19/03/2007

La secrète noblesse du tendron mijoté

Comment ça va, les gens?

Quand pleuvent les factures et que le percepteur toque au carreau, le gourmet carnivore délaisse l'entrecôte pour plonger vers les bas morceaux. Bas morceaux qui, soit dit en passant, n'ont de bas que le prix. Car aussi roturiers soient-ils, ces palerons, gîte ou hampe ont souvent autant, voire plus, de saveur que leurs collègues urf. Na! Fin du couplet populiste.
Or donc, parmi ces pièces canailles, nous autres, on a un faible pour les tendrons de veau, dont le côté gélatineux fait des merveilles laqué sous un gril ou sur un barbecue.
Ben tiens, pour une fois, expédions-les à la cocotte. Pour rigoler. Bref, pour vous madame, pour vous monsieur, voilà des tendrons de veau mijoté au miel et au citron.
Grillez avec entrain et véhémence les tendrons au fond d'une cocotte dans un peu d'huile d'olive. Salez, poivrez. Et réservez. Puis colorez une carotte, un demi-céleri racine, une belle gousse d'ail et une échalote, tous émincés menu menu au préalable. Ajoutez la viande. Mouillez (pour 400 gr de viande) d'un déci de vin blanc, d'un déci de fond de veau et du jus d'un demi-citron. Final touch? Une bonne grosse cuillère à café d'un miel de fleur odoriférant. Le nôtre vient direct de Cadarcet, Ariège, 160 âmes, 227 vaches et quelques abeilles.
Assaisonnez, couvrez et laissez mijoter une heure. Voir plus si entente. Quand le jus, sous l'effet conjugué du miel et de la gélatine des tendrons, s'est fait aussi sirupeux qu'un vieux slow de Barry White, extrayez délicatement la bidoche et les légumes à l'écumoire. Coiffez de fleur de sel et de quelques zestes de citron (blanchis deux minutes, c'est mieux); servez la sauce à part, dans une saucière en faïence au délicat décor champêtre.
Une bonne platée de polenta crémeuse fera des ravages avec ça. On vous le jure sur la tête du boucher.

A plutarque, les cop's

 

Commentaires

12 réponses à “La secrète noblesse du tendron mijoté”
marie dit:
20 février 2007 à 9:27
coucou

merci pour cette recette. j’adore le veau dont j’ai un peu abusé ces derniers jours entre le veau au citron et l’osso buco… et je suis d’accord avec toi sur la polenta. Rien de mieux avec le veau

Patrick dit:
20 février 2007 à 13:38
Pendant la fête du Lac où Genève devient si colorée (en noir, beaucoup quand même), y-aurait-il des sex-shops birmans itinérants ?

La photo est vraiment très appétissante.

Estèbe dit:
20 février 2007 à 14:09
C’est une vraie question, qui mérite une vraie enquête. Patrick, on vous communiquera la réponse sous plis confidentiel.

Calamity dit:
20 février 2007 à 16:35
Et si on court pas après la gélatine, pensez-vous que je puisse remplacer le tendron par de l’osso-bucco ? Je vais p’têtre bien tester tout ça, moi…

Estèbe dit:
20 février 2007 à 16:37
Voilà une idée qu’elle est impeccable. Car l’osso bucco (un peu gélatineux itou) et le tendron offrent des chairs tout à fait comparables.

Calamity dit:
20 février 2007 à 16:40
Merci m’sieur ! M’en vais faire des courses…

Claude-Olivier dit:
21 février 2007 à 11:06
Oups, je passe mon tour sur ce coup ci…le tendron….j’aime pas….voilà, c’est dit

Bonne journée

Claude

Zorg dit:
21 février 2007 à 11:09
“Oh, les jolis petits tendrons!”
A. Gide

Moussetic dit:
21 février 2007 à 13:40
Tendres tendrons

Estèbe dit:
21 février 2007 à 14:23
Oui Zorg, nos tendrons sont incontestablement des nourritures terrestres.

valérie dit:
21 février 2007 à 17:10
miam ….me réjouis..d’essayer…….

ps les coquilles st jacques mit bolets et lardons…top slurp…..

Hubert dit:
12 mars 2007 à 13:19
le slow de barry white, ça fait des guiliguili un peu partout: à la mémoire et ailleurs.

Écrit par : Divers | 27/03/2007

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