20/03/2007

Chicon (mais je me soigne à la carotte)

Bonjour

Aujourd'hui, c'est le 15 mars. Et le 15 mars, c'est le jour où une bonne partie de la blogomiam va causer endive et carotte. La faute à blog-appétit qui a choisi ces deux ingrédients-là pour son challenge rituel.

Voilà donc, à ma droite, l'endive et son amertume carabinée. Et à ma gauche, la carotte et sa douceur câline. Chouette rencontre, qui nous a d'abord inspiré une tresse. Un rien couillonne, la tresse. Comme le rasta au réveil, on a patiemment emmêlé endive (détaillée en longueur), la carotte (taillé en long bâtonnet) et des bardes minces de lard. Les tresses sont allées ensuite au four, une heure à 100°. Ben, croyez-le ou non, ces glorieuses dreadlocks sont sorties de là à peu près aussi impressionnantes qu'un poil pubien de cancrelat. Moches. Ridicules. Riquiqui. Donc pas de tresses pour blog appétit...

 

 

 

 

Du coup, on s'est rabattu sur une salade d'endives et carottes au pamplemousse et airelles séchées, qui aurait pu assez bien figurer parmi les recettes minceur d'un magazine pour dames mûres. Comment c'était? Terriblement ennuyeux. On en baille encore.

 

 

 

 

Alors Madame Sonson s'en est mêlée. Et nous, piqué au vif, on s'est obstiné. D'où deux salades, assez slurpy dans des genres différents. On a commencé par préparer les endives, en virant le cœur duraille et les feuilles moches, avant de les détailler en tranches point trop fines. Puis on a râpé les carottes avec l'engin immortalisé ci-contre qui fait des virgules assez substantielles. La même vinaigrette pour les deux salades: huile d'olive, vinaigre de riz japonais, sel, poivre.

 

 

 

Version féminine. Avec des graines de grenade bien mûres et des noix de cajou au curry. Du boulot pour le râtelier, ça croque dur, mais le tout ne manque pas de caractère et de tonicité. La papille est contente, merci.

 

 

 

Version masculine. Avec des lichettes de gorgonzola et des éclats de noisettes torréfiées. Assez confortable et familier - on n'est pas loin du classique chicon-roquefort - avec les jolies notes empyreumatiques de la noisette passée à la poêle.

Après ça, on aurait pu épiloguer sur la différence de sensibilité entre les sexes. Ben, non. Toutes ces salades nous ayant épuisés, on a fini la soirée vautré sur le canapé, en lisant Saint-Augustin en braille. Triste spectacle.

Tchou

Commentaires

25 réponses à “Chicon (mais je me soigne à la carotte)”
Baraou dit:
15 mars 2007 à 9:37
Pour égayer tout ça un ch’ti rosé (Elian Da Ros 2005 pour le masculin et Yannick Amirault 2005 pour le féminin) ou un beau (sauf la bouteille) Clairet 2005 de mon pote Dominique Bertram (Château Noguès, Bordeaux du sud-est de la Gironde).

Estèbe dit:
15 mars 2007 à 9:38
Bon plan, Lolo!

mamina dit:
15 mars 2007 à 9:49
Yannick Amiraut, ça me va!

Leelooo dit:
15 mars 2007 à 9:54
Le meilleur titre de cette dixième édition ;-D !!! Lire le “combat des gladiateurs” en croquant des salades bien fraîches, quel programme ! Je retiens l’idée de l’association féminine chicon-grenade ….

hélène dit:
15 mars 2007 à 10:22
J’aime beaucoup la version masculine.

Emmanuèle dit:
15 mars 2007 à 11:02
Je vote pour les deux versions !
Je suis fan…!
Quoique ptet une légère attirance pour la lichette de gorgonzola…
J’avoue

Ségolène dit:
15 mars 2007 à 11:43
Super, je mange et je bois du Elian Da Ros, c’est si bon.

olif dit:
15 mars 2007 à 12:45
M’étonne pas qu’avec un régime pareil vous ayez fini par faire l’endive au salon! Quand est-ce que vous cuisinez une bonne petite viande saignante bien goûtue avec un bon petit rouge des familles, Mossieur Estèbe? ça vous donnera des forces avant de sauter sur le canapé!

Estèbe dit:
15 mars 2007 à 12:49
Très bientôt, Mr. Olif: on a un osso buco d’enfer sur le feu.
On flaire au passage chez vous comme une méfiance à l’endroit de ces jolis légumes. Me trompe-je? (Imprononçable ce trompe-je)

olif dit:
15 mars 2007 à 13:44
Vous ne vous trompejez pas: la carotte et l’endive en salade, c’est rien que des mal-braisées, en fait! Du coup, on ne peut pas leur en vouloir complètement!

Anne (Papilles et Pupilles) dit:
15 mars 2007 à 13:49
La version féminine pour moi

unpetitcaillou dit:
15 mars 2007 à 14:03
N’étant pas une dame d’age mûr, cible des magazines mentionnés j’opte pour la version masculine
Trop bon, le Gorgonzola!

pascale dit:
15 mars 2007 à 14:36
Moi aussi la version féminine mais avec les noisettes de la version masculine.

Estèbe dit:
15 mars 2007 à 14:38
“Les noisettes de la version masculine”, voilà qui pourrait être mal interpété. Mais ce n’est pas le genre de la maison. Hou, non.

Lolotte dit:
15 mars 2007 à 15:15
Belles saveurs.

mickymath dit:
15 mars 2007 à 15:18
ton assiette est superbe!! bises micky

Claude-Olivier dit:
15 mars 2007 à 17:28
Y a pas photo, version masculine pour moi…cela me soignera aussi

amitiés
Claude

Mijo dit:
15 mars 2007 à 18:22
Palme du rire accordée au meilleur titre et au meilleur texte de la blogosphère gourmande.

Bravo pour vos deux salades.
J’aurais aimé voir une photo de la tresse un rien couillonne.

Merci pour ce bel éclat de rire.

Gudule² dit:
15 mars 2007 à 18:57
quelle idée des zendives pour le B.A…? pffff moi qui raffole de choses grasses et sucrées ou salées ou les deux, me voilà bien sur ma faim.

heureusement le gorgonzola me remonte le moral, ça sera donc une salade de mec pour moué.
Biz.

Estèbe dit:
15 mars 2007 à 20:17
On aime le petit 2 de Gudule. Une Gudule au carré reste une Gudule qui nous est chère.

Cath dit:
15 mars 2007 à 21:34
hi, hi, hi, j’aime les salades légères (j’en ai fait une aussi d’ailleurs….), mais chez toi je prend la version mâle…en fait je m’aperçois que ça fait bien longtemps que je n’ai plus mis de bleu sur des endives….ça me redonne envie

Patrick dit:
16 mars 2007 à 3:49
Ben Gudule² devrait être servie avec BA#11.

Sinon, me trompe-je est imprononçable car il n’a pas destination à être prononcé. Dès qu’on passe la frontière à Challex ou à St Jean de Gonville, on met un accent aigu sur le “e”, et on dit tout fier me trompé-je ?

A propos de Challex, la réflexion sur un petit voyage Clos des Sens / Cépages / Chateauvieux a commencé à germer dans nos esprits dérangés. J’en ferai part à ce bon Estèbe.

tatyval dit:
16 mars 2007 à 10:43
sympa!

salwa dit:
18 mars 2007 à 9:29
j’aime bien la version feminine !

Tit' dit:
19 mars 2007 à 13:14
Chicon plus que toi, mais moi, chi me soigne pas !
Maintenant, chi file en cuisine (enfin heu… après le boulot) pour une tit’salade du genre…



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Écrit par : Divers | 26/03/2007

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