19/03/2007

You eat what you are. Donc I am.

Bonjour,

Notre copine blogueuse et cordon-bleu Mamina, dont l'amabilité est proverbiale, nous a priés il y a quelques jours déjà de répondre à ce questionnaire intitulé You eat what you are.
Bon garçon, on s'y colle, avec franchise et bonne humeur.

 

 

- Si vous étiez coincée sur une île pour le reste de votre vie, et que vous ne pouviez choisir qu’une seule cuisine (française, italienne…), laquelle adopteriez-vous ? Pourquoi ?
- Malin comme un singe, on choisirait une cuisine insulaire, manière d'avoir le matos sous la main. Par exemple, la cuisine suisse, luxembourgeoise, andorrane ou liechtensteinoise. Roborative, la Liechtensteinoise.
- Quel est l’aliment ou le plat le plus inhabituel que vous ayez goûté ?
Des grillons grillés et un vin manchou qui avait du goût (c'est vrai de vrai).
- Quel est l’aliment ou le plat le plus inhabituel que vous ayez goûté et aimé ?
Hou, subtil glissement sémantique! Enfant, je me concoctai un jour un sandwich gruyère-chocolat au lait, qui me parut alors merveilleux. Et qui préludait sans doute la folle cuisine post-moderne.
- Quels aliments évitez-vous de manger (que ce soit à cause d’allergies, d’un régime alimentaire précis ou juste parce que vous n’aimez pas) ?
Les aliments venus des Antipodes à grand coup de kérosène (pour des motifs politiques); les aliments bidouillés par la scélérate industrie agroalimentaire (pour des motifs politiques), les brocolis (pour des motifs politiques difficiles à expliquer ici)
- Est-ce que vous cuisinez ?
Je veux, mon neveu. Moins qu'un chef de cuisine, certes. Mais bien plus que tous les garçons et les filles de mon âge.

 

 


- Quel est le plat que vous préparez lorsque vous souhaiter impressionner?
Une perruche en gelée, plat naguère en vogue à la cour du Grand Mogol.
- Lorsque vous allez au restaurant, quels plats préférez-vous choisir ?
Ceux qui respirent l'amour et l'humour.
- Au restaurant, avez-vous déjà demandé à ce que l’on vous change un plat ou un vin ?
Je veux, mon neveu. Proverbe: Quand le vin empeste le bouchon, il ne franchit pas le Rubicon. 
- Combien de livres de cuisine possédez-vous ?
Quelques centaines, ou même un petit millier, dont une édition dédicacée du classique: "Le saindoux de Mamie Lu".
- Quel est l’aliment dont vous ne pourriez vous passer ?
Le pain, le vin, le fromage, la viande, les légumes et les légumineuses, les fruits rouges et les autres, le poisson, la truffe noire et les autres, les herbettes qui embaument, le chocolat noir, la fleur de sel et toutes les épices du cosmos, l'huile d'olive et les coquillages pêchés de la veille grand maximum. Le reste n'est que littérature.

Après ce déballage impudique, on me souffle dans l'oreillette qu'il est l'heure de rendre l'antenne. Donc couic.

Bizzzz

PS: Les illustrations, mal photographiées par mèzigue, viennent des "Diners de Gala", livre de recettes grasses des sixties splendidement illustrées par Dali himself. Livre récemment déniché au fond à droite d'un rayonnage de bibliothèque publique avec une joie intense.

Commentaires

19 réponses à “You eat what you are. Donc I am.”
Claude-Olivier dit:
22 février 2007 à 10:01
J’adore tes réponses bien à ton image Surtout le dicton sur le vin bouchonné, je suis mort de rire !!! Merci pour ce moment bien sympathique !!!

Amitiés
Claude

salwa dit:
22 février 2007 à 10:04
pas slurp pour les grillons arkk

mamina dit:
22 février 2007 à 10:37
Je suis contente que tu aies pris le temps de te coller à ce difficile questionnaire, que dis-je? diabolique questionnaire! Les vacances ont du t’aider à cogiter, il fallait au moins ça, et du coup, le résultat est là, tel que je l’espérais!

Mayacook dit:
22 février 2007 à 10:49
Par pitié, ne cherche pas à nous impressionner

Estèbe dit:
22 février 2007 à 10:58
Ben non, en fait, les grillons grillés, c’était pas vraiment beurk. Juste sans goût, à part le sel et le citron.

suiksuik dit:
22 février 2007 à 11:15
Je veux bien ta recette de perruches en gélée !!!

Mitsuko dit:
22 février 2007 à 12:19
Damnaid, le sain suaire est devenu le sain torchon!

lili violette dit:
22 février 2007 à 13:04
Je l’savais qu’y a plein de cinglés qui trainent sur le nète. Si tu veux aussi faire partie de mon club des cinglés du nète fais le moi savoir, t’auras pas besoin de remplir le formulaire d’accueil ou de passer d’entretien, c’est cadeau t’es VIP chez moi…
blague à part, tes recettes me bottent bien, j’en veux encore!
a plus
lili violette
ps tu m’impressionnes pas avec tes grillons.

Estèbe dit:
22 février 2007 à 13:05
L’invitation est rouchante. Merci Dame Lili V.

alhya dit:
22 février 2007 à 14:50
alors là je suis impressionnée par ce déferlement d’informations.. une mention spéciale pour le sandwich gruyère chocolat qui aurait comblé l’uluberlue que j’étais à quelques 4 ou 5 ans, et le je cuisine plus que “les filles et les gars de mon âge”, of course, en turtle curieuse, je me dis tout de suite , mais quel âge? mais te sachant pudique, nulle obligation d’y répondre bien sûr!

BRY dit:
22 février 2007 à 16:16
Bonjour Estèbe,
j’écris car j’ai beosin d’une confirmation : demain j’ai un dîner très important et j’ai prévu de faire le gigot de 7 heures (dans un de vos précédent post), mais tout le monde me dit que 7 heures c’est beaucoup trop!!! Même le boucher des Halles de Rive m’a dit ça tout à l’heure, que 3 heures grand maximum c’est suffisant.

Alors dites-moi, même si il est petit on peut le laisser 7 heures à 140 c’est bien ça?????

Il n’y a aucun risque que je foire le gigot et que mes importantes convives se meurent de faim autour de ma table?

PROMIS???

Sinon toujours pareil, j’adooooore votre blog et votre français impeccable. MERCI!!

Estèbe dit:
22 février 2007 à 16:21
Non. Sept heures. On vous jure!
Evitez la chaleur tournante. Très important: surveiller la cuisson; si le gigot noircit, baissez le feu. Si le jus manque, ajoutez-en. Surtout, prévoyez un récipient bien hermétique pour que le liquide ne se fasse pas la malle.
Cela dit, si vous voulez le servir après 6 h 30 de cuisson, c’est pas interdit non plus.

cuicine à Chambiers dit:
22 février 2007 à 18:55
Tout me plaît à nouveau mais particulièrement deux choses,
1) l’aliment à choisir, si on additionne tout cela fait un méga sandwich, le pan-bagnat de Cléa peut aller se rhabiller! Et puis j’ai un super méga dîner à faire où je dois briller, impressionner enfin tous les superlatifs sont de la roupie de sansonnet à côté de ce que je dois faire, tu voudrais pas m’envoyer une photo de ta perruche en gelée la recette je ferai au pif, j’ai envoyé un courriel à la cour du Grand Mogol mais je ne suis pas certaine qu’ils me répondent à temps.
Anne

Estèbe dit:
23 février 2007 à 8:26
Désolé.
Impossible de vous envoyer ladite photo, en effet la perruche en gelée impressione trop la pellicule.

loulou dit:
25 février 2007 à 16:10
ah ça remarche!

loulou dit:
25 février 2007 à 16:12
visiblement nous avons une culino-bibliotheque fort semblable…..que pensez vous de la croustade de grenouilles page 146 et sa biotifoulle illustration page précédente…………

Patrick CdM dit:
26 février 2007 à 23:30
Totalement fantasque, il faut au moins dix heures pour faire un gigot de sept heures qui mérite ce nom. Une courte nuit et la matinée…

cuicine à Chambiers dit:
27 février 2007 à 10:48
Chère Estèbe,
Tu m’as laissée tomber comme une vieille chaussette pour la photo de la perruche en gelée et ainsi que je le subodorais, le secrétariat du G M ne fait pas son boulot, ils n’ont pas répondu à mon courriel, j’ai donc du tout faire seule, pffff
Anne

Tiuscha dit:
27 février 2007 à 14:21
J’adore tes réponses, j’ai souri plusieurs fois et même ris une fois ! Je ne connaissais pas ces planches de Dali, merci aussi pour ça !
J’ai eu la même curiosité qu’alhya, et j’aurais sans doute la même fin de non recevoir…

Écrit par : Divers | 27/03/2007

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