18/03/2007

Le quasi de veau aux trois poivres et deux citrons

Bonjour,

 

 

Désolé. Le titre de cette recette fait terriblement pompeux. On se croirait sur la carte d'une table parigote gonflée au vent de la branchitude. Ben, pas du tout. Comme ce morceau de veau se vêt de trois poivres distincts autant que pilés, et se parfume à la fois de citron vert et de citron confit; on a phosphoré dedans notre boîte crânienne pour trouver un intitulé gai et modeste. Mais rien à faire. Voilà donc le quasi de veau aux trois poivres et deux citrons. Assez bavasser, un peu d'action

 

Chez le moustachu (le boucher, donc), exigez un morceau de quasi de veau fermier un peu épais. Compter 152 grammes par personne. Puis rentrez chez vous.

Au fond du placard, récupérez trois poivres en grains. Des poivres aromatiques et pas trop chauds. Par exemple du Séchuan, des baies roses et du Jamaïcain. Pilez-les. Massez le quasi à l'huile d'olive, puis couvrez-le du mélange.

Sur le fourneau, colorez le veau, à feu furieux, une minute de chaque côté. Salez. Et enfournez une heure à 75°, bien emmitouflé dans du papier-alu.

Sur la table de la cuisine, préparez une vinaigrette au citron vert et à l'huile d'olive, point trop relevée. Emincez deux citrons confits (en bocal ou homemade, façon Gracianne), mélangez à la vinaigrette. Et tranchez-en un troisième en fines lamelles. Zuste pour faire zoli.

Sur la planche à découper, tranchez le quasi en tranches sveltes. Il doit être rose vif à coeur (dans le cas contraire, recommencez tout). Arrosez de vinaigrette et de fleur de sel. Puis engloutissez en compagnie d'êtres chers et propres.

Bâille

Commentaires

10 réponses à “Le quasi de veau aux trois poivres et deux citrons”
Adèle dit:
22 novembre 2006 à 9:47
Ah j’ai cru que tu avais mis trois grains de poivre ! lol !

Gracianne dit:
22 novembre 2006 à 10:18
Qu’est-ce qu’il doit etre tendre cuit doucement comme ca, j’en ai l’estomac qui gargouille furieusement.

Ronchon dit:
22 novembre 2006 à 10:30
Ah, je vois qu’on veut illico amortir ses achats (il faudra quand même investir dans deux autres moulins verdâtres).
Peut être qu’on peut servir ce plat avec des tomates ou des poivrons..

Bonne continuation

jean-Jacques dit:
22 novembre 2006 à 11:13
Ce qui suppose l’achat d’au moins trois poivrières nucléaires…
Ça me semble, en effet, assez “slurp” comme disent certains. Mais qu’est-ce qu’on boit avec ça ?

Estèbe dit:
22 novembre 2006 à 11:20
J-J et Ronchon, on s’est fait le mix poivré à la dure: au mortier!
Boire, bien sûr! Il faut boire un beau blanc racé et tendu, un Pouilly Fuissé du pétulent Olivier Martin, par exemple.

Elvira dit:
22 novembre 2006 à 22:33
Décidément, le veau inspire, aujourd’hui! Comme toujours, top slurp, chez toi.

Merci beaucoup pour tes gentils voeux d’anniversaire, Estèbe.

jupiter dit:
23 novembre 2006 à 0:18
il faut un bon mortier en marbre veiné de bleu comme un vieillard constipé
J’aimerai bien y goûtter à ce veau bien rosé, et merci pour la recette des citrons de Gracianne, je vais de ce pas en préparer.

Estèbe dit:
23 novembre 2006 à 8:44
Ah Jupiter, vous avez ce sens des métaphores poétiques que toute blogomiam vous envie.

Gudule dit:
23 novembre 2006 à 9:42
Oh Bravo le veau (slogan entonné à tue tête chez les moustachus parisiens) !
J’aime bien cette tégueunique de cuisson basse température, je le note et je m’en félicite,
bisou.

Patrick CdM dit:
24 novembre 2006 à 21:11
Cà fait longtemps que tu n’as pas fréquenté les restau branchouilles de la capitale. Maintenant, tu as un chapitre complet sous chaque recette, plus un mec qui vient t’expliquer, dressé pour ne jamais sourire, c’est peuple…

Écrit par : Divers | 25/04/2007

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