18/03/2007

Boletus (3): Gros bolet, je te momifierai

Yonk, 

L'automne arrivant, gnagna... (skip intro)


On l'a dit, avec l'âge, on se retrouve à jouer la prévoyance alimentaire façon vieille économe domestique. Projetons-nous mentalement cet hiver, quand les sous-bois seront glacés comme la truffe d'un pitbull piqué par le vétérinaire. Ben, on sera alors bien content de parfumer nos ragoûts d'un fumet de cèpes. Vlà donc la vieille technique du bolet séché. Nettoyer (sans eau), émincer et oublier dans un lieu chaud et sec pendant 24 heures, sur une feuille de papier ménage ou une grille. Puis finir au four, à 40 degrés et chaleur tournante, sans superposer, un bon moment. Et hop, en bocal!
Variante: la guirlande; enfiler les champignons sur un fil et laisser sécher dans un endroit aéré. C'est très zoli.
La bise venue, au moment de réveiller les bolets momifiés, on commencera par les baigner dans un peu d'eau tiède. Eau bénite qui s'en trouvera pleine de senteurs forestières. Et participera donc gaiement aux sauces et fonds. Triple slurp d'avance.

Promis, on ne causera plus de boletus pendant six ans. 

Bizzz

Commentaires

14 réponses à “Boletus (3): Gros bolet, je te momifierai”
Zorg dit:
31 août 2006 à 9:37
Le bolet, certes… Mais l’amanite des Césars, cher Estèbe? C’est tout de même autre chose, l’amanite des Césars. Il s’en trouve parfois dans nos régions, oh, bonheur des papilles.
Quels conseils? Faut-il simplement la déguster crue (ce que nous fîmes récemment, avec quelques amis miens)?
L’accompagner délicatement? Lui adjoindre une goutte d’huile d’olive? Cruelles interrogations qui me laissent tout salivant…

PS à Mamina: merci pour l’invitation. Si je trouve une oronge, promis, je viens la partager derechef.

Papilles et Pupilles dit:
31 août 2006 à 11:18
Tu n’aurais pas des gènes du sud ouest de la France par hasard ? Je croyais qu’il n’y avait qu’ici qu’on proférait un tel amour pour le bolet

Estèbe dit:
31 août 2006 à 11:19
Voui, madame. Des gènes et un livret de famille.

bocuze dit:
31 août 2006 à 11:59
Et un accent à y accrocher son manteau

Adèle dit:
31 août 2006 à 12:16
C’est bien ça séché… et puis comme ça on en a toute l’année! Jamais content ce Zorg ! lol!

mamina dit:
31 août 2006 à 12:28
J’attends l’oronge avec impatience…
Papilles, tu sais l’amour du bolet est aussi très tenace de l’autre côté des Alpes ou on peut en acheter de magnifiques séchés pour se faire plaisir toute l’année.
Pour en revenir aux bolets, frais, presque crus ou vraiment crus c’est quand même le top du top.
Pour des cèpes moyens, juste coupés en 4 tranches un peu épaisses et posés sur un grill en fonte très, très chaud pour les quadriller comme on fait avec une tranche de rumsteak, c’est FA-BU-LEUX.

Zorg dit:
31 août 2006 à 12:30
Adèle, soyez certaine que je ne mets aucune alacrité à défendre l’oronge.
A part ça, c’est vrai, je n’aime guère que l’on fasse sécher le champignon. Je ne doute pas néanmoins qu’il conserve toute sa saveur.
Simplement, en mes jeunes années, le grenier était plein de ces malheureux exsudant leurs promesses moelleuses. L’idée semblait judicieuse à mon père. Elle le lui sembla beaucoup moins lorsqu’il s’aperçut que son rejeton, soucieux d’écarter une poignée de rongeurs en maraude, avait agrémenté sa précieuse récolte mycophile d’un nappage de mort-aux-rats.
Moralité: bolets et mort-aux-rats ne font pas bon ménage. En revanche, l’amanite phalloïde s’en bat l’anneau membraneux.

jupiter dit:
1 septembre 2006 à 8:02
bonjour estèbe,

je pense qu’avec notre sécherresse je ne verrai que des champignons entre autre, des Bolets que sur ton site.
J’aurai assez de larmes pour te réhydrater tes champipignons, snif
Jupiter

lilizen dit:
1 septembre 2006 à 9:15
Rôôôôôôôôôôôôôôôôôô (ciel, je roucoule) z’en veux du zoli collier !
m’en emparer pour m’en parer ?!
…petit petit petit !…viens ici !
Petit bollet …é…!…la la la la la la la la !… (sur l’air de petit gonzales merci)

Estèbe dit:
1 septembre 2006 à 10:02
L’ambiance de la soirée est assurée par DJ Lilizen. Et Diable, quelle ambiance! Roulez jeunesse.

Gracianne dit:
1 septembre 2006 à 11:00
Quand tu veux tu continues sur les bolets, on en redemande.

Véro dit:
2 septembre 2006 à 11:41
Ben ça alors, trop fastoche la momification de champignons… J’avais même pas idée qu’on pouvait faire ça soit même… J’vais en faire faire des tonnes par mes élèves, ça tombe bien on a l’Egypte ancienne au programme!

pascal dit:
3 septembre 2006 à 19:29
Ce matin j’ai trouvés 4 ornges
que nous avons mangé comme la recette ci dessous
Un régal
Oronges au four.
Séparez les chapeaux des pieds. Hachez finement les pieds avec de l’ail et du persil. Faites revenir ce hachis dans l’huile, salez, poivrez, réservez.
Mettez les chapeaux sur un grill et passez-les au four 5 minutes. Après cuisson enduisez-les d’huile d’olive, salez, poivrez. Dans un plat, étalez le hachis. Posez dessus les chapeaux, partie bombée apparente. Arrosez d’huile et placez au four chaud 5 minutes. Servez arrosé d’un jus de citron et saupoudré de persil.

Estèbe dit:
4 septembre 2006 à 7:40
On se la garde sous le coude, cette recette-là.

Écrit par : Divers | 25/06/2007

Les commentaires sont fermés.