large. Hachez des truffes du Périgord et des oeufs d'esturgeon. A défaut, utilisez des oeufs de poule.

5 / Le jour même, sortez l'ours de la baignoire. Il doit avoir une jolie couleur bleue et un parfum intense. Essorez-le soigneusement et farcissez-le. Recousez.

6 / Mettez un bouquet de romarin dans la gueule de l'animal (pour la déco), découpez, et servez cru, en toute simplicité, avec des tagliatelles en garniture.

Miam, miam, non?

PS1: Que boire sur ce plat? Mais la marinade, pardi. 
PS2: Nos lecteurs nous demandent parfois pourquoi ne pas cuire la bête. Hélas, plus personne, de nos jours, n'a de four assez grand pour cuire un ours.

Commentaires

Clairechen dit:
3 mai 2006 à 10:41 m
Nous mangeons une fois par an de l’ours à l’occasion de la fête du poil (fête très connue, fêtée le 34 mars). Nous y ajoutons du persil dans les narines, le parfum est alors magnifique!

Papilles et Pupilles dit:
3 mai 2006 à 11:51 m
Je te conseille ce livre :

http://papillesetpupillesannexes.blogspot.com/2006/03/et-tu-apprendras-cuisiner-comme-une.html

Estèbe dit:
3 mai 2006 à 12:07 m
L’ours rôti aux herbes du Pic du Midi? Banzaï. Recette idéale pour la Saint-Poil!

Winnie dit:
3 mai 2006 à 13:03 m
TOP LOL:)) L’amicale oursique, dont je préside le bamboche annuelle, en profite pour signifier à ses membres que le prochain banquet aura lieu à la salle polyvalente de Vierzon en même temps que la fête du poil. Concours de déguisement (évitez la panoplie Frères des Ours, déjà trop nombreuse l’année dernière) et animation dansante (avec le groupe Les Mâles Léchés) rythmeront la soirée.

Ester dit:
3 mai 2006 à 13:35 m
Tu oublies : “Ne vous lavez pas pendant 6 semaines”, puisque l’ours nage dans la baignoire
J’étais morte de rire derrière mon écran !

Elvira dit:
3 mai 2006 à 15:58 m
:-)) MDR!

merci.

générationvin dit:
4 mai 2006 à 19:46 m
Attention en achetant l’ours pyrénéens à un chasseur, vérifiez qu’il soit de bonne qualité (certifié haccp, iso 900542, commerce équitable vu qu’il est slovène, AB…). Certains chasseurs peu scrupuleux auraient disposé dans la nature des pots de miel contenant des bouts de verre et du poison!
Pauvre nounours, snif.

C’est pour combien de personnes la recette du nounours? Tu comptes un kilo par gourmet?

LOULOU dit:
5 mai 2006 à 7:51 m
et avec de la cannelle ? non? pourtant dans le béarn on à déja vu ça !

Mathilde dit:
5 mai 2006 à 19:06 m
Et je me prends de bons bains de vin avec nounours pendant 6 semaines, et je remets le vin en bouteille après 6 semaine (faut pas gâcher), et je sers le vin filtré avec la viande cuite de nounours (faut toujours boire le même vin que celui de la marinade).
Moi, je dis, faut pas gâcher….

matou

Francois dit:
5 mai 2006 à 21:39 m
Alors là vraiment top slurp, Estèbe. Et bon 100 kg, quelle belle occasion d’inviter ses amis! Bravo, la dinde au whisky est partie se rhabiller toute penaude.

Estèbe dit:
7 mai 2006 à 15:28 m
De la cannelle dans la marinade, c’est une idée qui sonne étrangement bien à mes oreilles.
L’ours mariné est une recette adaptée à une famille de quatre individus normaux. Il peut y avoir des restes. Mais c’est bon froid aussi.
Enfin, pour les problèmes d’hygiène domestique que posent la recette, rien n’empêche, comme le suggère Mathilde, de partager la baignoire avec l’animal. Il adore la compagnie.

Etienne dit:
11 mai 2006 à 8:01 m
Merci, érudit explorateur de flaveurs improbables, d’avoir exhumé cette délicatesse dont Brillat-Savarin fit l’éloge muet dans la suite de son ouvrage, restée impubliée à ce jour ,”La Physiologie du goût fait du ski” (dans les Pyrénées, évidemment).
Question pratique : si l’on arrive à se procurer toute la famille ours, Papa, Maman et les rejetons, la cuisson en brochette ne s’impose-t-elle pas ?

Écrit par : Divers | 16/03/2007

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