19/03/2007

Le stupide millefeuille de St-Jacques, morilles et machins

Coucou

 

Stooooop!

 

Ne faites pas cette recette. Elle craint. Elle vous plombe le moral et n'engendre nulle extase chez les convives. Voilà donc un ratage majuscule, fruit de la présomption de mèzigue et du plus infâme manque de simplicité. Riez donc de ce millefeuille de noix de St-Jacques, morilles, jambon rôti et poireau confit, avec sa réduction de corail aux morilles. Riez donc de ce plat pompeux et idiot, de cet échafaudage vain et disgracieux, qui nous a fait transpirer une soirée entière devant deux poêles et deux casseroles. Qui a suscité bien des jurons et exigé une mise en place laborieuse. Pour débarquer froid sur la table. Commentaire d'une dégustatrice: "Chaque élément est plutôt bon... mais séparément." Schlak: le couperet.

La prochaine fois, on fera des nouilles.

Bien le bonsoir

PS: Et comme une cagade n'arrive jamais seule, on avait débouché un vieux Chablis totalement éteint. Sénile. Rance. Naze. Un cru cuit, comme dirait l'autre.

Commentaires

27 réponses à “Le stupide millefeuille de St-Jacques, morilles et machins”
Colibri dit:
28 février 2007 à 8:44
C’est parce qu’il manquait une petite escalope de foie gras poelé pour faire le lien !

blogapart dit:
28 février 2007 à 8:47
Comme les convives sont cruels parfois
Je me souviens d’une soirée “patates boulies” ou tout le monde était en extase… mon seul boulot avait été de choisir les fromages et de cuire les patates ….
Moi, je recommencerai cette recette, peut-être en mettant les ingrédients dans un ordre différent ou en “affinant” les différentes strates.

Et comme dit je sais plus qui ne nous laissons pas abattre !

Winemega-Alain dit:
28 février 2007 à 9:20
La prochaine fois, ça sera sandwich jambon-beurre coca pour tout le monde. Et si ils sont pas contents, c’est le même prix!

C’est en forgeant qu’on devient forgeron.. bravo d’essayer de sortir des sentiers battus.

Alain

veronica dit:
28 février 2007 à 9:25
le truc avec les noms des recettes a rallonge, c’est que le temps de le dire le plat a refroidi et evidemment c’est moins bon…tu aurais du mettre un peu bout de colle entre chaque ingredient…..

mamina dit:
28 février 2007 à 9:50
Si je peux me permettre, très cher… réessayez en supprimant le corail et en faisant le sauce aux morilles!
Le corail c’est po bon…

Estèbe dit:
28 février 2007 à 9:52
En fait si Mamina, la sauce corails-eau des morilles flitrée-crême, c’était quasi le plus réussi.

Ester dit:
28 février 2007 à 10:18
Ben voilà, ta sauce sera parfaite sur des nouilles !

Estèbe dit:
28 février 2007 à 10:19
Cruelle!

alhya dit:
28 février 2007 à 10:48
ça confirme ce que je pense, la simplicité est gage de qualité!!

LOULOU dit:
28 février 2007 à 10:51
que voulez vous mon cher tout le monde y fait pas du “mamina” sans risques….un vrai metier que j’vous dis….et pi la saint jacques “c’est la ouate qu’elle préfère” version feignasse, bref à la toucon, c’est comme ça qu’on les zaime

LOULOU dit:
28 février 2007 à 10:53
et par pitié oubliez le corail….ou gardez les pour le chat !

Zorg dit:
28 février 2007 à 10:58
Monsieur Estèbe, n’ajoutez pas, en sus (hou le vilain pléonasme), que ce soir-là, votre épouse en a profité pour fuir avec l’un des convives tandis que les pompiers envahissaient l’immeuble suite à un incendie provoqué par le voisin de pallier.
Croyez bien que nous sommes de tout coeur avec vous, malgré cette stupide idée de mélanger morilles et coquilles Saint-Jacques. Surtout en conservant les coquilles.

Claude-Olivier dit:
28 février 2007 à 11:12
Ben mon dieu, c’est sec ca….pis d’autre autre coté tu as raison, si c’est pas bon, c’est pas bon…dommage…et vive les pâtes

Amitiés
Claude

Estèbe dit:
28 février 2007 à 13:12
Non Zorg, la fin de soirée a été plus paisible… jusqu’à ce que vous veniez hurler une chanson de Sardou juste sous nos fenêtres.

lenfantdelard dit:
28 février 2007 à 13:35
Se planter, c’est pas grave !! Le crier haut et fort, là, y’a respect. Prends Michel Trama avec ses cristallines de fruits et autres larmes de chocolat ! Toutes issues de plantages colossaux.
Sinon, t’achètes un pacojet, tu dis rien à personne, tu turbines le tout et tu sors le sorbet du siècle qui sera dans tous les restaurants qui font les beaux.
Encore bravo pour ce grand moment de repentance slurpesque.

Estèbe dit:
28 février 2007 à 13:41
Merci ô Lenfantlardu. Les plantages narrés dans la blogomiam sont d’ailleurs assez rares.
Je pourrais écrire un gros bouquin rien qu’avec les miens, genre “Hontes et cagades: Waterloos en cuisine”; et pof, un million d’exemplaires vendus. Le Littel de la recette qui foire.

mamina dit:
28 février 2007 à 13:57
Je vois que M’dame Loulou est d’accord avec moi, fait une sauce aux morilles sur les pâtes et sans le corail, s’iou plaît et on en reparlera…

BRY dit:
28 février 2007 à 15:56
Ben moi je suis d’accord avec lenfantdelard…….
Respect pour celui qui avoue un ratage avec simplicité, (et humour toujours!!) c’est vraiment exceptionnel!!!

Baraou dit:
28 février 2007 à 16:45
Ouf, je croyais que cela n’arrivait jamais sur la cuisinoblogosphère !
Merci pour ce rappel à la réalité.

renardgourmand dit:
28 février 2007 à 18:51
Wow, comique et humble en plus! Ça a pas l’air si mauvais…séparément. Je suis d’accord avec Lenfantdelard, les repentances slurpesques, c’est refraîchissant dans une blogosphère qui se prend des fois au sérieux. Merci de me réconciler avec mes propres frasques culinaires! Je crois aussi que la simplicité gagne en qualité…

mercotte dit:
28 février 2007 à 19:53
le corail, le corail mais ça se jette ce truc hermaphrodite !! Et même le vin, ça par contre ça c raint chez toi !! Bon ben y a des jours sans ….c’est pas grave demain est un autre jour fais tout séparément des pâtes avec des morilles c’est ‘achement bon!

Patrick CdM dit:
28 février 2007 à 22:38
Les ratages chez les blogos, j’en vois plein au contraire, mais généralement inconscients. Le corail, on peut le sécher doucement au four pour concentrer la saveur, puis le piler pour décorer l’assiette, je n’en vois pas d’autre utilisation probante.

Fabienne dit:
1 mars 2007 à 0:14
Supposons que le talent d’´Estèbe ne se soit pas fini en plantage oscarisé (ou du moins reporté comme tel) cette délicatesse serait-elle toujours prétencieuse? et par extension pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?
(rendez les copies à midi)

Estèbe dit:
1 mars 2007 à 8:31
Malgré le choeur réprobateur du trio de charme (Mamina_Loulou-Mercotte) et l’avis tranchant (quoiqu’autorisé, sans doute) de Captain Patou, on persiste et signe: la sauce au corail était top moumoute. L’un des convives, joint hier soir par mail, confirme: “Ton truc, c’était nul. Seul intérêt, le machin onctueux de couleur orange.” Et toc!
Vive le corail libre!

LOULOU dit:
1 mars 2007 à 17:30
je fais une fois zencore amende honorable , j’ai moi même je le confesse pris un train corail dans les années 70’s et en effet les fauteuils etait forts onctueux et de couleur orange…..depuis tout cela c’est perdu……. (promis je stop les champignons à lulu )

liputu dit:
4 mars 2007 à 10:35
Faut garder le corail le faire saisir à la poele et… le donner au toutou !

La mienne adore ça alors on fait plaisir tout en recyclant !

Bon WE !

Gracianne dit:
5 mars 2007 à 15:49
Il y a des jours comme ca, o monde cruel!

Écrit par : Divers | 27/03/2007

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