18/03/2007

Le râble de lièvre parfumé au genièvre

Tchou,

On râlait gentiment l'autre jour contre l'immense Nicolas Le Bec. On est pourtant retourné truffe à terre dans son bouquin, exaltant s'il en est. Après les tournedos de cerf et le civet de sanglier, clôturons donc joliment la saison de la chasse avec un râble de lièvre mariné au genièvre et cognac, inspiré par une recette de lapin du chef lyonnais. Gare aux papilles douillettes, le lièvre renarde. Voilà du vrai gibier, qui sent le fauve. On évitera donc d'en préparer des surdoses. Un râble pour trois, flanqué d'un cortège de marrons caramélisés, compotée aigre douce de fruits (coings-figues, pourquoi pas), spätzlis et autre gratin de courge devrait faire chavirer la tablée.

La veille. Poser les râbles entiers (avec l'os au milieu) sur une feuille de film plastique. Arroser d'un filet d'huile d'olive et de cognac. Les coiffer d'une dizaine de baies de genièvre concassées, d'un brin de thym et de romarin, d'une gousse d'ail coupée en quatre et de trois feuilles de laurier. Fermer hermétiquement. Au frigo.

20 minutes avant le miam. Préchauffer le four à 200°. Virer les aromates. Saler, poivrer. Puis colorer les râbles à feu d'enfer, deux trois minutes en tout. Avant d'enfourner dans un plat couvert pour 10 minutes. Laisser reposer autant de temps, toujours à couvert. Lever les filets avec un couteau pointu, c'est fastoche. Et engloutir en écoutant un vieux disque des Little Rabbits.  
Rangez vos fusils, la chasse est finie.

Tchou, mes lapins

Commentaires

15 réponses à “Le râble de lièvre parfumé au genièvre”
Gudule dit:
16 novembre 2006 à 9:40
L’Estèbe aime le gibier donc !
Pardonne moi pour mes mechancetés blogguesques, qui aime bien cyber-chatie bien comme on dit
Allez bisou !

alhya dit:
16 novembre 2006 à 9:41
genièvre et cognac, n’en dit pas plus où j’acours (une turtle qui débarque pour bécqueter un lapin, ça le fait!

mamina dit:
16 novembre 2006 à 10:18
Rosé, qu’il est ton lièvre au genièvre… ça devarit le faire. Il faut que j’aille voir ma volaillère moustachue.

mercotte dit:
16 novembre 2006 à 10:41
et mais dis donc tu me grilles au poteau, j’ai fait cette recette à paraître dans quelques jours après une soupe, bon à la Le Bec, donc sucrée salée, super bon, genièvre et laurier aussi avec des petits plus -kumkats et betterave -et un jus à tomber, et seulement 7mn au four pour une cuisson rosée et fondante à souhait !! on se régale n’est-il point ?

Gracianne dit:
16 novembre 2006 à 11:21
Le lievre renarde
Top bon. La chasse est terminee tu dis?

Estèbe dit:
16 novembre 2006 à 11:24
Par pour les chasseurs. Pour moi, oui.
Maintenant, on va songer à cuisiner du cuissot de Père-Noël.

Estèbe dit:
16 novembre 2006 à 11:28
Mercotte, le fan-club de Le Bec est décidemment actif.
Sept minutes, c’est bien pour le lapin. Le lièvre exige probablement ces trois minutaes de rab’ (de râble?).

LOULOU dit:
16 novembre 2006 à 12:10
Si le lièvre renarde le renard lui….y lapine…..ok ya plus de finesse,
j’avoue donc ma totale aversion pour le gibier en général…qoique un p’tit filet de bambi, mais estce bien encore du gibier !

olif dit:
16 novembre 2006 à 13:05
Yeah! Je veux bien du rab’ de Little Rabbits aussi! Et quand on a le gosier sec après avoir trop chanté dans “La Piscine”, on glougloute quoi? Du Poil de Lièvre de Foulaquier?

Estèbe dit:
16 novembre 2006 à 13:10
Le noir liquoreux de Pierre Jéquier: excellente idée. Comment n’y avais-je songé plutôt? Olif, votre esprit fécond va plus vite que la hase en goguette.

Elvira dit:
16 novembre 2006 à 14:59
Maintenant que je me suis remise au lapin, cette recette me met diablement en appétit!

Papilles et Pupilles dit:
16 novembre 2006 à 15:40
Mercotte m’avait dit que c’était une merveille. Chez toi c’est également archi slurpique.

jupiter dit:
16 novembre 2006 à 16:25
coment le lièvre renarde, le notre est déjà parfumé aux herbes vu qu’il couche au milieu et toute l’année
Pas question de ranger mon fusil de cuisine.
Et l’autre je le garde , si tu veux une cuisse de père Noêl il faudra bien que je flingue les rennes du traineau.
pépare la recette pour rennes aussi

Estèbe dit:
16 novembre 2006 à 17:05
Oui, Jupiter vit dans un paradis, où les truffes pleuvent en automne et où les lièvres se parfument au n°5 de Channel.

lilizen dit:
17 novembre 2006 à 0:30
De la balle ! (et non : zéro jeu de mot)

Écrit par : Divers | 23/04/2007

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