19/03/2007

T'es OK, tes bath, terrine (III): pâté cosaque de tarbais aux noix et deux épices

 

Zour,

 

 

 

 

Les haricots sont nos amis. Et donc, par voie de conséquence dialectique, les haricots de nos amis, sont nos amis aussi. Ou l'inverse. L'occasion donc de louer Anaïk, pour sa pétaradante semaine thématique. Et de louer itou Macha Meril, responsable du formidable Haricot-ci, haricot-là (Laffont, 99), dont on s'est inspiré pour cette terrine de tarbais aux noix, coriandre et fenouil. Terrine bien roots, parfumée et singulière, qui pourrait être d'origine caucasienne. Terrine végétale certes mais à peine moins nourrissante qu'une famille de sangliers obèses cuits à la broche.
La chose se réalise en dix minutes, mais exige une anticipation de 48 heures avant ingestion. Le tarbais a des raisons que la cuisine minute ignore.

A/ Deux jours avant le miam

Mettez 150 grammes de tarbais à tremper dans un grand volume d'eau. Changez l'eau dès que vous passez dans la cuisine. En tout cas trois fois en 24 heures.

B/ Un jour avant le miam

 

Faites cuire les tarbais dans trois fois leur volume d'eau frémissante. Deux bonnes heures, voire trois. Il faut que le haricot s'abandonne. Ajoutez quatre graines de fenouil, pour tamiser leur pétoginie. Changez l'eau en cours de cuisson. Salez à la fin. 
Pendant ce temps, hachez une grosse gousse d'ail dégermée et une grosse échalote. Faites les suer à la poêle, dans une cuillère à soupe d'huile d'olive.
Pelez et taillez en brunoise la moitié d'un petit poivron rouge. 
Dans un mortier, pilez une grosse cuillère à café de graines de fenouil et autant de graines de coriandre, plus une cuillère à café de sel, une pincée de poivre noir, un rien de piment et douze cerneaux de noix. Pilez donc, mais sans acharnement. Faut que ça croque.
Sortez les haricots de leur casserole. Réservez l'eau. Mixez les haricots avec une cuillère à soupe de leur eau de cuisson et autant d'huile d'olive. Ajustez le liquide selon texture. Laquelle doit être assez compacte, mais pas mastoc. Plutôt glaise que béton.
Mélangez tous les ingrédients (soit ail, échalote, épices et poivron, faut suivre).
Goûtez. Rectifiez. Regoûtez. Rerectifiez, etc...
Tassez le tout dans une terrine et hop! au frais pour 12 heures de rab. Ou moins.

D/ Le jour du miam

Sortez la terrine du frigo et mangez-la. Ben oui. Avec quelques poivrons cerise au vinaigre, une zoli salade verte et du pain grillé. Sans oublier le(s) clavelin(s) de vin jaune, qui s'entend comme cul et chemise avec ce pâté des steppes. Ou ce pâté d'Estèbe, à vous de voir.

Bye 

PS: Nous, on a fait ça avec des tarbais. Mais lingots, soissons ou autres nobles légumineuses devraient faire l'affaire itou.

Commentaires

16 réponses à “T’es OK, tes bath, terrine (III): pâté cosaque de tarbais aux noix et deux épices”
mamina dit:
9 mars 2007 à 10:06
Dans mon blog colis d’hier, il y avait des haricots de Soissons. Je sais ce qu’il me reste à faire. Après cette terrine, j’essaierai de na pas aller en société. Ce sera plus raisonnable!

Claude-Olivier dit:
9 mars 2007 à 10:45
Je viens pour le vin jaune alors, proposé aussi gentiement….ah, y a pas d’invitations…tant pis

Amitiés
Claude

jupiter dit:
9 mars 2007 à 11:53
depuis longtemps je me vautre dans la poischiche, pétogénétiquement programé aussi.
le Tarbais est un tantinet maso pour se laisser écraser à ce que je vois, quand aux noix les testicules de pharaons y ressemnlent assez, seul le prix diffère, mais le goût est inimitable.

Estèbe dit:
9 mars 2007 à 11:54
Voilà l’image poétiquement analysée, bravo Mister jup.

Gracianne dit:
9 mars 2007 à 13:12
C’est un genre de humous de haricots, et il a l’air si bon qu’il me ferait presque tourner vegetarienne - enfin presque hein..

loulou dit:
9 mars 2007 à 13:18
qu’entendez vous par ” voie de conséquence” à propos de zaricots je crains le pire……ok je sors…et pi faut que je raccompagne celine à l’avion (ouf)

sooishi dit:
9 mars 2007 à 13:30
le titre de ton post, est la joie de ma journée.Merci.
:D

sooishi dit:
9 mars 2007 à 13:32
Merci toi d’être toi

loulou dit:
9 mars 2007 à 16:46
tout un poême le titre de ce plat, les références musicales sont toujours de grande qualité, que du meilleur !!! je précise que je suis maître ES tubes ringard spas incolable mais presque, j’assume et je revendique, pour la cuisine n’étant pas très doué interdiction de faire des commentaires désagréables ce qui ne saurais être le cas, car c’est le genre de truc de que mangerais sur la tête d’un pouilleux. ce commentaire n’est naturellment pas de loulou qui s’y connait plus en cuisine qu’en musique “exeptionnelle”!!!

Estèbe dit:
9 mars 2007 à 19:39
Juste une info.
Après avoir regoûté ce soir la chose, deux jours après sa confection, on assure - sans ambage, au monde incrédule - que le temps bonifie cette terrine-là. C’est le prénom. Slurp majeur. Dieu sait comment elle sera demain? Le supportera-t-on seulement?

salwa dit:
10 mars 2007 à 9:06
J’ai besoin de tendresse
J’ai tellement de problèmes
Donne-moi ton adresse
Je veux manger dla terrine ))

cuisine à Chambiers dit:
10 mars 2007 à 9:17
Ah l’abandon du Tarbais……………… tout un programme! J’ai mis qq instants à m’en remettre, mais il le fallait même aprés le ptt déj c’est pour la bonne cause!
Recette précieusement notée, elle sera mitonnée prochainement pour un petit raout de potes.
Bravissimo maestro pour la prose et la belle volée de tes recettes.
Anne

Le confit c'est pas gras dit:
10 mars 2007 à 9:31
Formidable recette ! C’est souvent difficile de renouveler l’usage du Tarbais. Merci pour le clin d’oeil

Estèbe dit:
10 mars 2007 à 12:31
Hum, Salwa connaît ses classiques. Bravo

Snapulk dit:
12 mars 2007 à 16:44
Original, cet usage du haricot c’est vrai que ça rappelle l’houmous! Je vais partir à la chasse au tarbais!

vusnm dit:
16 mars 2007 à 16:36
[url=][/url]

Écrit par : Divers | 27/03/2007

Les commentaires sont fermés.