18/03/2007

Sus aux vins des people (sauf celui de Jean-Louis)

 

Coucou, mes choux

Les vins des stars nous les brisent menu menu. Non que les Madonna, Cabrel, Charlotte de Turckheim, Jalabert, Tigana, Alesi, Christophe Lambert et autres célébritoches n'aient pas le droit de réinvestir leurs gros cachets dans les vignes. Voire d'arrondir leur fin de mois en jouant les hommes-sandwichs pour des domaines nantis. Ou encore de s'assurer du pinard gratos à tous les repas en négociant leurs noms. Après tout, de pipole à picole, il n'y a jamais qu'un petit C. C comme commerce. C comme Chow-biz.  
En fait, là où ça coince, c'est que nos vignobles regorgent de gens méritants et consciencieux, qui se cassent le râble à longueur d'année entre les ceps pour produire des breuvages dignes. Eux ne font pas ça comme hobby. Eux n'ont pas joué dans le dernier Zidi. Eux doivent vendre leur vin pour ce qu'il est, et non grâce à leur blaze. Il y a des voisins siciliens de la Carole Bouquet qui ont les ongles noirs et font probablement d'aussi bons vins qu'elle. Mais qui, n'ayant jamais été James Bond Gril, galèrent dru. Et que dire de Gégé, habitué aux tournées promo, qui parcourt l'Europe pour vendre ses jajas, toujours plus nombreuses, toujours plus nazes.
Les vins de star nous les brisent, qu'on vous disait.
Sauf celui de Trintignant, Jean-Louis. Because le Rouge Garance, Côtes-du-Rhône du sud, ne mise en rien sur la notoriété de son co-propriétaire comme argument de vente (le nom de l'acteur figure en pitchoune au dos de la bouteille). Parce que les gens qui font ce vin  - les époux Cortellini - mènent leur affaire avec modestie et amour. Parce que le Garance est bon marché autant que délicieux. Voilà un rouge à dégainer lors d'une visite de copains impromptue. Un rouge de fruit qui sent bon la myrtille et la garrigue. Un vin frais et vrai, fin et digeste, franc et croquant.
Bref, rien à voir avec les jus plombés d'Obélix..

A bientôt. Et vivement bientôt.

PS1: A lire: la dégustation de vins people par Poussier et Faure-Bac dans l'avant-dernier Régal. Morne plaine, apparemment.

PS2. On se souvient d'une dégustation des vins de Depardieu il y a quelques années, qui nous a laissé le souvenir d'un immense déficit d'âme et de charme. Et d'une interview de Pierre Richard, en promo pour son Château Bel Evêque, qui n'avait pas été fichu de se souvenir des cépages composant son vin. Mdr.

PS2: Désolé pour cet agacement un brin caricatural: Les méchaaaaantes stars versus les pôôôôvres travailleurs de la terre, ça fait un peu calviniste de gauche rigide, non?

Commentaires

Ps2/2 : je confirme...

Écrit par : Colibri | 01/05/2007

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