18/03/2007

Cascade d'extases jurassiennes

 

Yipou,

 

 

 

 

 

Un long week-end qui pointe son museau: que faire? Filer dans le Jura, pardi!. Jura qui, de Besançon à Morteau City, looks ô so pretty. Jura regorgeant de cascades, lacs, grottes, sources, sites historiques, crêts, cirques naturels, reculées, pâturages cornus et vaches verdoyantes, de salaisons goûteuses et de pinards épatants.  Prenez Arbois par exemple, ben, ce bled-là pourrait bien être l'Eldorado de la slurperie occidentale: un charcutier top, un chocolatier génial (Hirsinger) un caviste inspiré (Les Jardins de St-Vincent), des bons bistrots à la pelle, un chef doublement macaronné par le Bibendum (Jeunet) et tout plein de vignerons affolants (Labet, Rolet, Aviet, la Pinte...). Sans oublier Stéphane Tissot (sur la place, face au chocolatier) dont la gamme tricolore enchaîne coups de grisou et de génie. On en recausera de ce Tissot-là. Car on l'aiiiiiiime.

 

 

 

Le Jura Slurp, c'est aussi Malbuisson, village-rue coincé entre lac et montagne, au look un brin western, que l'on imaginerait fréquenté de desperados à stetson et de filles de saloon délurées. Malbuisson: vingt habitants et vingt restos, dont un bistrot à la gloire du fromage fondu absolument nickel. Et un gastro anthologique, au rapport slurp/pépettes proprement imbattable. Le Bon Accueil qu'il s'appelle, et on y rencontre parfois le phénix du bloguisme oenophile franc-comtois, Olif himself, accompagné de l'exquise Mme Olif. Le dit Olif qui avait amené une petite bouteille recouverte d'une vieille chaussette jaune (mais propre), pour qu'on ne puisse pas voir l'étiquette. Ah, les moeurs locales! Ben, ce vin-là était totalement extraordinaire. Doté d'un parfum finement oxydatif, évoquant la morille, la truffe blanche, les épices douces et le malt; d'une bouche puissante, fièrement racée et interminable, zébrée d'une vivacité scotchante. Equilibre, personnalité, richesse, terroir. Amen.
Et keski yavait sous la chaussette? Un savagnin ouillé de 1996 (8 ans de fût) signé Pierre Overnoy. D'aucuns aspirent à la mort après avoir vu la gare de Perpignan, le sommet du Canigou ou Lorie en bikini, ben nous, on a songé à ne plus jamais boire de vin après ce nectar-là. Or ç'eût été dommage de rater les émouvants chardonnays jurassiens qui suivirent (de chez Camille Loye), blancs d'un âge canonique (1983 et 77) mais d'une jeunesse confondante. Bref, Olif fut si bon conseiller ce soir-là qu'il se retrouva dès le lendemain à la une de la presse people.

 

 

Adios! 

Commentaires

4 réponses à “Cascade d’extases jurassiennes”
jupiter dit:
11 septembre 2006 à 18:32
étonnant cher estèbe qu’un merveilleux vin aspire à la mort, je pencherai plutot sur une seconde bouteille;
a+
jupiter

olif dit:
11 septembre 2006 à 21:11
Insatiables gourmands, ces Slurps! En une sortie jurassienne, 3 jours et 3 nuits, ils ont quasiment épuisé tout le répertoire olifien, tant du côté miam que touristique! Quelle santé!

Et M’zelle Sonson, quelle virtuose du déclencheur! De la future graine de Pulitzer!

Une bien belle rencontre dans la grande rue de Malbuisson, en tout cas! Ne manquaient que les grands manteaux cache-poussière et un air d’harmonica!

Eric dit:
14 septembre 2006 à 15:25
je reconnais l’exquisité de la dame Olif: une grâce sans pareille! Sinon, c’est drôle, j’ai bu le vendredi 8 septembre un Arbois Pupillin d’Overnoy 1996. Etonnant, non? Je crois que dans celui-ci, il y avait aussi du Chardonnay. D’ailleurs au début de la bouteille, il était très savagnin, et à la fin plus chardonnay. Etonnante oxygénation ;o)

Estèbe dit:
14 septembre 2006 à 15:27
Sans doute était-ce un assemblage avec du chardo au fond de la bouteille et du savagnin en haut. Quel magicien, cet Overnoy!

Écrit par : Divers | 03/04/2007

Les commentaires sont fermés.