30/07/2007

Pause déjeuner chez Michel Bras

Tchou, nous revoilou

Tiens, l'autre jour, alors qu'on était en vadrouille dans l'Aubrac, Aveyron, France-d'en-bas- qui-rit, on s'est arrêté déjeuner dans une aimable auberge au bord de la route. Comme ça. Il était midi. Il faisait faim. Et le nom du cuisinier - Michel Bras - nous disait vaguement quelque chose.

On vous avait promis de vous épargner la séance diapo de retour de vacances. Ben, on se parjure. Because ce repas-là a été dûment mitraillé avant engloutissement voluptueux.

 

 

 

 

Après des amuses-bouches variés et atchment slurpiques (ah, l'œuf à la coque façon Bras!), voilà la première entrée. Le cabillaud au sel & tourteau en crème, légumes au sel et confits, oseille et goût iodé. Méga fin et architecturé, mais un poil compliqué pour nos papilles simplettes.

 

 

 

 

Juste après débarque la poêlée de girolles avec son sarrasin, chou-rave, baselle, le tout arrosé d'un chouette jus de cochon. Simple et lumineux.

 

 

 

Notre plat chouchou de l'étape: la ventrèche de thon juste raidi sur un coulis de menthe et lassi, escorté de quelques pois croquants.
Mariage éblouissant de fraîcheur et de pertinence. Yeap!

 

 

 

 

La viande? Un filet de bœuf de la race Aubrac, côtes de blette, orge mondée et anchois. Romance terre-mer, sur un air d'amertume potagère majuscule. Classe.

 

 

 

Emotion: voilà le fondant au chocolat. Le vrai, l'authentique, le prototype. C'est que ce dessert-là, aujourd'hui copié, banalisé, industrialisé, massacré souvent, c'est Michel Bras qui l'a inventé. Yes. Et il y a plus de vingt ans. Croquer dans l'original d'une œuvre d'art cacaotée, ça émeut, va sans dire.

 

 

 

 

Une autre douceur de la mort: la pêche rôtie et sa crème glacée au mélilot. Gigantesque.
 Et pour rigoler avant le café: des billes glacées aux fruits et au chocolat.

On vous raconte même pas la carte des vins (pléthorique et tarifairement câline); le décor (toujours aussi stupéfiant); le service (adorâââble); et tout ça quoi.

Michel Bras, Laguiole, Aveyron: le miam qui vous marque pour l'éternité.

Bien à vous, mes petits choux  

Commentaires

Quelques fois, on a de la chance... on est sur la route, il y a une modeste auberge, c'est justement l'heure de déjeuner et on fait bingo! On a tiré le gros lot sans le savoir (!!?),
Tout à coup, on se dit que ce n'est pas grave si les vacances sont finies, puisque grâce à un modeste aubergiste, elles se terminent bien!
Bien contente de te revoir quand même!
J'ai faim!

Écrit par : mamina | 30/07/2007

Tu as fini de me convaincre... il faut définitivement que je mange chez Bras.. Le lieu est incroyabel et sa cuisine que tu m'exposes me séduit énormément.

Bon,je fonce...

Écrit par : Laurent | 30/07/2007

J'aime bien les parjures comme ça... il ne manque plus qu'une photo de la vue ;-)

Écrit par : Débo | 30/07/2007

Voila des repas qui commencaient a me manquer...Le produit est transcendé par ce chef que je n'ai pas encore eu l'occasion de croiser, mais cela ne devrait pas tarder.
Merci pour ce repas.

Écrit par : stephane | 30/07/2007

Et t'y a séché tes éconocrokes chez le trois étoiles?

Écrit par : Robert | 30/07/2007

Et dire qu'on était si près, et pourtant trop loin pour cet aller retour express dans le Cantal... hélas !

Écrit par : Tiuscha | 30/07/2007

Cent euros pour ce menu. C'est pas rien. Mais pas bien méchant non plus. Economisez, cher Robert, et un jour peut-être vous aussi irez vous repaître en Aubrac.

Écrit par : Estebe | 30/07/2007

Un autre compte-rendu posté hier par une bloggeuse (Ligne Papille) m'a fait craindre un instant que Bras n'eût cédé à la secte Passard. Je constate avec soulagement qu'il sert encore de la barbaque, et de la bonne !
Le mélilot, à part une cochonnerie amoureuse en patois berrichon (n'est-ce pas Mamina ?), qu'est-ce donc ??
Vous ne devriez pas vous éloigner si longtemps, depuis votre départ je ne me rase plus et j'erre dans le jardin, ma vie n'a quasiment plus de sens, et le fait que je ne me rasais déjà plus depuis quelques années ne change rien à mon chagrin. Aujourd'hui est jour de fête et je vais derechef faire pâter une bouteille de Festejar à votre santé.

Écrit par : Patrick | 30/07/2007

erratum : c'est pêter le festejar, pâter n'a aucun sens.

Écrit par : Patrick | 30/07/2007

Tout cela en un seul repas me stupéfie, êtes vous un un mouton avec plusieurs estomacs ? Ceci dit j'aurais bien aimé être à votre place, juste pour la ventrèche de thon et fondant sur le prototype.
Et si vous avez une cuisinière à pédales faites moi signe, mais surtout pas l'inverse

Écrit par : jupiter | 30/07/2007

Incroyable coïncidence (il faut croire que les grands esprits se rencontrent), j'y ai dîné la semaine dernière ! Ventrèche de Thon et Boeuf de l'Aubrac aussi, mais quelques autres plats différents des votres également dont des petits farcis et du lapin en gelée aux noisettes. Je vous prépare donc, à ce sujet, une petite surprise de rentrée... ;-)

Écrit par : Chroniques du Plaisir | 30/07/2007

Pat, pâtez donc à ma santé. Le mélilot, c'est une plante avec de jolies fleurs jaunes qui a un goût expressif, entêtant et joliment herbacé. On en recausera sûrement sur ce blog.
Mr Jup, on est sortis de table léger comme une fleur de mélilot. Bras a la cuisine aérienne.

Écrit par : Estebe | 30/07/2007

Pas de Bras, pas de chocolat! Voilà encore une phrase stéréotypée qui tombe à plat. En fondant, en plus!
Welcome home, Messire Estèbe!

Écrit par : olif | 30/07/2007

je reconnais quelaues trucs pour y etre aller avec sieur Loulou en juin

Écrit par : madame capela | 31/07/2007

et tu nous balances ca comme ca..... nous qui sommes encore en train de siroter des cocktails dans des noix de coco, on voit que monsieur s est arrete chez bras..... ben voyons.....

Écrit par : Dams | 31/07/2007

pour une reprise de Slurperie, vous avez mis la barre très haute...

Écrit par : Olivier | 31/07/2007

ahhh tu es de retour et en plus avec de trop bonnes choses

Écrit par : salwa | 31/07/2007

moi j'ai envie de dire pas de bras..pas de :) bon, je sais elle est archi nulle, mais voilà, quand je suis guillerette de voir revenir un ami, je sombre dans la facilité. Et puis une légère ombre, vous avez mis tant de temps à revenir qu'il est l'heure pour moi de partir... ahhhhh, je joue de malchance, mais je me consolerai en buvant un coup à votre santé, face à la manche!

Écrit par : alhya | 31/07/2007

bien bien, on ne se refuse rien en vacances ^^

Écrit par : Claude-Olivier | 31/07/2007

De retour ? Viens là que j'emBRASse !... Et un passage chez Bras, en plus. Comme je le disais à Lavande (Ligne et papilles), Bras est un rêve. Je zyeute son ouvrage en permanence au rayon de mon libraire...

Écrit par : Tit' | 01/08/2007

et l'aligot ?

Écrit par : loulou | 01/08/2007

Voui, on a eu un petit coup d'aligot itou. Emouvant.

Écrit par : Estebe | 01/08/2007

Un Bras m'en tombe ! L'autre est bien accroché au chocolat.
Nous aurions pu nous croiser là et dans le gaillacois, ce sera pour une autre fois.

Écrit par : Baraou | 02/08/2007

Faut de l'abnégation, du courage et de l'amour pour son prochain, pour ainsi photographier ces petites oeuvres culinaires, seul, à la vue de tous... Merci St. Estèbe !

Écrit par : Colibri | 07/08/2007

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