18/03/2007

Le p'tit poulet embroché à l'aigre douce

Salud,

 

 

Est-ce l'été qui va pourrissant?  Ou la retraite de Fidel Gastro? En tout cas, ces jours-ci, on se sent la papille exotique. Tiens, voilà ce qu'on a bricolé pépère l'autre jour, en écoutant le dernier album du très distrayant Devendra Banhart. Des brochettes de blancs de poulet à la japonaise. Oui Madame. Lesquelles exigent un brin de matos: du mirin, du soja clair, du miel, un rien de gnôle de prune, du sésame noir, du poivre japonais, un citron vert et pas mal d'entrain naturel.

Deux heures, ou mieux une journée avant le miam, détailler les blancs en trois ou quatre lanières, qu'on embroche sur des piques en bois. Après ça, tambouillons donc la marinade: (pour environ 300 gr de volaille) trois cuillères à soupe de sauce soja, une cuillère à soupe de miel, un demi-déci de gnôle, une cuillère de merin (à défaut doubler le miel), une gousse d'ail hachée, le jus d'une lime, une minipincée de piment et une bonne rasade de sansho (ou poivre de Séchouan à défaut). On touille. On goûte. On immerge les brochettes. Et hop, au frigo, sous un film protecteur autant que translucide. Faudra quand même penser à retourner la bête dans la marinade à intervalles réguliers. Ben oui, on n'est pas là pour rire non plus.

A l'heure du miam, on fait un poil rôtir les graines de sésame noir, sans matière grasse doucement à la poêle. On réserve. Avant de faire dorer à feu assez vif les brochettes dans un peu d'huile d'olive. Quatre ou cinq minutes en veillant à ce qu'elles ne crament guère. Une fois les blancs bien halés (genre Claire Chazal au retour de Corse), on les vire. Pour faire réduire la marinade. On en prélève un décilitre pour arroser les brochettes que l'on coiffe ensuite de sésame noir. Le reste du jus bien réduit est aimablement disposé sur la table dans une saucière Empire. Table où glapissent les convives, en tapant dans leurs petites mains roses. Je vous dis pas l'ambiance boy-scout.

Bye, bye loves

PS. Pour arroser ça, pas de rouge siouplait. No rosé non plus. Mais un immense chardonnay jurassien (ouillé) du Domaine Labet, breuvage dont l'équilibre, l'expressivité et la subtilité confinent au quadruple top slurp. La Bourgogne peut serrer les fesses.  

Commentaires

10 réponses à “Le p’tit poulet embroché à l’aigre douce”
mamina dit:
14 août 2006 à 8:36
En voyant ce que tu fais avec son poulet, il a pas rasé sa moustache, ton volailler?
Les Genevois sont bien exotiques en ce moment, je trouve, mais la gnôle de prune, ça ne fait pas très Japonais. Ca vous a un accent du terroir assez prononcé, il me semble.
Arvi.

olif dit:
14 août 2006 à 8:40
Des fleurs jurassiennes au mirifique bouquet, qu’on prend toujours un immense plaisir à cueillir et qui poussent sur les jolies marnes du Sud-Revermont. Quel millésime, la petite fleur?

Estèbe dit:
14 août 2006 à 8:44
Olif : 2002 pour les vendanges¨
Moins de 20 balles suisses pour les finances
Et 99 sur mon échelle parkerienne perso. Mazette, quelle claque!

Mamina, mais oui, les Japonais aiment la gnôle de prune. Eux se slurpent pluôt une espèce de liqueur exquise qui titre dans les 20°. C’est avec ça que je mitonne la maminade. Oups… la marinade..

Gracianne dit:
14 août 2006 à 11:21
Je crois que j’ai tout ce qu’il faut a la maison, a part le poivre nippon et la sauciere empire, je vais tenter.

Estèbe dit:
14 août 2006 à 11:24
Je crains, hélas, que la saucière Empire soit indispensable.
Au pire, on peut la remplacer par un sot de plage jaune en plastique. Au pire.

jupiter dit:
14 août 2006 à 16:31
Sauce en pire dans un seau de plage, facile à faire.
Par contre la couleur de claire chazal c’est où sur le nuancier de TF1
Faire rire avec des brochettes banderilles, bravo estèbe

Hélène dit:
14 août 2006 à 16:36
Oh, c’est trop bon. Il me manque certains ingrédients. Je me lèche les babines devant la photo.

eric dit:
14 août 2006 à 18:25
J’ai vu devendra banhard l’autre jour à Taratata, c’est quelque chose. Il avait fait une reprise de Summertime total psychédélique… Quant au reste, je ne sais pas si je préfère la recette ou ton style inénarrable ;o)

Patrick dit:
15 août 2006 à 0:25
Des sots de plage en Marcel et bob Super U (si, si, je l’ai vu), on en a quelques uns de Lacanau à Arcachon. J’envoie immédiatement une bétaillère à Mamina.

Je n’ai toujours pas fait le lapin au pamplemousse, mais j’ai craché bon hier. Je vous raconte bientôt.

Estèbe dit:
15 août 2006 à 7:21
On attend avec enthousiasme le récit des crachats de Patrick.

Écrit par : Divers | 25/06/2007

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