19/03/2007

L'épaule d'agneau mijotée au thé à la menthe

 

Chers coquelets,

 

 

 

 

Il faudra un jour sérieusement réévaluer les apports de la Perfide Albion à la gastronomie planétaire. Euh... le pluriel étant plutôt audacieux, on parlera plutôt de THE  (prononcez zi) apport. Soit le mariage exquis de la menthe et de l'agneau. Après avoir expérimenté , on a imaginé avec malice et iconoclasme (adjectifs trahissant la plus infecte vanité) une nouvelle rencontre entre l'herbette et l'animal, avec cette épaule mijotée au thé à la menthe, qui offre, au final, une chair quasi confite et délicatement ourlée du parfum mentholé et de la riante amertume du thé (bâillonnez-le, il délire).

 

1/ Les courses.
Le boucher moustachu vous ayant cédé à prix robuste mais honnête une épaule parée et raccourcie mais non desossée d'un kilo (pour quatre personnes aux appétits standards), il s'agit d'acquérir d'un bon thé vert à la menthe et une botte de la même herbe fraîche. Voilà pour les courses.
2/ Le bouillon
Dans un litre d'un bouillon de légumes assez corsé (nous, on l'a réalisé ce bouillon-là, de nos petites pattes blanches; si vous voulez la recette, on vous la communiquera gentiment; mais il ne faut pas non plus allonger plus que de raison ces billets, d'où l'ellipse). Dans un litre de bouillon de légumes donc, chaud le bouillon, faites infuser cinq minutes trois cuillères à café de thé à la menthe. Filtrez. Et réservez.
3/ La cuisson
Faites bien dorer l'épaule dans une cocotte, salez, poivrez et virez-la pour griller six gousses d'ail entières. Nettoyez ensuite grosso modo le fond du récipient. Avant d'y replonger l'ail et l'agneau coiffé de trois brins de menthe, puis de mouiller le tout avec le bouillon au thé.
Couvrez et laissez mijoter pépère trois heures. A mi-cuisson, retournez l'animal.
4 / Le jus
Une demi-heure avant le miam, prélevez et filtrez cinq décis du jus. Faites réduire de moitié à feu fou, puis attendez que la sauce refroidisse un tantinet pour virer le gras qui barbotte en surface. Rectifiez l'assaisonnement. Gardez au chaud.
5/ Le service
Poubéllisez le jus restant dans la marmite. Présentez aux convives ébahis et salivants la bête entière (elle se découpe fastochly), coiffée de menthe fraîche ciselée et cernée des six gousses. Servez la sauce à côté.
6/ Le pinard
Le thé n'est pas pote avec le vin. Dans le cas présent, il s'avère heureusement bien tamisé par la cuisson, les sucs et les légumes du bouillon. On a opté pour le très naturel Macon rouge 2005 de l'Ancestra (maison louée ça et , distribuée de-ci, de-là), resplendissant de gourmandise, de punch et de densité, qui mérite sa place sur le podium des grands gamays du cosmos. A condition de le carafer sept ans avant le repas, bien sûr.

Papouilles lémaniques

Commentaires

11 réponses à “L’épaule d’agneau mijotée au thé à la menthe”
Claude-Olivier dit:
24 janvier 2007 à 10:51
Cher coquelets ??? Bien jolie recette cher Estebe !!! Avec un joli petit coup de rouge à te lire. bien vu

Amitiés
Claude

mamina dit:
24 janvier 2007 à 12:11
Toujours un peu gênée par le côté british de la recette (trop de mauvais souvenirs culinaires s’y rattachent) je ne passe pas mon assiette, mais, je tends mon verre.

loulou dit:
24 janvier 2007 à 18:55
c’est à partir d’une connection piratisé que je me permet de venir vous lire mais alors le zagneau bouilli ji passe aussi mon tour……

Estèbe dit:
25 janvier 2007 à 8:21
Pas bouiili! Mais mijoté dans un jus délicieusement parfumé. Nuance de taille.

blogapart dit:
25 janvier 2007 à 10:42
agneau + menthe = trop trop bon…
agneau + menthe + thé = certainement sublime !!

Et pourtant je suis nulle en math

1890 dit:
25 janvier 2007 à 13:23
A part dans Asterix et Obelix, personne ne mange de l’agneau bouilli en Angleterre…

Estèbe dit:
25 janvier 2007 à 13:25
Hum… Surtout que, au risque de me répéter, cet agneau n’est pas bouilli, mais mijoté dans un jus délicieusement parfumé.

Gracianne dit:
25 janvier 2007 à 16:56
Moi j’aime la bidoche chez Estebe.
Fastochly, fallait le trouver celui-la!

Estèbe dit:
25 janvier 2007 à 16:57
Merci Gracianne, vous nous remontez dru un moral endeuillé.

croubalian dit:
26 janvier 2007 à 18:03
Effectivement, je confirme, la bête n’avait rien d’une Anglaise. Délicieuse et surtout tendre. une Anglaise qui fond en bouchen c’est rare.
alain c

Estèbe dit:
26 janvier 2007 à 21:01
Témoignage live d’un des dégustateurs de l’animal. Pas de doute, la défense prend l’avantage.

Écrit par : Divers | 29/03/2007


La poule au pot…

Une poule sur un mur…
Qui picorait du pain dur..
Qui tenait une belle biture,
S’encoubla dans une fissure.

Elle dérapa, pas d’bol,…
Tout au fond de ma cass’role!
J’y vis là tout un symbole:
C’est pas bon l’abus d’alcool!

A l’aide d’un beau poireau,
Je l’assommais aussitôt.
La pluma avec brio,
En fit une poule au pot.

Le malheureux volatile,
Désormais immobile,
A tout jamais docile,
Fut farci d’ail, de persil.

Dix fines carottes, du céleri,
Deux oignons, des lardons frits,
Un petit verre de malvoisie,
Un chou frisé et des orties.

Du sel, du poivre et du laurier,
De la girofle: une pincée,
De l’huile de truffe, une cuillérée…
…Mettez le tout à mijoter…

L’opportun gallinacé,
Amoureusement apprêté,
Dans son bouillon immergé,
Se sentait bien esseulé…

« Je suis belle, je suis bonne…
Pas du tout maigrichonne…
On m’occis, m’assaisonne,
Rien que pour deux personnes?

Conviez-donc vos voisins
A prendre part au festin!
Ne soyez pas mesquins!
Ouvrez-leur donc un bon vin!

Faites un bon feu,
Et puis l’ Monde, en mieux…
Entre nous, entre gueux,
Entre nous, on est heureux.

Xavier

Écrit par : Xavier Penon | 16/04/2007

pu...n ce bon vieux doc avait raison t un psychopate mec calme toi un peu sinon tu vas finir par ouvrir tes veines.

bonne soirée

Écrit par : peace | 02/05/2007

Peace, mis à part que poules et agneaux ne se ressemblent guère, je ne vois rien de psychopate dans les propos de Xavier, ne confond pas avec d'autres histoires (avec le doc Lonfat)... ne crois-tu pas ?

Écrit par : Dany | 06/10/2007

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