19/03/2007

Miam global (4): l'affaire du vacherin au four


http://www.myspace.com/kidchocolatmusic

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Bien le bonjour,

 

 

 

Après cet ébouriffant tour du monde en trois casse-croûte, nous revoilà à la maison. Le nez dans un vacherin Mont-d'Or passé au four. Vacherin chaud, qui demeurait jusqu'à il y a peu un motif de désaccord au sein du ménage Slurp. Explications.

Un beau jour, ou était-ce une nuit?, près d'un vacherin, un Suisse s'était endormi. Pour toujours. Le Suisse avait succombé à une salmonellose. Du coup, les Autorités de la Confédération, où la fixette hygiéniste tient lieu de ciment national, déclarèrent hors-la-loi les Mont-d'Or au lait cru sur le territoire. Voilà pourquoi les vacherins vaudois, naguère quasi-identiques à leurs voisins franc-comtois, sont désormais thermisés (le stade au-dessous de la pasteurisation). Les Français, quant à eux, restent fabriqués à base de lait cru. D'un côté de la frontière, ça coule et ça embaume. De l'autre, ça plâtre et ça sent que pouic. Trop triste. 

Puis vint la mode de passer les vacherins au four. Façon raclette. Madame Sonson, à qui on ne l'a fait pas, subodora une opération marketing, pour rendre sexy et coulants nos pauvres Mont D'Or pasteurisés. Elle refusa donc, fermement, d'essayer la recette à la maison. Une affaire de principe. Mèzigue était plus... coulant.

L'autre jour, alors que nous passions un week-end sur des hauteurs à la fois vaudoises et enneigées, Mr et Mme Valérian proposèrent aimablement de s'envoyer, à midi, un Mont d'Or vaudois chaud avec des patates. Madame Sonson grimaça sous cape. Mèzigue exulta. Et ce fut un slurp unanime.

Voilà comment qu'on fait:

 

 

La boîte est emmitouflée de papier alu, la surface du fromage incisée, puis arrosée d'un déci de vin blanc. Et hop, au four chaud, pour une demi-heure. Entre-temps, on a cuit (à l'eau ou à la vapeur) une colonie de petites pommes de terre. Lesquelles seront coiffées, live à table, du fromage joyeusement dégoulinant. Une pincée de poivre, voire de piment et scrountch. Entre chaque service, le fromage refile au four, car ce cochon durcit vite. Voilà, voilà.

 

A écouter en mangeant ça: de la musique libre, ludique et suisse, pourquoi pas The Secret of The Z... du Genevois Kid Chocolat, condensé de bonne humeur chaloupée.

 

A boire en mangeant ça: du chasselas bien sûr, mais un chasselas de terroir et de caractère. Un chasselas plein, épicé, minéral et tendu. Soit la fascinante Dame Claire de Henry Chollet à Aran, bien sûr.

A bintôt

PS. Selon nos renseignements, la technique du vacherin au four serait largement antérieure à l'interdiction du lait cru. Pas de complot commercial, donc.

PS2: La semaine prochaine, suspension provisoire de slurperies. On va s'éclater dans les bois. En tutu et sans ordi.

Commentaires

30 réponses à “Miam global (4): l’affaire du vacherin au four”
Damien dit:
9 février 2007 à 10:35
bien que valaisan, (entendez donc par la que la comparaison avec la raclette ne se soutient pas… ) je suis assez adepte du vacherin chaud… et en plus avec un vin d’un vigneron aussi sympatique qu’henry chollet… la oui…

Claude-Olivier dit:
9 février 2007 à 10:39
Cool, j’aime beaucoup cette façon bien sympa de manger du vacherin mont-d’or !!! Crémeux à souhait, c’est que du bonheur…et au diable la salmonelose

Amitiés
Claude

guili_guili dit:
9 février 2007 à 10:43
Non mais tu veux me rendre dingue avec ta première photo ou quoi?!!!!

auré dit:
9 février 2007 à 10:57
Un des vrais plaisirs de l’hiver!!!

sophie dit:
9 février 2007 à 11:08
Ouh ca c’est de la tuerie, je suis une grande fan! Les photos sont terribles! EN plus c’est bientot midi, c’est pas gentil du tout!

Liliy dit:
9 février 2007 à 11:13
Miiiiiiam! J’adore… Juste une question: comment tu as fait pour prendre des photos avant que tout soit mangé? Car il s’agit véritablement d’un exploit! Chez moi tout était englouti avant même que je me soit emparée de l’appareil photo…
:)

Baraou dit:
9 février 2007 à 11:18
Un Mont d’Or chaud, un Tissot, c’est un classique à la maison, mais j’vais essayer avec un chti peu de piment…
Attention dans les bois, bonnes promenades.

mamina dit:
9 février 2007 à 11:21
L’habit d’aluminium façon Paco Rabanne dans les années 7O me plaît bien et comme dit Claude Olivier… au diable la salmonelose!

Ester dit:
9 février 2007 à 11:37
On veut les photos, si tout le monde porte un tutu en bouffant du vacherin coulant, ca va être sympa !

Estèbe dit:
9 février 2007 à 11:40
Désolé Ester, pas de photo sur le blog. On a signé une exclu avec “Gala” et le “Chasseur Français”.

Boutons de manchette dit:
9 février 2007 à 11:47
NOnnnnnn!!! Cela devrait être interdit de montrer ces images! Trop dangereuses pour mon… Régime!
Il est bientôt midi et j’ai une faim de loup avec tes photos!
Pierre
http://Www.a-la-louche.com

San dit:
9 février 2007 à 12:32
J’adooooore ça, miam !
J’en fais assez souvent pendant la période du vacherin mont-d’or, exactement pareil : alu, ail, vin blanc et petites pommes de terre. C’est monstrueusement slurpissime ^____^
Promenez-vous bien dans les bois !

Jupiter dit:
9 février 2007 à 12:33
La tradition Suisse, veut que l’on mette une rollex en guise de fève, et biensûr quelqu’un en turlu…en tutu passe sous la table pour désigner les morceaux attribués aux convives

Pour garder le vacherin coulant, un conseil Ikéa, manger le dans un sauna.

Eglantine dit:
9 février 2007 à 13:12
Au diable les salmonelles. On ne peut pas résister à ça. Parait d’ailleurs que les sales bêtes ne résistent pas à une force chaleur. Reste à savoir à combien le coulant monte. De toute façon, ce n’est pas dans l’air du temps, alors fonçons !

LOULOU dit:
9 février 2007 à 16:18
En ce moment (assez frais suivant les nouveaux critères météo) chez les LOULOU c’est kazi un p’tit Mont-dore bien cru qui y passe par semaine…..des fois avec des patates ou de la charcuterie Corse (va comprendre)….mais toujours on lui carre une p’tite gousse d’ail en plus……….cela dit à part le Babibel de la p’tite chérie pas une pasteurisation ne franchie la marne chez nous…….

bergeou dit:
9 février 2007 à 17:48
J’y ai goûté une fois et j’ai adoré, il faudrait retenter l’expérience, sinon bon ballet dans les bois …

loulou dit:
9 février 2007 à 19:33
Très joli pouce en tout cas……………………

1890 dit:
9 février 2007 à 19:33
Juste pour rire, on peut acheter un petit Schabziger pour accompagner le Vacherin, le contraste entre le gout moelleux du Mont D’Or et cette petit chose herbeuse est…interessant…

olif dit:
9 février 2007 à 19:57
Je suis fort aise, mon cher Estèbe, de vous voir reconnaître la supériorité du Mont d’Or doubien (le seul et véritable!) sur le thermisé vacherin vaudois. Ceci dit, une fois soumis aux flammes de votre four de l’enfer, je doute que l’on perçoive une différence entre les deux. Ni qu’on y trouve encore la moindre bestiole, vivante ou qui ait des vélléités de l’être (listéria, salmonelle, mygale ou boa constrictor)!

Mitch dit:
10 février 2007 à 6:35
je n’ai jamais testé le Vacherin, mais à voir ces images j’imagine le délice.

Patrick CdM dit:
10 février 2007 à 19:05
J’en fais au moins un par an, mais je le mets à fondre dans la cheminée, c’est encore meilleur et ethnique je trouve.

Eme dit:
11 février 2007 à 16:06
Chez Estèbe

Mais qui êtes-vous ? Quelle sorte d’helvète extraterrestre ? Je vous aime !
Please, dites moi tout. Ici ou ailleurs.
Moult bizzzzzzz

Eme
(et, pour une fois, chaleureux remerciements à Le Monde)

salwa dit:
12 février 2007 à 8:25
slurp slurp , rien d’autre à ajouter pour ma defense ))

Gracianne dit:
12 février 2007 à 12:46
Chez nous un moment on a appele ca “le fromage qui tue”. Et continue a le manger, allegrement!

Jupiter dit:
12 février 2007 à 15:47
Est ce le Takifugu Suisse ?

Zorg dit:
12 février 2007 à 18:11
Estèbe, vous vous méprenez: ce n’est pas l’Aigle Noir qui tenait en son bec un fromage…

croubalian dit:
12 février 2007 à 20:11
Eh ben, comme quoi c’est le fromage qui est le miam favori sous nos latitudes. Les réactions le prouvent, non? Je ne pouvais pas imaginer que le fromage fondu fut si aphrodisiaque; ou plutôt comme madame Bidochon: qui de ses noces ne se souvient plus que d’un long jet coulant, blanchâtre et chaud…
enfin. J’ai essayé avec le dernier disque de “Clap your hands and say yeah” mais décidément ça manque de saveur. Faut essayer avec le dernier cd des Cold War Kids. Angélique que ça en devient. cheers.

Gato Azul dit:
17 février 2007 à 18:54
Merci pour cette recette! Je m’ennuie d’un fromage portugais que l’on mange à la cuiller - l’Azeitao - un brebis absolument introuvable où je suis. Je vais tenter l’expérience avec le vacherin. Bon samedi!

Leelooo dit:
18 février 2007 à 11:31
Bonjour ! Je vais écrire un truc terrible : même passé au four, le non thermisé francomtois est meilleur; désolée pour les vaudois ! Et surtout ça sent encore plus dans la maison, pas très propre en ordre tout ça ! Bon WE !

lilizen dit:
18 février 2007 à 13:08
Quel panard ce truc !

Écrit par : Divers | 27/03/2007

Et bah voilà un excellent billet.
Ce n'est pas tout à fait la seule fois que je parcours ton blog à toi, mais cette fois, je me sens obligée de laisser un mot.
Vas-tu à nouveau écrire sur ce sujet ?
Encore bravo !
A très bientôt !

Écrit par : Colonie char à voile | 09/02/2013

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