18/03/2007

Le cabillaud en robe de veuve joyeuse

Cuicui,

Le plan de l'olive douce au gingembre, avouons-le d'emblée, on l'a piqué à Dominique Gauthier, jeune et inspiré chef du Chat Botté, Genève, Suisse, nord des Alpes. Lui servait une confiture de ce type avec un foie gras poêlé, confiture qui nous avait atchment fait rêver cet été. Du coup, dedans notre tête et dans notre for intérieur (oui, les deux), on a imaginé un cabillaud en papillote au gingembre confit, pignons rôtis et olives noires adoucies. Tambouille expérimentale, risquée même, qui s'est soldée par un... slurp. Ouf!

Voilà le topo. On a commencé par faire infuser une dizaine d'olives dénoyautées dans un peu d'eau frémissante, avec deux cuillères à café de sucre, sept gouttes de citrons, et un bon bout de gingembre émincé. Fatalement, au bout d'une heure, y'avait plus d'eau. Les olives étaient toutes douces et le gingembre attendri. On a grossièrement haché tout ça, en y ajoutant des éclats de pignons préalablement torréfiés à la poêle. Puis touillé avec de l'huile d'olive. Sur un beau filet de cabillaud qui passait par là, dûment assaisonné, on a tartiné ce noir appareil. Avant d'empapilloter le poisson 13 minutes au four préchauffé à 180°.

Et comment était-ce? Ben, délicat, avec une gamme de saveurs - doucement amère ou amèrement douce - plutôt inédite et gracieuse à notre palais. A table, d'aucuns ont regretté l'aspect monochrome du plat, en suggérant l'apport de zestes de lime, ou l'emploi de quelques olives vertes, pour faire verdoyer la coiffure du poisson. On les a écoutés, poliment.

Papouilles cordiales

Commentaires

9 réponses à “Le cabillaud en robe de veuve joyeuse”
Patrick CdM dit:
10 septembre 2006 à 14:27
13 minutes de paillote pour un filet de cab’, çà me parait beaucoup ) L’assaisonnement est sympa, le gingembre et le poisson vont très bien ensemble!

Estèbe dit:
10 septembre 2006 à 14:48
Le filet était dodu et les 13 minutes au poil.

mamina dit:
10 septembre 2006 à 14:56
13 minutes m’auraient aussi semblé beaucoup, mais si tu le dis et le redis (croix de bois, croix de fer, si tu mens tuves en enfer), je te crois.

Manouche dit:
10 septembre 2006 à 15:35
moi je te crois les zyeux fermés pis je les réouvre pour contempler ce cabillaud endeuillé ! Et j’aime le monochrome de sa robe (’spas Mr Klein?)

MarieT dit:
10 septembre 2006 à 17:30
Ton titre est indécent, mais cependant bien trouvé. Ton idée me plait beaucoup et je ne te chicanerai pas pour quelques minutes…

Mayacook dit:
10 septembre 2006 à 20:12
En tout cas cette robe est bien belle!

LOULOU dit:
11 septembre 2006 à 9:15
oups la ! cela m’a l’air des plus divin, trés belle robe, trés couture comme on dit, juste un ptit bémol pour moi : les pignons, bof j’sais pas ce qu’on leur trouve à ces espèce de caouètes……

Zorg dit:
11 septembre 2006 à 9:24
Le cabillaud en robe, c’est un Don Cabillaub?
OK, je sais, je retourne à mes fourneaux…

Gracianne dit:
11 septembre 2006 à 10:32
Tiens, un poisson melomane!

Écrit par : Divers | 15/05/2007

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