18/03/2007

Le départ de Jack sur un air de chou-fleur au balsamique

 

Coucou 

 

 

 

Pour faire dans la litote, le chou-fleur n'est pas notre légume préféré. Tout blanc, tout rond, tout con. Pas bon. Mais comme l'hiver, il n'y a pas des milliards de végétaux à se mettre sous les crocs, et que l'hiver se pointe gentiment, il faut bien trouver des combines pour ingurgiter ce maudit crucifère là. En voilà une bonne. La salade de chou-fleur tiède au balsamique. Voui, Monsieur.

On dépiaute le chou en petits bouquets. Qu'on flanque à la vapeur, une dizaine de minutes, qu'ils restent bien croquants. Et hop, un bonne giclée d'huile d'olive et de vrai balsamique (l'aceto balsamico tradizionale, hors de prix, slurpissime). Ou, à défaut, d'un faux balsamique qui n'empeste pas trop le caramel industriel. Fleur de sel et poivre au moulin. Punkt schlüss.
Et voilà le monstre amadoué. 

Bizzz

PS: En ce lundi grisou, une pensée émue pour l'acteur Jack Palance, qui aimait beaucoup le chou au balsamique. La plus fascinante gueule cassée d'Hollywood vient de passer l'arme à gauche. Outre une kyrielle de films souvent bons et parfois géniaux, dont Les Professionnels de Richard Brooks ou Panique dans la rue de Kazan, Palance avait aussi enregistré un album de country éponyme, crépusculaire et orchestré à la fin des années 60. Un disque noir et entêtant, comme le vrai balsamique. Paix à vous, Jack.

Commentaires

13 réponses à “Le départ de Jack sur un air de chou-fleur au balsamique”
Gudule dit:
13 novembre 2006 à 14:29
Quel éloge, je ne sais pas si je dois pleurer le chou ou djak.

mamina dit:
13 novembre 2006 à 16:33
Vu l’état quasi vide de ta bouteille, je vais pleurer sur le balsamique.

Estèbe dit:
13 novembre 2006 à 16:35
Bien vu. Je fais un casse à la banque, je gagne à l’Euromillion et je vais m’en achter une autre.

LOULOU dit:
13 novembre 2006 à 17:11
C’est beau de se forcer à manger du choux fleur…moi je dis respect bicauze c’est pas mon cas ! et respect aussi à djack (c’est lui qui jouait dans “phil defer” non ?)

Patrick CdM dit:
13 novembre 2006 à 17:24
Le chou-fleur, ce n’est pas comestible. Parole de breton.

Estèbe dit:
13 novembre 2006 à 21:27
Yes Loulou, c’est bien de Jack Palance que s’était inspiré Moriss pour dessiner Phil Defer contre Lucky Luke.

olif dit:
13 novembre 2006 à 21:34
Ouaip! Loulou! Phil Defer dit le Faucheux, un de ses plus beaux rôles! Il a également joué celui de Patronimo l’indien, dans Canyon Apache. Une vraie star de la BD, Jack! De la chanson aussi, grâce à France Gall et Michel Berger:
“ça Palance pas mal, à Baris,
ça Palance aussi!”,
c’était toujours lui!

Mais tout cela nous éloigne un peu du chou-fleur, j’ai l’impression.

olif dit:
13 novembre 2006 à 21:37
Morris, deus airs, un esse, comme les colonnes, mon cher Estèbe! Rien à voir avec la femme de Laspallès, qui elle aussi s’appelle Maurice.

olif dit:
13 novembre 2006 à 21:39
Deux avec un x, évidemment! Où avais-je la tête? Ou plutôt le doigt, qui a ripé sur le clavier!

Estèbe dit:
14 novembre 2006 à 8:43
Désolé pour ce grave cahot ortographique, Olif. Pourtant on vénère Luqui Luque (période Dupuis, les 31 premiers, of course).

Gracianne dit:
14 novembre 2006 à 15:32
Qu’est-ce qu’il vous a fait ce pauvre chou fleur. C’est pourtant bon, avec plein de sauce et des pommes de terre.

Mitsuko dit:
15 novembre 2006 à 8:46
“I am calling you
Can’t you hear me”… Bagdad Café, c’était lui aussi! Par contre, le chou-fleur il a joué dans rien de connu… Mon choix est fait!

Estèbe dit:
15 novembre 2006 à 8:50
Certes, mais je crains qu’on ne puisse plus manger de Palance frais.

Écrit par : Divers | 23/04/2007

Au fond, on voit ici s'esquisser deux camps : Primo : les adeptes des entrées à base de chou-fleur cru – en mini-bouquets à tremper dans des dips divers (on s'en lasse vite, tout comme les « barquettes » de céleri-branche ou de fenouil…) ou bien les fans de la semoule de chou-fleur cru assaisonnée huile et citron ou vinaigrette tonique (une découverte majeure nécessitant toutefois un robot) ; Deuxio : les adeptes du chou-fleur vinaigrette cuit (al dente ou à point). Les trois versions exigent semblablement un chou-fleur de premier cru non nitraté (bien des dégoûts précoces viennent de là et ne résistent gère au premier chou-fleur bio). Reste à choisir son camp…

Écrit par : Olivia_mohune | 09/04/2008

Olivia, vos commentaires à la fois doctes et aimables illuminent notre quotidien de tâcheron de la blogomiam.
Oui, on appartient au tiers état du chou-fleur.

Écrit par : Estèbe | 09/04/2008

Les commentaires sont fermés.