16/03/2007

The recette des filets de perche

 

Hi, 

 

Comme ces milliers de Gascons qui sont persuadés de détenir THE recette de la cuisson du magret de canard, les riverains des lacs alpins sont souvent sûrs de connaître THE recette de la cuisson du filet de perche. Or ce délicat morceau de chair lacustre, si fin, si mignon, exige quelque respect. Trop souvent, il sort des fourneaux fariné, archicuit, dégoulinant, transformé en bouillie croûtée et parfumé au n°5 de chez Graillon. Pour éviter le massacre, voilà une technique simple et slurp:

Faites fondre une noisette de beurre dans une poêle à feu moyen. Avant qu'il ne noircisse, posez les filets (sans entasser), côté peau. Laissez dorer sans tripatouiller (entre 1 mn 30 et 2 mn selon la taille des animaux), jusqu'à ce que la peau croustille et que le côté chair ait partiellement perdu sa teinte rosée. Dès lors, retournez et colorez la chair super speedos, quelques secondes à peine. Salez, poivrez, citronnez. Et servez en chantant "I am The Walrus", manière de rester dans l'ambiance subaquatique. Fastoche, en somme.

Au revoiiiiir, les gens

PS Les frites forment le cortège traditionnel de la perche. On pourra préférer de petites patates vapeur, plus light. Le tout arrosé d'un blanc sec mais plein, un blanc parfumé de fête. Pourquoi pas un Savoyard balèze et riant: un chignin bergeron de chez Raymond Quénard. Hein, pourquoi pas?

Commentaires

Emilie25 dit:
25 mai 2006 à 14:30 m
Un petit vin blanc du Jura aussi, ça l’accompagnerait bien. Hummmmmmmmmmmmm j’ai envie de poisson, normal docteur ??

jojo dit:
25 mai 2006 à 14:48 m
J’aime beaucoup le n.5 de chez graillon, je pense que je vais le resortir un de ces jours!

Fabienne dit:
25 mai 2006 à 18:40 m
Durant mon séjour sur le lac Nasser, j’ai mangé des perches fraîchement pêchées dans le lac…

bocuze dit:
26 mai 2006 à 12:50 m
Et avec un chignon bergerin de chez Raymond Queneau, ca passe aussi?

Écrit par : Divers | 16/03/2007

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