18/03/2007

La Reine Féra et son frischti acidulé

Niark,

 

Il y a un vieux grimoire de Fredy Girardet, (commis en compagnie de l'amie Catherine Michel, disparue il y a peu) dans lequel on se replonge parfois, comme d'autres relisent un passage des Evangiles - ou de Oui-Oui au pays des jouets - quand le monde tangue autour d'eux. De ce génial bouquin-là, on a adapté une recette qui vous fait swinguer les poissons d'eau douce comme des démons rieurs. La Reine Féra en tête, mais pourquoi pas aussi l'omble, le sandre, la truite, etc. Le jeu consiste à poêler presto les filets de la bestiole avant de les coiffer d'un appareil acidulé aux câpres, citron et tomates. Un rien haletant à réaliser (c'est minute) mais atchement distrayant pour la glotte.

Il vous faut deux bonnes tomates pelées, épépinées et détaillées mini mini. Un oignon frais en fines rondelles. Une trentaine de gros câpres hachés. Un gros citron pelé à vif et coupé façon brunoise. Un poil de ciboulette pour la fin.

Choisissez des filets de féra de taille modeste (90-100g), farinez-les mollo, et poêlez-les dans un peu d'huile d'olive à feu assez vif. Au bout d'une minute, retournez-les en ajoutant une noisette de beurre. Quand ça mousse et que le poisson a une bonne mine dorée, réservez. Dans la même poêle et le même beurre de cuisson, ajoutez une deuxième noisette de beurre, puis les câpres et l'oignon. Une minute. Ajoutez tomates et citron, une minute de plus. Remuez. Puis nappez les poissons, en complétant avec la ciboulette ciselée et quelques câpres entiers pour faire zoli. Ben, c'est juste le triple top slurp assuré. Surtout arrosé d'une petite arvine bien sèche et minérale, jaillie des flancs grillés du Valais.

Au revoir, les gens

Commentaires

9 réponses à “La Reine Féra et son frischti acidulé”
Gracianne dit:
17 août 2006 à 9:44
Le fera sera difficile a trouver par ici, ainsi que le vin du Valais malheureusement (si quelqu’un a des adresses sur Paris, je suis preneuse), mais cette recette sera certainement testee des que je tombe sur des poissons d’eau douce potables. La photo du verre embue me fait venir l’eau a la bouche, pourtant il est un peu tot pout l’apero.

Estèbe dit:
17 août 2006 à 9:45
Chère Gracianne, lâchez-vous. Il n’y pas d’heure pour les braves.

mamina dit:
17 août 2006 à 9:46
Cette Bible de Girardet, je l’ai et je m’y re-plonge de temps en temps avec délices pour rêver. J’en ai rêvé et tu l’as fait… mais, la Reine féra ne daigne jamais venir jusqu’à Bourges.
La France profonde, le Berry des sorciers doit lui faire peur.

alhya dit:
17 août 2006 à 10:27
Reine Féra ou sandre, habillés chacun de leurs beaux atours acidulés, je prends, c’est beau et ça flaire la réconciliation avec les poissons d’eau douce!

Manouche dit:
17 août 2006 à 12:08
Très jolie robe acidulée pour cette Corégone du Leman… Elle a pas l’air facile à pêcher quand même !

Adèle dit:
17 août 2006 à 12:33
Ton vieux grimoire est une valeur sure, la recette parée de ses plus beaux atours… mais la Reine Féra ne daigne pas rendre visite aux poissonniers parisiens (elle est peut-etre au-dessus de ça!)…

Estèbe dit:
17 août 2006 à 12:38
La Reine Féra - il est vrai - est une grosse feignasse et ne bouge guère ses nageoires de nos lacs. Mais elle a des sujets qui se prêtent volontiers au même sort. La grosse perche, la truite de rivière, le sandre ou l’omble-chavalier adorent se faire acidulés aussi.

Elvira dit:
17 août 2006 à 13:18
Même si je vais avoir du mal à trouver tous les ingrédients, c’est déjà un plaisir de lire la recette et de regarder la photo!

jupiter dit:
17 août 2006 à 17:15
Mais dans notre beau Var les poissons de rivière sont à l’agonies faute de pluie.
Les sauver oui pour l’instant.
Les consommer, les pauvres, c’est pour beaucoup plus tard
bonne soirée

Écrit par : Divers | 25/06/2007

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