19/03/2007

L'onglet à l'échalote: le slurpisme de la tradition

Coucou

boeuf1.jpg

Impossible de l'ignorer, le beaujolais nouveau est arrivé la semaine passée. Souvent décrié, ce vin-là a pourtant un vrai rôle à jouer lors d'un repas. Oui. Il est parfait pour la sauce de l'onglet aux échalotes.  Un plat du répertoire classique, qui n'en finit pas de nous épater par son éblouissante évidence. On notera au passage que l'onglet, comme l'araignée ou la bavette, appartient à ces pièces de boeufs à poêler - et à croquer saignantes - injustement sous-estimées. Car voilà un morceau top savoureux. Et bon marché avec ça. L'onglet coûte environ 97 153 fois moins que le filet. C'est bien simple, en plus du morceau, le boucher moustachu nous a fait un chèque et un bisou.

onglet.jpgLa technique? Super hard. On émince quatre échalotes, on poêle l'onglet deux minutes de chaque côté à feu assez furibond. Puis on réserve au chaud (sous la couette, par exemple). Dans la poêle attiédie, on fait fondre et dorer l'échalote. Quand elle est bien tendre, on ajoute un verre de beaujolpif, qui va gentiment réduire de moitié. Sel et poivre. On nappe. Et niak niak.

C'est évidemment l'occasion d'aller voler un très grand bourgogne dans la cave du voisin, qui est plein aux as. Ou d'extraire un Givry du Clos Salomon 2003 de son propre stock. Un beau pinot charmeur et croquant, aux notes de baies rouges proprement exaltantes et à la bouche tendue autant que gourmande.¨
Voyez le tableau.
Aller, à bientôt.
Et vivement bientôt.

Commentaires

Suis végétarien, mais tolérant

Écrit par : Bocuze | 19/03/2007

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