19/03/2007

Légumes à la toucon (3): l'épi à grignoter sans façon

Youk,

 

 

On trouve dans les grandes et petites surfaces suisses, comme partout ailleurs on imagine, des épis de maïs à la fois bio, pasteurisés et autochtones. Lesquels filent obligeamment s'alanguir dans une poêle, à feu pépère, dans une noisette de beurre. Lorsqu'ils offrent à l'oeil un bronzage satisfaisant, au bout d'une dizaine de minutes environ, ils se font assaisonnés de sel, poivre et origan. Puis plantés un cure-dent de chaque côté. Ouille! C'est pas facile de planter les cure-dents. Faut des biscoteaux, de la précision et un mental en béton. La lecture assidue de Saint-Augustin en V.O. peut vous aider dans cette entreprise. 
Au final, l'épi se grignote à la bonne franquette, en accompagnement d'un castor bouilli par exemple.

Bye  bye

 

Commentaires

14 réponses à “Légumes à la toucon (3): l’épi à grignoter sans façon”
mamina dit:
8 décembre 2006 à 9:23
C’est pas les cochons qui mangent le maïs comme ça d’habitude?

alhya dit:
8 décembre 2006 à 9:25
tu vas rire (ou pas d’ailleurs ) j’ai jamais mangé d’épis de maïs ! pour moi, c’est la petite maison dans la praire ce plat, c’est Tom Sayer, c’est l’Amérique en somme!! ça me plaît!

Estèbe dit:
8 décembre 2006 à 9:25
Mais non, madame M., les cochons ne se curent jamais les dents. Sont cochons, les cochons.

Zorg dit:
8 décembre 2006 à 11:30
Nous, le maïs, on allait le piquer dans les silos. Ensuite, on le croquait comme ça, bien frais et bien juteux, et le lait onctueux nous coulait à la commissure des lèvres.
Parfois, on le faisait cuire sur un feu de fortune, et alors ça pétait de partout, il fallait courir aux abris, les parents gueulaient, le paysan aussi, et Topaloff chantait “La semaine des quatre jeudis”. Nos jeudis, à cette époque, nous les avions encore tous, c’est pas comme maintenant. Aujourd’hui, le maïs, c’est juste un truc qui pue dans les multiplex quand les mômes hilares se le fourrent dans le clapet, convaincus que le pop-corn pousse directement sur les arbres. Et tout ça parce que le jour de congé est passé au mercredi…

Estèbe dit:
8 décembre 2006 à 11:33
Merci de cette brève et belle chronique nostalgico-sociétale Dr Zorg.

sylvie dit:
8 décembre 2006 à 11:43
J’adore le mais, pour info tu peux trouver des pics spéciaux chez bodum

LOULOU dit:
8 décembre 2006 à 11:49
Le mais moyen,moyen…..mais le castor bouilli on adore !!!

Jupiter dit:
8 décembre 2006 à 12:06
Monsanto se penche sur ce problème de piques aux extrèmités, bientôt des OGM de maïs pré-piqués?
Mais bien sûr je préfère le castor, plongé vivant dans l’eau bouillante avec sa queue, comme les langoustes

olif dit:
8 décembre 2006 à 12:18
Castor bouilli, castor fouti!
Si je pense avoir bien compris l’usage du petit bout de bois pointu, à quoi sert donc cette chose oblongue et jaune à son extrémité? Serait-ce un boulier?

Gudule dit:
8 décembre 2006 à 14:07
ah ça oui alors du bon maïs péteur qui reste logé dans les dents ! j’adore ! mémé elle faisait pareil que toua. Juste en plus on faisait fondre une noix de beurre salé dessus.

Calamity dit:
8 décembre 2006 à 14:58
Je suis très surprise du coup du maïs juste passé à la poêle durant 10 minutes ! J’ai toujours vu ma maman le faire bouillir (pendant beaucoup plus longtemps…) et nous le servir avec du beurre salé (miam !).
Je vais donc tester tout ça ce week-end (et je viendrai me plaindre si c’est pas bon !).

Estèbe dit:
8 décembre 2006 à 15:02
You’re right, Calamity. Nomalement, ça se fait cuire trois plombes. Mais les épis dont on cause ici ont été pasteurisés par nos potes de la grande distribution. Sont donc prêts à la niake. Voilà le pourquoi.

Patrick CdM dit:
9 décembre 2006 à 6:38
Le feu de bois, et le beurre dégoulinant, y’à que çà de vrai, faut le piquer sur une frochette métallique avant de griller, le bois est trop combustible. Dès que çà refroidit, çà durci, on le rement alors sur le feu; de toutes façons, faut se niquer une dent à un moment ou à un autre, sinon çà vaut pas.

Calamity dit:
11 décembre 2006 à 8:25
Ce qui m’apprendra à lire attentivement tes posts… “épis de maïs à la fois bio, pasteurisés et autochtones”…
Hum, hum !
Merci Estèbe !

Écrit par : Divers | 29/03/2007

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