19/03/2007

Les Saint-Jacques aux poireaux qui rigolent en japonais

Bonjour les amis

Votre mission, si vous l'acceptez, sera de dérider le poireau.

Hou, la la. Le défi de la mort. Dérider le poireau? Hmmm... pas évident. On réfléchit. On reréfléchit. On trouve pas. Alors on va faire un tour au Japonais du coin. Comme ça, pour se dégourdir les pattes après la séance d'autobrainstorming. Et là, bingo! Sur une étagère, l'élixir magique nous fait de l'oeil. Du jus du yuzu (prononced youzou). Oui, le formidable cousin asiate du citron, à la saveur mystérieuse autant que tonique! Avec ça, c'est sûr, le poireau se tiendra les côtes.

Bref, voilà des coquilles Saint-Jacques aux poireaux, yuzu et piment d'Espelette. Des recettes avec des St-Jacques, on en a vu tout plein de chouettes dans la blogomiam (ça et , par exemple), mais celle-ci...euh... elle est chouette aussi.

Payez-vous des Saint-Jacques FRAÎCHES et, si possible, bretonnes (on est contre les congelées, et contre les ricaines aussi, pour de très complexes raisons à la fois culinaires et idéologiques).
Demandez au poissonnier de les ouvrir et de les préparer, en gardant le corail. Si le poissonnier est de mauvais poil, débordé ou nul, faites-le vous-même. C'est pénible, mais pas sorcier. Il faut introduire une couteau affûté dans la coquille et tranchez le long de la face plate. Puis extraire la noix de son pyjama barbu. Rincer. Virer les filaments crasseux. Rerincer, etc. 

 

Tranchez deux poireaux de biais pour obtenir des bouchées ovales d'un centimètre d'épaisseur. Poser délicatement into the poêle, dans un peu d'huile d'olive. Du sel, du poivre, une tombée de piment d'Espelette (ou Piment Des Squelettes, comme dit M'Zelle Sonson), un peu de thym en poudre. Et laissez confire doucement. Six-sept minutes. Retournez avec un soin infini (pour pas me briser le poireau), assaisonnez et ajouter une goutte de yuzu sur chaque tranche. Une goutte. Une seule. Car le yuzu surdosé vous bazookate le gosier.

Réservez les poireaux (avec un soin toujours infini). Poireaux qui, désormais, rient. Dans la même poêle, et un peu de rab d'huile d'olive, grillez les noix, face ovale d'abord (façon Doc Patou). Une minute et demi grand max de chaque côté, de manière à garder le coeur translucide. A mi-course, ajoutez le corail dans un coin. Le corail qui saute parfois en l'air sous l'action de la chaleur: distrayant, va sans dire. Sel, poivre, piment (mollo). Et une goutte de yuzu sur chaque noix. Wiiizzzz. Après ça, il s'agit de manger le tout, le plus vite possible et sans respirer.
Mission accomplie. Générique de fin.
Au revoir

PS: Le yuzu vous plaît? Le yuzu vous fascine? Le yuzu vous donne envie de vous rouler dans la luzerne simplement vêtu d'une paire de tongs fuchsia? Payez vous donc Le yuzu, dix façons de le préparer, aux indispensables Editions de l'Epure.  

Commentaires

Quand je pense que je pensais avoir eu une idée originale pour une fois, c'est sans doute chez vous que je l'avais prise. Ca ne m'etonne pas d'ailleurs, ce blog est plein de bonnes idées.

Écrit par : gracianne | 25/11/2007

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