16/03/2007

Le gros steak à l'asiate

Bonzoour les gens,

thaï.jpg

 

On a beau aimer le beef tout rouge tout nu, il arrive que l'on rêve de parfums exotiques. Pour concilier son cannibalisme et son babélisme gourmand, voilà une recette de gros steak façon thaï, picorée dans divers restos et adaptée par mèzigue.
Pour la dévorer, il vous faut donc un beau steak épais, tendre et peu entrelardé, genre rumsteck, du poivre japonais, ou à défaut du poivre de Séchouan (mais pas de chez Swann), une certaine bonne humeur, du gingembre frais, de l'oignon frais, un citron vert, de l'ail, du soja et voilà.

1. Découpez l'oignon en fines rondelles. Zestez le lime. Réservez. Pressez le citron. Préparez la sauce avec quatre bonnes cuillères à soupe de sauce soja (éventuellement diluée avec de l'eau si trop salée), le jus du lime, deux gousses hachées, du poivre, du piment (d'Espelette pour faire dans l'oecuménisme miam) et un bout de gingembre haché. Goûtez. Il faut que ça soit bon, vif, spirituel, tonique et picotant. Voyez, quoi.

2. Faites colorer les graines de sésames à la poêle. Ou n'en faites rien si elles sont déjà grillées. Ben oui.

3. Cinq minutes avant de servir, poêlez la viande à fond la caisse, genre deux minutes de chaque côté pour des tranches de trois centimètres. Sortez-la et découpez en lanières. Déglacez d'abord avec un peu d'eau, puis avec la sauce, une minute hors feu. Nappez le boeuf et saupoudrez d'oignon frais, des zestes et de sésame grillé. Servez en récitant du Mallarmé. Ou du Pierre Perret. Et attendez que les convives gémissent top slurp, top slurp, top slurp. Oui, trois fois.

sch.jpgQue boire? Ben, un rosé castagneur. Ou un rouge ensoleillé sans rugosité. Genre le pulpeux et très naturel Schmitou du Domaine Maria Fita à Villeneuve les Corbières.
La garniture? Des patates douces pardi, ointes d'huile d'olive et oubliées au four une heure, puis coupées en deux avec une noisette de beurre et quelques grains de poivre rouge. Fastoche.

A plutarque

PS. Hier, l'ami Seb, sauçant avec fureur le fond du plat décrit ci-dessus, a dit - et même répété devant témoins - que c'était la meilleure chose qu'il ait jamais mangé de sa vie. C'était flatteur, quoique probablement exagéré. L'ami Seb avait eu une longue journée et la troisième bouteille se vidait gentiment. 

Commentaires

Eric dit:
8 juin 2006 à 16:20 m
Ah, le schmitou, gourmandissime, comme vin!

Le reste m’a pas l’air mal non plus

Papilles et Pupilles dit:
8 juin 2006 à 17:18 m
Oh je suis sûre que c’est top slurp ! Et je suis plutôt Pierre Perret ! Un gars du sud ouest qui s’y connait en cassoulet ! Y a pas photo !

olif dit:
8 juin 2006 à 18:26 m
Dans le style Rosé castagneur et très naturel, j’en ai goûté 2 pas mal, ces jours! Le Solstice rosé de Viret et le Péchigo rosé de Sylvain Saux à Limoux. Pour voir la vie en rosé avec ces deux-là, je rapplique tout de suite! Pour le Steak thaï, je ne me taille pas non plus!

Estèbe dit:
8 juin 2006 à 19:24 m
Chouette, un rosé druidique!
Je note ce tandem rosé sur mon carnet favori. Car, en vieillissant, on éprouve une tendresse galopante pour ces breuvages simples et fruités qui font tourner la tête.

Eric dit:
8 juin 2006 à 19:56 m
Je ne connais pas les rosés de ces deux domaines,mais une bonne partie du reste de leur production. Ca ne peut être a priori qu’intéressant…

lilizen dit:
8 juin 2006 à 22:25 m
De l’onguent des patates, au poivre de la barbaque, sur un air de l’ami Pierre, tout me botte ici!

mamina dit:
8 juin 2006 à 23:24 m
J’suis pastrop carnivore mais quand même…à la maison, y en a qu’aime ça….alors…..
Et pis, j’connais pas non plus ce rosé…..mais comme t’as l’air plutôt costaud dans ce domaine….on va essayer.

Thalie dit:
10 juin 2006 à 1:14 m
plus rouge que rosé pour moi ;o)
Sais-tu que le sanshô est en fait du poivre de sichouan (ou séchuan etc … as you like) grillé moulu additionné de sel, en gros !?…
J’adore le sanshô viiite je n’en ai plus … grrr

Écrit par : Divers | 16/03/2007

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