19/03/2007

Le distrayant mariage du cochon et de la bique

Bonzour

 

 

 

Nombre d'entre vous, vils surfeurs de toile, tutoient sans doute déjà la Désencyclopédie. Soit un pastiche majuscule de Wikipédia, loufoque et potache, truffé de vraies perles. Il faut en particulier aller farfouiller dans un domaine qui nous intéresse: la gastronomie. Il y a là des pages sur le reblochon ou le bœuf bourguignon assez croquinolettes. Dans le genre gras mais drôle.

 

 

 

Et tant qu'on en est aux perles, causons cochon. On a déjà clamé ici le respect gourmand que nous inspire le cou de porc, morceau tendre, juteux et goûtu, vendu d'odinaire à prix humain. Ben, l'autre jour, ayant acquis deux belles tranches de la dite pièce, on a imaginé les flanquer de médaillons de chèvre frais aux herbes. Comme ça. Une inspiration subite.

Dans une jatte, touillez avec une véhémence contenue 80 grammes de chèvre frais, une cuillère à café d'huile d'olive, une petite noisette de beurre et un mix persil-romarin, l'un et l'autre émincés menu menu au préalable à coups de ciseaux vengeurs. Salez, poivrez et pimentez à l'Espelette. Touillez, touillez. Puis moulez-moi un mignon boudin dans du film alimentaire, boudin qui filera durcir vingt minutes au congélo.

 

Pendant ce temps, poêlez à feu sérieux les tranches de cochon, cinq bonnes minutes de chaque côté (enfin, je dis ça, tout dépend de l'épaisseur). Poivrez.
Pendant ce temps (bis), sortez le chèvre du frigo, tranchez de petits médaillons, dont vous coifferez la bête en compagnie d'une pincée de fleur de sel.

Et alors? Le mariage cochon-bique, s'il n'est pas d'une délicatesse post-moderne ou d'un chic moléculaire, offre tout de même au palais un émoi frustre mais authentique. Surtout accompagné d'une ribambelle de tomates cerises rôties aux herbettes et arrosé d'un vin au fruit éclaboussant de naturel. Un Cornas des Champs Libres, par exemple, rouge follement gourmand, sans souffre ni grande typicité, qui sous ses airs de jus simplet cache une vraie densité. Parfaitement.

Adios, les gens 

Commentaires

11 réponses à “Le distrayant mariage du cochon et de la bique”
cuisine à Chambiers dit:
14 mars 2007 à 9:18
Encore prems, c’est mon jour ou alors les autres bossent! Peux-tu publiquement expliquer pourquoi tu files des coups de ciseaux vengeurs aux pauvres petites herbes qui ne t’ont rien fait? Je dirais plutôt sadiques les coups oui sadiques çà me plaît bien. En attendant je sens que nous n’allons pas tarder à tenter l’émoi frustre, foin du moléculaire!.
Anne

Damien dit:
14 mars 2007 à 9:44
que viens faire le moléculaire là dedans? j’ai du sauter la ligne ou l’on dit congelez le cochon a l’azote et atomisez le. cuire 45 secondes au micro ondes et dresser au siphon…

ca ressemble quand meme plus au festin de babette qu’a l’odyssée de l’espace ce plat non?

amitiés damien

Thierry dit:
14 mars 2007 à 9:56
Bonjour, je viens de découvrir ce blog dont la verve et la truculence m’enchantent. Faut dire que je suis de bonne humeur, il fait soleil sur Paris, et nous ne sommes que le 14 mars…

LOULOU dit:
14 mars 2007 à 11:30
Le coucou du cochon……..la j’avoue mon ignorance dans le domaine, en trouve t’on dans les pays civilisés ? si oui cela à t’il un lien direct avec ce que nous nommons “coup” par chez nous et qui remplit de joie nos terrine en générale ? aidez moi je me sens perdue…….

Estèbe dit:
14 mars 2007 à 12:23
Loulou, confondez pas cou et gorge. Le cou, ce n’est pas un morceau gélatineux comme la gorge, mais une belle pièce à griller. On a déjà constaté (voir commentaires http://estebe.blog.tdg.ch/?p=386) que ce morceau-là ne court pas les charcuteries françaises. Peut-être porte-t-il un autre blaze.

Zorg dit:
14 mars 2007 à 14:21
Perso, je préfère le coup du lapin…

mamina dit:
14 mars 2007 à 22:17
Eh bien, moi, dans le cochon, ce que je préfère souvent c’est le pied… et d’ailleurs pas que dans le cochon!

renardgourmande dit:
15 mars 2007 à 4:07
Sublime, ce mariage. Vous devriez vous faire célébrant, mon cher Estèbe! Je viens de trouver mon menu de vendredi! L’absence de balance dans mes armoires me feront éviter de chercher une recette de dessert chez vous, mais je me reprendrai en rentrant chez moi en Allemagne ou un spécimen m’attends avec impatience. Merci d’être toi!

Estèbe dit:
15 mars 2007 à 8:46
Merci chère Renarde, il est vrai que les desserts ne grouillent guère sur ce blog.

Gudule² dit:
15 mars 2007 à 18:54
rien que pour le Cornas je t’aime estebeuh !
je lirai toutes tes bonnes choses pendant mon congé d’elevage de nain !

Estèbe dit:
15 mars 2007 à 20:18
Gaffe à ces nains-là. Ils poussent sans qu’on ait le temps de dire miam. Content de vous voir.

Écrit par : Divers | 29/03/2007

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