Les tartines de tomates, olives et anchois qui scrountchent sous la dent

 

Tchou!

 

Tiens, l’autre jour on était en vadrouille dans le canton de Vaud, M’Zelle Sonson et mézigue. Arrive midi. Et la fringale concomitante. On avise une riante auberge de village sur le flanc du Jura. Et on s’installe en terrasse, pépères comme des papes.

Et alors? Alors, ça faisait longtemps qu’on n’avait pas boulotté un plat du jour à ce point berk. Un steak gris et coriace. Des frites molles et huileuses. Des légumes avachis qui sentaient la ferraille. Une sauce sans nom, qui nous est restée six ans sur l’estomac. Le tout arrosé d’un rouge local, maigre et puant. «Et en plus, c’est même pas bio», a conclu M’Zelle Sonson, à qui on ne l’a fait pas.
On aurait pu sangloter sur les cinquante balles jetés dans la poche d’aubergistes peu scrupuleux. Et sur cette occasion ratée d’ingérer quelque chose de voluptueux.
On a haussé les épaules, grand seigneur, avant d’aller préparer des tartines à la tomate, basilic, olives noires et anchois.
Tartines inspirées des mirobolantes bruschettas que l’on mange parfois dans les cantines italiennes, qui ne se fichent pas de la bobine du voyageur affamé, en piétinant les droits du gourmet.


Pelez, épépinez et hachez quatre grosses tomates mûres. Hachez un demi-bouquet de basilic et une poignée d’olives noires.
Ajoutez six filets d’anchois émincés mini, préalablement rincés et essorés. Deux bonnes cuillères d’huile d’olive, sel, poivre et basta.
On fait griller de pain de campagne. On tartine.


Et on croque avec (rayez la mention inutile)
- l’apéro
- une salade verte vinaigrée avec loyauté
- la cousine Lucie qui est bigote
- d’autres antipasti (çui-là, çui-ci, par exemple),
- de belles tranches de jambon cru
- le concierge qui fait de l’escrime
- un carignan d'un naturel désarmant
- une solennité exagérée

Bye

Commentaires

  • Et comment qu'elle s'appelait, cette auberge, qu'on n'y mette pas les pieds?

  • Je rechigne à balancer sur la Toile. Mais sur ton mail privé, volontiers.

  • On a tous eu un jour ce genre d'aventure "gastronomique" !
    Heuruesement que les tartines italiennes sont là pour nous faire oublier ces mésaventures.
    Michèle

  • Tien j'ai cru que tu parlais d'un autre restau à Fribourg...comme quoi ce genre de "problème" ouvrent un peu partout...

  • En effet, tu ne te fiches pas de nous non plus, je goûterais bien avec ton carignan... vais aller voir ce que c'est.

  • Scroutch, scroutch et rescroutch !

  • j'opte pour l'apéro et le carignan, je te laisse le reste...On ne se refait pas...

  • trop miam j'adore!

  • pareil, tout juste, mon ami. Hier, en ce qui me concerne, et mon amie la popote de vero en a meme fait un billet, en hommage aux 50 euros paumés... pourquoi, blague à part, je suis si frustrée quand ce genre de '(mauvaise) surprise m'arrive? et bien parce que je passe régulièrement chez vous et chez d'autres qui m'afûtent regard, palais et rendent mon oeil acerbe. Que de la qualité, je veux, maintenant! bon, allez, commençons par ces tartinades alléchantes

  • Ouais, y'a pas mieux pour se réconforter !

  • Côté recettes, avec Estèbe, on a l'embarras de l'anchois...

  • Vos vannes, elles sont grandes Zorg

  • Sublime de limpidité la Bruschetta ! La botte et son soleil sur une tartine, c'est de saison.

  • Cette recette me rappelle une belle-fille simiesque, surnomée la bru sheetah

  • En vlà une pour quand mes graines semées de basilic auront poussé...! Ou ptêtre que j'aurai pas la patience et que j'achèterai un vrai basilic en pot déjà poussé, histoire de la tester avant la fin de l'été?

  • Scritch, scratch, scrountch, je finis ce qu'Estérerelle a laissé.

  • Ils m'ont l'air sublime ces crostinis et je te trouve bien zen avec les bistrots infects.Ils me rendent super grinche et je peste pendant plusieurs jours....

  • Zen, mon oeil.... Je fais le malin sur le blog. En réalité, on rêvasse à de cruelles vengeances chaque nuit depuis.

  • crtoch crotch j'aime quand ça scroutch, mais bon sans le concierge :)

  • Même à Lausanne en face de la gare où on avait vu mon fils et moi Gambas à gogo On les a fait bouffer au serveur puis au cuisinier
    Ils nous ont offert le café et on a pas payé les scampis! On le dit tout de suite et voilà

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