18/03/2007

Les courgettes grillées au diable pourpre

Yaou,

 

 

 

 

En preux chevalier de la blogosphère miam qu'on est, on s'est hâté de trouver un premier rôle au poivre de Tasmanie. Ben, voilà une chouette petite entrée, fraîche et tonique comme une gymnaste roumaine.
Dans le frigo deux courgettes nous faisaient de l'oeil. Pauvrettes, elles se sont retrouvées tranchées en lanières à coup de mandoline. Puis dans une poële antiadhésive, sans matière grasse et à feu vif. Il ne faut pas empiler et donc griller les courgettes par fournées successives, entre six et huit pour deux pièces. Une fois les lanières ratatinées et bien colorées, on les a disposées côte à côte dans un grand plat, arrosées d'une larme d'huile d'olive et du jus d'un demi-citron vert. Puis assaisonnées d'un peu de gros sel, de sel fin, de poivre... et de dix grains du fameux et diabolique poivre tasmanien, préalablement éclatés au couteau. Ledit Tasmanien, créant une élégante petite tâche pourpre autour de lui, flatte aussi bien le gosier que la rétine. Sacré Tasmanien.

Bye

PS. Comme il ne faut jamais manger à sec - c'est mal -, on a humecté nos courgettes d'un aligoté de Jean-Hugues Goisot 2004, récemment acquis à vil prix. Un beau blanc de terroir ciselé et sans orgueil, printanier et gracieux, d'une minéralité et d'une élégance aromatique confinant au slurpissime. Alors, on s'est mis à fredonner: "Fais comme Goisot, un peu d'air pur et d'eau fraîche, Goisot, mais jamais rien ne l'empêche, Goisot, d'aller plus haut."


PS2. Au lieu de concasser le poivre, on aurait pu tout aussi bien le laisser infuser gentiment dans le jus de citron vert. Crétin qu'on est, l'idée n'a débarqué qu'une fois le repas avalé.

PS3. Au fait, vous n'avez nullement besoin de ce maudit poivre des antipodes pour cuisiner les dites courgettes. Une tombée de piment d'Espelette va très bien itou.

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