29.05.2007
Quand les cailles font la feta
Mes hommages, chers tous
La caille est un oiseau aimable, quoique pourvu d’un Q.I. notoirement bas. Du reste, les personnes ainsi interpellées par leur conjoint (Ma grosse caille, tu as encore la migraine?), seraient légitimement en droit de rétorquer d’un violent coup de bec. Ta grosse caille, elle t’emm…
La caille est aussi célèbre pour sa chair tendre et juteuse, à la saveur bien marquée mais délicate. Seul problème, son ossature riquiqui et enquiquinante, qui oblige le consommateur à jouer au mikado avec sa pitance. C’est pourquoi, nous autres, on repart toujours du volailler avec des cailles désossées. On voit d’ici les puristes faire la grimace en pestant (ou l’inverse). Il faudrait qu’ils goûtent nos cailles farcies à la feta, tomates séchées et câpres. Juste pour voir si les os leur manquent.
Comptez une caille par âme à table.
Dans une jatte, touillez assez de feta (tiens, tout a changé ce matin/ je n’y comprends rien/ c’est la fêêêêta) pour farcir les oiseaux. Feta additionnée d’une giclée d’huile d’olive, d’une poignée de câpres (entières si petites ou hachées si grosses) et de tomates séchées émincées. Parfumez de romarin. Assaisonnez.
Ouvrez vos cailles, le ventre en l’air. Salez, poivrez et ajoutez une pincée d’ail en poudre. Puis tartinez la farce. Et refermez comme s’il s’agissait de la couche d’un nouveau-né (les parents savent de quoi on parle, les autres n’ont qu’à improvier, on est tous passé par là), en utilisant un cure-dent pur verrouiller le tout.
Le four a été préchauffé à 200°, il accueille gentiment les oiseaux. Pour vingt minutes. On laisse ensuite reposer un quart d’heure, four éteint et porte entrebâillée.
On sert ça en minaudant, avec quelques légumes de saison apprêtés avec sensibilité (n’importe quoi!) et une bouteille d’une grande syrah du sud qui se prend pour une grande syrah du nord. Un rouge racé et profond, mais tonique, vendu à tarif étonnant, qui fera gazou-gazou avec les petits animaux farcis.
Bien le bonsoir, mes cailles
08:35 Publié dans Recettes: plaisirs carnés | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note














Commentaires
C'est clair, ce matin ça caille ! ;-)
Ecrit par : Chroniques du Plaisir | 29.05.2007
La grosse caille que je suis n'a jamais la migraine, de sorte que c'est tous les soirs la feta
Ecrit par : Robert | 29.05.2007
Ben Robert, vous alors!
Ecrit par : Estebe | 29.05.2007
Il y a aussi la tourte aux cailles, avec des câpres c'est bien adapté.
Ecrit par : Patrick | 29.05.2007
Michel Fugain serait conquis!
Ecrit par : Mitsuko | 29.05.2007
ton galimatias sur ces gallinacées passionnent, mais c'est surtout le syrah qui fera faire les galipettes...
Ecrit par : Olivier | 29.05.2007
ah la caille, sa tendresse sous la dent....c'est mon oiseau fétiche. Mais je n'ai jamais eu l'idée de la farcir de féta. M'en vais essayer tiens, vu que c'est pas la saison du raisin, enfin sauf pour la syrah.
Ecrit par : cath | 29.05.2007
On t'imagine jeune papa, ton bébé tu le talcais à l'ail en poudre?
Ecrit par : Sophie13 | 30.05.2007
c est de la brebis la feta? j'aime pas la brebis, ça sent trop 4
Ecrit par : Julien | 02.06.2007
Trop 4????
Gloups, on pige, 4 ou four en anglais. Traduction: ça sent trop fort. Trop fort, le code. Euh, oui, c'est de la brebis, je doute 4 que cela vous plaise.
Ecrit par : Estèbe | 02.06.2007
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