01/08/2007

Les vins qui castagnent de la Ramaye

Bien le bonjour, les gars et les filles

 

 

Tiens, l'autre jour alors qu'on était en vadrouille dans le vignoble verdoyant et si joliment mamelonné du Gaillacois, vallée du Tarn, Midi-Pyrénées, France-d'en-bas-qui-s'éclate, on s'en est allé traîner notre gosier desséché au Domaine de la Ramaye. Domaine tenu par la famille Issally depuis le néolithique (ou juste après), et plus précisément par Michel Issaly depuis une quinzaine d'années.

 

 

Comme Plageoles ou Balaran, ce vigneron aux idées longues et pointues redore gentiment le blason d'une AOC qui le vaut bien. Il élabore sans hâte, dans le respect de la Dame Nature et de l'héritage viticole local, des vins au caractère bien trempé, pas forcément aimables ni bien mignonnets. Des vins corsés et atypiques, qui défriseront l'amateur de sirop californien ou de jus cosmétiqués. 

 

Bref. Entre plants autochtones, rendements maigrelets, sulfitage minimum et élevages à rallonge, à la Ramaye, on ne fait pas du jus de papaye.

Outre deux chouettes rouges de soif, hélas perclus de carbonique à notre goût (mais sous les bulles, le fruit rigole), on a été assez impressionné par la densité de la Combes d'Aves 2003, issu de duras et de braucol, un rouge très mûr, balèze et épicé, dont les tannins castagneurs mériteraient quelques années de détention en cave pour se pacifier.

Le Grand Terte 2005 (cuvée déjà repéré par le vigilant ami des Vins étonnants), quant à lui, provient à 90% du cépage prunelard. Vin de cuve charnu et racé, bouqueté de fruits noirs très mûrs et zébré d'une légère amertume, il devra aussi d'être attendu pour ravir à table. Mais, mine de rien, il y a là une matière phénoménale.

Comme les Plageoles, Issary fait un mauzac de voile, le Vin de l'Oubli, dont le millésime 1998 actuellement à la vente offre une version soft et gracieuse des grands jaunes jurassiens: ça sent la noisette et le coing; ça glisse tout seul dans la fraîcheur et l'élégance. Nickel à l'apéro ou sur une volaille, entre gens civilisés.

Au dessert, on n'oubliera pas de se siffler une rasade du Sous-Bois de Raysac, le mauzac botrytisé du domaine, vin doux charmant aux parfums de pommes vertes et à la bouche dynamique.

Voilà, voilà

 

 

 

En direct de la rive droite du Tarn, à vous Cognac-Jay.

  

10:48 Publié dans Des vins | Lien permanent | Commentaires (5) |  Imprimer |  Facebook | | |

Commentaires

A la Ramaye, pas de jus de papaye: ça c'est du slogan choc.
quand t'en uras assez de bloguer gratos, tu pourras toujours te reconvertir dans le marketting pinardier.

Écrit par : Robert | 01/08/2007

Qui des prix?????

Écrit par : Claude | 01/08/2007

Pas vraiment donnés, voire plutôt velus en comparaison des domaines voisins: 23 euros le Grand Tertre; 13 euros la Combe d'Aves; 23 euros le vin de voile.

Écrit par : Estebe | 01/08/2007

Sans mentir, si votre Ramaye se rapporte à votre plumaye, vous êtes le phénix des vins de Gaillac, Monsieur du Estèbe!

Écrit par : olif | 01/08/2007

Olif de la Fontaine (ou Bag in Box), vous me flattez

Écrit par : Estebe | 02/08/2007

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