18/03/2007

Le petit mollusque qui se donnait des grands airs

Mes hommages,

 

 

 

Le poissonnier du coin, qui est chauve et myope mais cool, propose sûrement à sa clientèle des calmars découpés en rondelles. Ben, smackez le brave homme et investissez un peu de mitraille pour nourrir la maisonnée de rondelles de calamars aux olives et basilic frit. Recette un peu bobo branchouille certes, imaginée par mézigue un soir où le temps manquait et où l'orage grondait sur le Jura voisin. Brrrrrrr.

Préalable. Rincer et essorez le mieux possible les bestioles. Sélectionner une dizaine de belles feuilles de basilic, ciselez-en menu le même nombre. Hachez une gousse d'ail. Et détaillez en lamelles une poignée d'olives vertes. Fin du préalable.

Action. Au fond d'un wok, faites chauffer à feu furieux deux cuillères à soupe d'huile d'olive. Jetez le basilic entier, attendez quelques secondes qu'il raidisse et essorez-le sur du papier absorbant. Dans la même huile, balancez l'ail, puis les calmars. Au bout d'une minute, si le calamar rend trop d'eau, punissez-le en l'essorant à la passoire, avant de le renvoyer à son wok deux minutes de plus. Salez, poivrez. Trente secondes avant la fin, ajoutez basilic haché et olives. Réservez le tout. Virez l'huile (s'il en reste), et déglacez d'un petit jus de citron. Coiffez le mollusque de basilic frit, humectez du jus de citron, et servez et récitant quelques vers de Mallarmé (Stéphane). Ou de Cordy (Annie).

Arrosoir, les amis

bruguière.jpgPS. Et on se glougloute quoi avec ça? Ben, un rosé du sud, corsé et vineux, qui nous chante l'air du Grand-Languedoc-Qui-Slurpe. Jolie chanson, va sans dire. 

Commentaires

13 réponses à “Le petit mollusque qui se donnait des grands airs”
Zorg dit:
21 août 2006 à 9:31
Voilà qui a l’air tout à fait délicieux.

Si l’envie - sacrilège, j’en conviens - d’accompagner ces aimables bestioles par un vin d’une couleur moins fourbe (en l’occurence, rouge) me titillait la boîte à idées, quel cru devrais-je choisir?

Par ailleurs, comment choisir un bon calmar? Peut-on faire confiance à un individu chauve et myope? Encore que mon poissonnier à moi soit une poissonnière, duement chevelue et pourvue d’une acuité visuelle tout à fait respectable pour une vendeuse de morue.

Estèbe dit:
21 août 2006 à 9:36
Cher Zorg,
Voui, du rouge, fruité et modérement tannique. Du grenache par exemple. Dans ce cas-là, on évitera quand même le déglaçage au citron. Lequel n’aime guère le vino tinto. Une tomate en dés, ajoutée au dernier moment, aménerait la petite acidité nécessaire tout en autorisant le breuvage rouge. Euh… c’est clair?

alhya dit:
21 août 2006 à 10:02
voici une recette du sud qui trouvera pourtant grâce à mes yeux, car si je pêche à la crevette en bretagne, je suis aussi catalane par l’autre côté et les calamars à la plancha, j’adore, tes calamars wokiens devraient aussi me satisfaire!

salwa dit:
21 août 2006 à 10:04
rakaka tes ptis calamars , bon calamar, bon bon bon calamar ) (à la annie Cordy)
bref juste pour dire que j’adore les calamars )

Zorg dit:
21 août 2006 à 10:29
Très clair, merci, grand slurpien.

Quant à la bestiole concernée, on écrit aussi bien calmar que calamar. C’est dire à quel point elle est capricieuse.

Adèle dit:
21 août 2006 à 10:57
Délicieux ces petits calamars!

Manouche dit:
21 août 2006 à 11:27
Jamais marre du calamar !

Elvira dit:
21 août 2006 à 18:36
Petit, mais costaud, le mollusque! La portugaise que je suis craque toujours devant un bon plat de “lulas” (calamars).

jupiter dit:
22 août 2006 à 9:25
les calamars, n’importe quand, n’importe comment, merci les céphalopodes de service d’avoir une chair si délicieuse.

bonne journée calamardeuse
jupiter

Gracianne dit:
22 août 2006 à 12:45
Pourquoi bobo branchouille? Tant que le plaisir est la!

Estèbe dit:
22 août 2006 à 12:47
Bobo branchouille, because c’est un peu le genre de plat méditerranéen et express que l’on voit fleurir dans les magazines in et les menus des restos dans le vent. Ce qui n’enlève rien à son slurpisme, certes.

guyk dit:
23 août 2006 à 11:01
Inspiration reprise à la volée et bien entendue tranfigurée:
gingembre frais, ail et échalottes en mini-morceaux type brugreoise
jetés habilement dans une mini quantitée d’huile brûlante au fond du wok, le tout rapidement suivi par les rondelles (celles du calamar), rapides et multiples retournements. Si cela sue par trop à la pasoire. Généreuse distribution d’herbettes fraîches (en l’occurence menthe et plat persil qui fut le mien). Copieux jus de citron, tombée de soya et sympathique soupoudrage de poivre japonais, sans oublier la cuillière à soupe de vin de riz.
Un rond Meursault a été à la hauteur et au désespour du porte-monnaie
Merci des incitations

Estèbe dit:
23 août 2006 à 12:50
Guyk, transfiguration magnifique, d’humeur asiate. Chapeau bas.

Écrit par : Divers | 16/05/2007

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