11/05/2007

Noir et blanc de mozzarelle et d'aubergine à la sicilienne

Mes amitiés, chers gourmets connectés

 

 

L’autre jour, on dînait pépère au Café Métropole, Genève, Suisse, Alpes du Nord, Vieux Continent, quand on s’est exclamé en VO et dans notre for intérieur: «Waou, cooooool entrée, trop stylée!». Entrée dont on a illico piqué le principe, pour la reproduire à la casa avec tout le brio, l’agilité et la modestie dont on est capable. Voilà donc les tronçons de mozzarella à l’huile d’olive infusée au basilic, sur lit d’aubergines confites au balsamique. Aubergines, soit dit en passant, et sans vouloir plomber l’intitulé déjà pompeux de la chose, cuisinées à la sicilienne, façon caponata même, avec des câpres et des pignons rôtis.


1/Pour l’huile aromatisée. Toujours la même histoire. Deux décis d’huile d’olive dans une casserole, avec trois feuilles de basilic et six baies de poivre noir. On porte à ébullition tout doux tout doux cinq minutes. On vire du feu. On laisse refroidir. Toucon.


2/Pour l’aubergine. Il s’agit de tailler des cubes archiréguliers, de 2, 134 cm de côté. Avec la peau, sîouplait. Tout ça va s’attendrir à la poêle, dans une cuillère à soupe d’huile d’olive, avec une parcimonieuse tombée de sucre en poudre, sel et poivre. Au bout d’un petit quart d’heure (ou plus, ou moins), quand l’aubergine a bien confit, que sa chair s’est opacifiée, mais sans virer à la papette, on arrose d’une cuillère de balsamique et on shake bien la poêle, en roulant des yeux de dément, jusqu’à ce que le légume offre une robe noire uniforme.
Entre-temps, il faut faire bronzer une poignée de pignons, à la poêle sans matière grasse, qu’on ajoute aux aubergines, avec dix sept câpres triées sur le volet.

 


3/ Finitions. La mozzarelle (de bufflonne, de la vraie, onctueuse et troublante, pas un morceau de plastoc à prix bisou venue de la supérette du coin) est tranchée en tronçons de 2, 13 cm d’épaisseur. Tronçons que l’on dépose sur les aubergines. Que l’on arrose avec l’huile aromatisée. Que l’on saupoudre avec vigueur de fleur de sel, poivre au moulin, et d’un rien de basilic haché.
Voilà le topo, quoi.

 

Et quand ce plat surgit , la tablée rit.

A bientôt. Et vivement bientôt.

 

PS. Vous avez vu? Pas un mot sur Joe Dalton. C'était dur. Mais on a tenu le coup. Trop fort. 

Commentaires

Même si tu l'as piquée au café de je ne sais trop où, trop forte, ta recette.

Écrit par : mamina | 11/05/2007

Je suis bien d'accord avec toi concernant la mozarelle...mais faut-il encore en trouver de la bonne et ca, c'est pas gagné..moi j'habite fribourg... ;-)

Bonne journée
Claude

Écrit par : Claude-Olivier | 11/05/2007

Ton noir et blanc, il est plutôt jaune et jaune sur la photo. Faudrait régler la télé.

Écrit par : Robert | 11/05/2007

Voila un preliminaire tout ce qu'il y a de plus moelleux et tentant, merci Estebe.

Écrit par : gracianne | 11/05/2007

Alors là, permettez-moi de protester, avec 17 câpres il ne s'agit en aucun cas d'une recette pouvant se targuer de l'appellation "à la sicilienne"! Pour les Italiens, et les Siciliens en particulier, le 17 porte malheur!!

Écrit par : JvH | 11/05/2007

Arghhh, quelle malchance! Un plat qui porte la guigne! Mettez en donc 23.

Écrit par : Estebe | 11/05/2007

oh oh, voilà une recette qui me plaît rudement bien! Elle vient d'où ta mozzarella?

Écrit par : Cath | 11/05/2007

De chez l'indiscutable (et trognon parfois) Rosario Indelicato, 12 rue des Pâquis, Genève, Suissse, etc..

Écrit par : Estebe | 11/05/2007

Quand le plat surgit,, ce ne sont ni la tablée, ni la vache mais le bufflon qui rit !!!

Écrit par : lenfantdelard | 11/05/2007

Pour les aubergines, chapeau, mais si la bufflon rit alors j'y mettrai du chèvre...La seule mozarelle que je connaisse, ne devrait pas porter ce nom, mais celui de PVC...

Écrit par : Olivier | 11/05/2007

D'accord avec vous Olivier, mieux vaut un chèvre frais aimable qu'une méchante mozzie en carton.

Écrit par : Estèbe | 11/05/2007

J'adore tes aubergines aux pignons, pas trop fan des câpres mais la vraie de vraie bufflonne ou rien, bien d'accord !

Écrit par : Tiuscha | 11/05/2007

quand juste de lire la recette, on s'en taperait trois autres portions, ça, c'est du miam!

Écrit par : france profonde | 12/05/2007

La classe cette entrée !

Écrit par : salwa | 12/05/2007

encore un vol manifeste au Café Mértopole, mais que fait la Suisse contre ces pirates "les papilles masquées".Mes câpres AOC ne sont pas d'accord non plus.
sans rigolez , essayes les vrais pignons de pins germés (cela ne se trouve dans aucun commerce mais c'est facile à faire mais long) le gout de résine qui en ressort est divin
je vais faire un article sur cela d'ailleurs

Écrit par : jupiter | 13/05/2007

P....! Ca a l'air bon. Surtout pour un fan d'aubergine comme moi. Merci Mister Estèbe.

Écrit par : Arnaud | 14/05/2007

Très très bonne idée. :-))))

Écrit par : Sophie | 19/05/2007

Effectivement, very stylish! Je te pique l'idée et la range précieusement dans ma gibecière!

Écrit par : Mitsuko | 19/05/2007

la vraie mozarella n'a effectivement rien à voir avec les autres qui ne valent rien.

Écrit par : michette | 19/05/2007

x"zqr diy _z. (Bon, je recommence, j'ai juste décalé mes doigtounets d'un cran, sur l'ordi et ça devient tout de suite moins compréhensible ) alors, je disais "c'est fou ça!" (pas mal comme entrée en matière, non? je me sens inspirée aujourd'hui) oui, j'l'avais loupée celle ci, ( d'ailleurs, j'ai un peu regardé, à droite à gauche et il y a plein de fois où j'ai pas mis de commentaires alors que j'étais sûre que si, tellement je les ai pensé fort). Bon, je me rattrape ici. L'Aubergine, mon amie, est régulièrement conviée à nourir mon estomac et je suis passée hier dans un petit casino version Italien (j'y allais pour me moquer, et finalement, toute surprise j'ai vu des vrais produits delabadis) et j'ai acheté la mozza. On est ready pour tonight, on dirait, au poil!

Écrit par : alhya | 24/05/2007

Que penses-tu des aubergines rayées, j'ai testé récemment et c'était un vrai délice, moins de graines et une saveur plus douce.
Je pense que je vais tester la recette peut-être avec des graines de tournesols car je ne suis pas très pignons.
Et puis je peux aussi te dire à quel point c'est dur de voir le gnome napoléon 4 assis sur son trône...

Écrit par : anitaa | 29/05/2007

Nous, on fond pour les grosses violettes, sans graines et douces itou. Seraient-ce celles qui vous nommez rayées?

Écrit par : Estèbe | 29/05/2007

L'avons essayé ce soir, pour nous deux, mais ne sommes pas persuadés des quantités, paticulièrement en ce qui concerne l'huile, puisqu'il nous en reste assez pour graisser ... les pignons de nos roues arrières. Ceci mis à part, ce fut "squisito" comme on ne dit pas forcement en sicilien...

Écrit par : Myriam et Pierre | 08/06/2007

Euh... les quantités dites-vous. Oui, sans doute, ça jamais été vraiment notre point fort. Un déci, deux, trois, ou un peu moins,.. Voilà, voilà. Squisito? Adopté!

Écrit par : Estèbe | 08/06/2007

Euh... suite à un petit coup de téléphone d'une lectrice, on a décidé de revoir tout ça en détail::
- l'huile d'olive, un petit déci suffit
- le balsamique, une demi CàS suffit
Et puis il s'agit de poser la mozzie une fois les aubergines sorties du feu et un brin refroidies.
Voilà, voilà

Écrit par : Estèbe | 15/06/2007

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