18/03/2007

Le rôti de lotte à la tapenade slurp

Salud!

C'est l'exquise Anaïk qui nous a titillé avec ses histoires de tapenades en cascade. Et comme vendredi c'est poisson (ou bison), on a imaginé - dedans notre tête - une queue de lotte rôtie et farcie à la tapenade d'olives vertes, cognac et gingembre. On a de ces idées, des fois...

1- Chez le marchand. Equipez-vous d'une chouette queue de lotte, qui offre à l'oeil un spectacle à la fois naturel et exaltant. Prévoyez 200 grammes par bouche à nourrir. Et demandez donc au poissonnier (qui est glabre mais bigleux) d'inciser le poisson de chaque côté le long de l'os, mais jusqu'à la moitié, manière de garder la pièce entière. Vous suivez?

2- Opération tapenade. Dans le bol du mixeur, mariez une quinzaine d'olives vertes dénoyautées, une petite cuillère de câpres, une demi-cuillère à soupe de cognac et une autre d'huile d'olive, une petite gousse d'ail, sept feuilles de coriandre, un filet de citron et l'équivalent d'une phalange de gingembre frais haché. Mixez grossièrement. Soit en disant plein de gros mots.

3- Farcir, rôtir et rire. Farcissez la lotte de tapenade le long de l'os. Ficelez-la comme un rôti bondage. Sel, poivre. Puis balancez l'animal dans un plat à gratin. Un plat avec un couvercle et, au fond, un verre de vin blanc sec (ouiiii, du Chabliiiiis), trois gousses d'ail, quelques feuilles de coriandre et un citron coupé en six morceaux. Hop, au four, préchauffé à 210 degrés, à couvert, entre 18 et 23 minutes selon la grosseur de la bête. 18, c'est peu; 23, c'est beaucoup.

4- Service à la ouf. Après ça, il s'agit de gicler les ficelles, de poser délicatement la lotte dans un plat en terre cuite d'origine étrusque, d'arroser l'animal du jus filtré et de décorer avec les citrons rôtis et quelques olives vertes. Top chic. Puis de découper à table, en faisant un carnage abominable, sous les yeux horrifiés des convives stupides déjà à moitié éméchés.

A plous

PS: Rien à voir. Mais Le Colibri, qui participait au Concours des ambassadeurs européens du Champagne, a rafflé le Prix spécial du jury. Et comme l'oiseau est top modeste, il n'en dira rien sur son blog. Alors bravo Mr Colibri.

Commentaires

17 réponses à “Le rôti de lotte à la tapenade slurp”
Le confit c'est pas gras dit:
17 novembre 2006 à 9:22
Dis donc, j’en rougis. Je note LE truc pour une excellente tapenade : dire des gros mots en la mixant. Ainsi que LE truc pour un service impeccable : le plat étrusque. Merci pour ces précieux conseils et pour cette recette qui a l’air à tomber

Miss Tiny dit:
17 novembre 2006 à 9:22
Je te rassure, la queue de lotte de ta photo tape à l’oeil. C’est tout bonnement superbe. La lotte est mon poisson préféré. Allez, ça mérite un 20/20!!!
Bizzzz,
Alexandra

Estèbe dit:
17 novembre 2006 à 9:24
Trop aimable, mesdames.
Miss Confit, vous fûtes l’inspiratrice de ce rôti-là. Mille mercis tapenadés.

alhya dit:
17 novembre 2006 à 9:25
et dis, on a le droit de faire gicler du jus et de la tapenade sur les convives, tant qu’on y est (j(sais pas j’ai imaginé ça en te lisant, j’ai vu la scène quoi!) parce que si oui, je prends!

jupiter dit:
17 novembre 2006 à 11:02
La phalange comme unité de mesure c’est pas mal, mais garre au couteau qui lorgne dessus depuis des années;
Attention la phalange mal utilisée peut donner un régime , genre Franco

jean-Jacques dit:
17 novembre 2006 à 11:39
En attendant le coup de fourchette, coup de chapeau surplissimement admiratif !

chantal33 dit:
17 novembre 2006 à 11:48
ta recette marche aussi si le poissonnier n’est pas glabre?

Estèbe dit:
17 novembre 2006 à 11:52
Des poils noir sur la lotte blanche? Oui, c’est chromatiquement intéressant.

mamina dit:
17 novembre 2006 à 12:02
Ma poissonière n’est pas glabre… c’est comme ma volaillère d’ailleurs. mais elle doit pouvoir m’arranger la lotte comme tu dis.
Pour la tapenade, je la ferai grossièrement à l’avenir, l’idée est excellente.

LOULOU dit:
17 novembre 2006 à 12:34
bravo, bravo! je remarque que vous faite de très gros progrès dans l’art du ficellage et du bondage, cela mérite des encouragements
Est-ce comme pour la côte de boeuf y en à toujours un qui réclame l’os (l’arrete) à la fin ?????

Gudule dit:
18 novembre 2006 à 9:18
wow superbe, je connaissais à moitié j’ai la version estivale de la lotte tartinée au caca d’olives.
Et pareil que toi j’utilise le pouce de gingembre (j’aime quand ça chauffe , et le pouce est plus dodu qu’une phalange).
quant au bondage, tu as vu que je m’y suis mise récemment mais je n’ai pas ta maestria..

salwa dit:
19 novembre 2006 à 7:38
la lotte est mon poisson préféré en brochette et heu la queue, jamais essayé )))) enfin bref ….j’aime la lotte et ta recette est exquise

ok je crois que je vais aller me recoucher moi

Patrick CdM dit:
19 novembre 2006 à 23:25
Pas bête du tout cette recette… Mais il manque les photos de l’assiette-carnage. Pour couper proprement l’os de la lotte (je ne peux mêm pas parler d’arête pour cet animal difforme), il vaut mieux un couteau à scie!

jupiter dit:
20 novembre 2006 à 7:05
C’est bizarre, je viens de voir que nous avons les renardes qui sente le “félun” le fauve, mais alors que sentent les fauves, la bouche de crocodile mal lavée ?
bon j’arrête là

Gracianne dit:
20 novembre 2006 à 14:12
Bondage sur plat etrusque, tout un programme, au demeurant fort allechant.

olaf dit:
21 novembre 2006 à 3:52
Bonjour. Je passe et repasse de temps en temps me donner des envies sur ce blog… Cette fois, avec cette recette, je vais passer à l’acte !

sooishi dit:
21 novembre 2006 à 16:59
bondage et lotte font bon ménage
J’aime!

Écrit par : Divers | 23/04/2007

waaahh lotte'

mon dealer vient de me procurer une belle queue de 2Kg, c'est partiii

Écrit par : syl20 | 01/03/2009

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