19/03/2007

Le steak mi-tartare mi-pas, avec des noix et du cognac dedans

Messieurs, dames

C'est une réalité indiscutable autant que notoire: le vrai tartare se hache au couteau. Pas à la machine à broyer la fibre. Le vrai tartare exige donc un petit boulot de la part de la canine, qui en est fort aise d'ailleurs. Car la canine n'aime pas chômer. Bref, lors de votre prochain tartare, stoppez votre moustachu de boucher au moment où il va expédier le beef à la broyeuse. Et demandez-lui gentiment de faire le boulot à la main. S'il refuse, tirez-lui la langue. Et préparez-vous à manier la lame à domicile.


Le vrai tartare (encore lui) se prépare avec un morceau noble, goûtu et maigre. Du rumstek ou du filet, par exemple. On prévoit 164 grammes par tête de pipe (sans pour autant préjuger de la physionomie des convives) qu'il s'agit donc de trancher en tous sens et en tous pitits pitits morceaux avec un couteau atchement aiguisé. Dès lors, on peut enfin préparer les fameux steaks hachés mi cuits aux noix et cognac. Plat qui botte en bouche à tous ceux qui l'ont englouti.

Dans une jatte pour 400 gr de boeuf, touillez le haché main avec six cerneaux de noix éclatés,  un oignon frais émincé superfin, une cuillère à soupe d'huile d'olive, une cuillère à soupe de Worcestershire Sauce, une pincée de fleur de sel, une pincée de sel fin, une pincée de piment, plein de poivre, une pincée d'ail en poudre et deux cuillères à café de cognac. Goûtez et rectifiez jusque ça arrache un poil (métaphoriquement, s'entend). Formez ensuite des galets ventrus. Faites chauffer une poêle à feu furax. Puis passez-y les steaks 45 secondes de chaque côté.  

Et débouchez-moi donc un vin du sud bien pulpeux mais élancé, qui embaume la cerise, les épices et l'amour. Pourquoi pas l'over gourmande autant que bio Cuvée pur Grenache de Jean-Claude Bouche, qui ne coûte rien chez le marchand et rapporte gros une fois parvenue dans la cavité buccale? Hein? Pourquoi pas?

Adios, amigas  

PS: Les soirs de fête, on les fait flamber au cognac dedans la poêle, nos tartares. Succès populaire et plafond brun garantis.

Commentaires

12 réponses à “Le steak mi-tartare mi-pas, avec des noix et du cognac dedans”
Zorg dit:
11 décembre 2006 à 10:16
Ah! Enfin… le Tartare! Gloire au tartare et à tous les Tartarins (le Tartarin est un amateur de tartare bien assaisonné. L’amateur de tartare peu ou pas assaisonné étant un Tarascon).

LOULOU dit:
11 décembre 2006 à 10:44
vous me faite baver plein mon clavier…c’est malin !!!

alhya dit:
11 décembre 2006 à 13:31
C’est juste pour ça que je mange pas de ce pain là moi Mössieur, je ne hache pas avec mon couteau, je pousse !

Le confit c'est pas gras dit:
11 décembre 2006 à 17:09
Je vais donc passer chez le boucher et lui demander 164 g de boeuf par personne. S’il m’en sert 165, je lui rire la langue. Mais d’où te vient ce chiffre ?

Jupiter dit:
11 décembre 2006 à 17:26
Restons félins, aiguisons nos canines, mangeons un peu de noix, mordons à pleines dents dans la bête elle même, et rinçons nous le gosier avec un pur Cognac qui crache des flammes.
Restons dans le sud, avec notre Brave Salamandre qui crache aussi des flammes, insigne officielle des Sapeurs Pompiers du Var, nous flambons les plafonds en grand nous , Ici.

Nous avions un Grenache de Dieu dans mon petits village, ces couillons font dans le Merlot maintenant, sous prétexte que le Grenache était trop alcoolisé.

mamina dit:
11 décembre 2006 à 17:28
Encore une bonne excuse pour se taper un peu de cognac… tous les prétextes sont bons. Pour la noix, je ne discute pas, ça me paraît une idée de génie. Est-elle de vous, cette idée-là, Môssieur?

Estèbe dit:
11 décembre 2006 à 19:34
Désolé pour le grenache arraché du village de Jupiter. Une grosse couillonnerie.
Mamina, mais oui, mais oui, l’est de moâ. Naguère à Genève, un resto faisait flamber leurs tartares à la vodka à la table des clients. Effet boeuf, si j’ose.
Anaïk, le chiffre provient d’un subtil et complexe calcul que je préfère passer sous silence de peur de lasser nos chers lecteurs.

Patrick CdM dit:
11 décembre 2006 à 20:55
Le haché main doit je suppose être touillé également à la main, sinon on passe vite pour un geek ….

Baraou dit:
11 décembre 2006 à 22:55
Du boeuf de Bazas (Gironde - France) et un coup de flambée au ‘gnac ! La dessus un méchant Madiran tannique (ta mère)… Faut qu’tu testes.

Patrick dit:
12 décembre 2006 à 1:50
Elle est chiée, Anaik quand même !
Elle arrive de son pays où les hommes se mettent de l’huile d’olive sur le corps pour aller jouer à la pétanque et se laissent pousser la moustache pour ressembler à leur mère et elle demande pourquoi 164 g.
Tous les Tartarins savent que la portion est de 164 g et la double de 282 g.
Non mais !

PS : j’ai fini la rédaction du Guide Hubert, je vais pouvoir revenir commenter, la récré est finie.

Gracianne dit:
12 décembre 2006 à 16:07
Y’a pas qu’Anais, je me posais la question aussi sur les 164g et la jatte de 400g, le calcul a effectivement l’air subtil.
Le flambage au cognac, je suis pour.

Estèbe dit:
12 décembre 2006 à 16:10
Ben oui, on est trois. Deux grands et une bambinette, qui ne s’engloutit que des steaks de 702 grammes. Hum… est-ce clair?

Écrit par : Divers | 29/03/2007

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