18/03/2007

Le petit cochon aux fruits de saison

Yep,

On vous causait l'autre jour d'un jarret aux agrumes. Ben, revoilà un plat avec de la chair carnée et des petits fruits dedans: la fricassée de porc aux figues et raisins. Archi simple. Archi sain. Archi tout. Par bouche à nourrir, comptez 167 grammes (en période faste) ou 163 grammes (en période de régime) de cou d'un bon porc fermier. Un cochon heureux, qui a pâturé joyeusement dans la gadoue avec ses potes. Le cou de porc, à part ça, c'est un morceau top slurp: entrelardé, goûtu, tendre et pas cher.

Bref, on détaille le cou en cubes. Qui sont citronnés mezzo, salés et bien poivrés. On pèle et hache trois figues et quelques grains de raisin. En gardant intactes quatre figues et un peu de rab' de raisin pour la garniture.
Au wok, on fait sauter à fond les biélons la bête de tous côtés, avant de baisser le feu et de rajouter les fruits hachés, qui vont se muer en une pâte dont on veillera à bien oindre la viande. Une fois les cubes de cochon cuits et caramélisés, réservons. On baisse encore pour faire dorer doucement les figues restantes, préalablement coupées en quatre, et quelques grains de raisins. Et on déglace avec un demi-déci d'eau un rien citronnée. Ou avec une larme de vin de figues. Voilà, voilà.
 La chose supporte un rouge corsé. Pourquoi pas un Catalan fier, mur et balèze, la Mémoire du Temps du biodynamique Domaine Ferrer Ribière (une quinzaine de francs chez Blavignac) par exemple. Un carignan solidement constitué, un brin austère mais irréprochable. Tout le contraire de mèzigue, quoi.

Byyyyye

Commentaires

15 réponses à “Le petit cochon aux fruits de saison”
alhya dit:
18 septembre 2006 à 7:42
Tu me ferais manger l’un des trois p’tits cochons et aimer ça? cruel, va!

mamina dit:
18 septembre 2006 à 8:25
Est-ce qu’il faut choisir Naf-Naf? Et, que restera-t-il au loup?
Bon d’autre part, en période de régime, 163 grammes me paraissent un peu exagérés, je pense que 160 devraient largement suffire sans avoir l’impression d’être en manque.
Ciao…
Ca, c’est parceque je pars bientôt en Italie… une semaine sans te lire, quel retard à mon retour!!!

jupiter dit:
18 septembre 2006 à 9:07
salut estèbe.

Petit cou de cochon et très vite ventre rond
c’est une partie délicieuse, mais caramélisé, cela devient une friandise à consommer sans modération, et pas dispendieuse du tout
tout cela sent l’automne

Papilles et Pupilles dit:
18 septembre 2006 à 9:21
Du cou de porc ?? jamais vu ça ! Je me demande si cela n’a pas une appellation locale. Je vais chercher !

Saveurs Sucrées Salées dit:
18 septembre 2006 à 9:58
Ici on appelle cette partie “la gorge” et c’est un vrai bonheur culinaire. Je l’utilise aussi pour faire les terrines et autres pâtés. Merci pour cette jolie recette…

Estèbe dit:
18 septembre 2006 à 9:58
Le cou de porc, c’est nickel. C’est tendre, c’est juteux, et ça sent pas le vieux cochon malpropre. Impec pour des cuissons courtes à feu furax: sur le grill, à la poêle, au wok.
Comment qu’on appelle ça en Gironde? Euh… le cou, la gorge. Ou le col roulé (l’hiver).

mercotte dit:
18 septembre 2006 à 10:58
Pour moi la gorge c’est hyper gras ! par contre j’ai lu “francs” puis je me suis rappelée que tu étais en Suisse…donc j’ai réajusté au goût du jour !

Estèbe dit:
18 septembre 2006 à 12:26
A la réflexion, la gorge (gélatineuse) et le cou (plutôt maigre) sont sans doute deux morceaux distincts.

raymonde dit:
18 septembre 2006 à 19:52
J’aime les figues. Pour le cochon : eum… on verra ! J’aime mieux les petits cochons bien proprets ! Petite question : c’est quoi la petite figurine blonde près de l’assiette ? Elle est toute mimi avec ses mains jointes!

Manouche dit:
18 septembre 2006 à 19:53
Diction vérifié : tout est bon dans le cochon ! Même son cou !

Patrick CdM dit:
18 septembre 2006 à 21:35
J’ai bien fait de venir, je ne connaissais ni la chair ni le flacon. Et pourtant j’utilise toujours du lard de gorge pour les terrines, va désormais falloir que je saute au cou de mon charcutier…

Estèbe dit:
19 septembre 2006 à 7:43
Patrick, votre vie sentimentale va s’en trouver transfigurée. Rien de mieux qu’une idylle charcutière.
Raymonde, la dame blonde, c’est la fiancée du cochon qui, toute émue de le retrouver caramélisée, remercie la Sainte Vierge.

Gracianne dit:
19 septembre 2006 à 11:18
A mon avis, sous France les charcutiers se le gardent pour eux le cou. Jamais entendu parler ici.

Patrick dit:
20 septembre 2006 à 10:43
Pour Papilles : ici à Bordeaux, le cou de porc est appelé cou de cochon. Ne me remercie pas.

fanfan dit:
31 octobre 2006 à 11:38
j’essaie aujourd’hui la gorge de porcelet fricassée si tu as d’autres recettes sur le cochonnet j’en ai encore 5 a tuer et j’ai pas trop de recette as tu celle en autre de la daube quel morceaux a plus j’suis pressée

Écrit par : Divers | 08/05/2007

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