Le thon moribond et le pinard paillette: rien ne va plus, ma pauvre dame!

Grrrrrrrrr

Aujourd’hui pas de recettes, de quiz, de photos alléchantes ou d’idioties. Non, non, non. Aujourd’hui, on s’agace. Vendredi, c’est grognerie.
On s’agace pour deux trois trucs qui ne tournent pas rond dans ce cher monde œnophilo- gastronomique.

 

Commençons avec le thon. Le thon, c’est bon. Juste poêlé, en tartare, en sushi. On se souvient de s’en être slurpé de belles tranches, qui nous vibrionnent encore les papilles. Le thon, c’est mode aussi. Avant, c’était le saumon. Maintenant, c’est le thon. Sur toutes les cartes, dans tous les canards culinaires, sur les blogs aussi; l’humanité gourmande n’a pas d’autre poisson à la bouche. Sans visiblement prêter une oreille à ce que martèlent tous les spécialistes de la faune marine: le thon, le rouge, il meurt de surpêche. A ce rythme de prélèvement, il devrait bientôt rejoindre le loup, le bison ou le lynx au cimetière des bestioles exterminées par l’homme. Et juste pour son plaisir buccal en l’occurrence. Comme on aimerait bien que notre descendance puisse goûter cette chair-là dans vingt ans, ben, on a décidé de ne plus en manger. Ni à la maison ni au resto. Il y a plein d’autres trucs exquis dans les océans. Et si tout le monde levait un peu le pied sur ce pauvre animal, ben, ça lui ferait des vacances. Prenez ça pour une consigne impérative. Et demandez-vous la tête que vous feriez si, à la carte d’une auberge pyrénéenne, on vous proposait du ragoût d’ours.

 

Continuons avec le pinard paillette. A la page 38 du dernier numéro de la Revue du Vin de France, un article richement illustré et intitulé «Grandes soirées bordelaises» nous a fait lever les yeux au ciel et froncer les sourcils (double grimace très difficile à exécuter). C’est que voyez-vous dans les grands domaines girondins, au moment de Vinexpo, on organise des galas d’un luxe débordant. Avec des robes de soirée, des sillons prémammaires bronzés aux Seychelles, des smokings et du pipole. PPDA, le Prince Roro de Luxembourg ou Martin Bouygues étaient là. Comme dans Paris Match. Normal me direz-vous: quand le pinard devient un produit de luxe, les pinardiers jouent les nababs. Pendant ce temps, la moitié des vignerons bordelais tirent la langue et mettent la clef sous la porte. Le vin, on l’aime. Mais le vin à la sauce jet-set sent des pieds, aussi manucurés qu’ils soient.

 

Finissions avec le bio, qui devient l’objet d’une cabale branchée. Car cracher sur le bio, voyez-vous, c’est à nouveau cool en diable. Impossible bien sûr de ne pas citer la croisade hargneuse et aveugle d’un journaliste français notoire (lire le Grand Olif sur le sujet), qui trouve malin de tirer au bazooka sur les vins biologiques ou naturels. Sans faire de prisonnier. Tatatatatat. C’est vrai qu’au sein de cette petite production-là, on croise parfois des jus troubles et malodorants guère recommandables. Une larme pourtant dans l’océan des mauvais pinards conventionnels, qui puent tout autant du goulot, mais en plus polluent dame Nature à coup de saloperies chimiques. Du coup, on comprend mal les gesticulations du vieux gourou, sans doute menacé sur son trône par un phénomène qu’il ne pige pas. Même remarque pour ces gens qui trouvent chic de dénigrer les produits bio. Par fatalisme (de toute manière tout est pollué), paranoïa de PMU (tous pourris…) ou mépris ricanant (ah les carottes biscornues!). C’est vrai qu’on peut discuter sur l’opacité des labels, le contrôle de la chaîne de production et les prix. Mais remplir son cabas de légumes dont la culture respecte peu ou prou l’environnement, de légumes qui n’ont pas cramé du kérosène pour venir des Antipodes, ben ce n’est pas du mysticisme hippie ou du militantisme d’arrière-garde. Mais simplement du bon sens.
Et puis rassurez-vous : chez les Slurp on boulotte toujours du foie gras, des petits oiseaux et du gibier en saison. On a même quelques beaux souvenirs de corrida. Olé!

Tiens, on part une semaine pour ruminer tout ça

Adios!

 

Commentaires

  • Ah que j'aime entendre ce genre de grogneries sensées !!!
    Ca m'évite de grogner moi-même, ça me repose...

    En tous points d'accord.

  • Et j'ai oublié un détail :
    Chouette blog au t(h)on léger, aux recettes alléchantes bien que jamais testées !
    Merci

  • Tu pars une semaine pour chasser l'ours ? Le thon c'est con ! Y en a partout sauf, bientôt, dans la mer. Pour le vin (c'est plus ma partie malgré des racines de pêcheurs bretons) je n'ai rien contre le luxe qui, comme le ridicule souvent proche, ne tue pas (ou pas trop) ; mais il faut décaper la planète des critiques du vin, ils sont dépassés et il est temps que d'autres prennent le relève. Certains le font déjà sur des blog ou des forums (avec parfais sérieux manque de rigueur) mais il faut toucher le nouvel amateur de vin, le futur ou l'ancien qui veut évoluer, pour faire vivre ces artisnas du bon goût et du resoect de la terre. Les grands producteurs n'ont pas besoin de presse, juste d'un support publicitaire.

  • C'est vrai qu'on nous prend pour des cons et le plus triste dans l'histoire, c'est que ça marche !
    Moralité, la connerie à de beaux jours devant elle ! C'est ma seule certitude.
    Merci Jérome pour ces mises au point plus qu'utile.

  • olé... je prends ma garde de membre... et quel bonheur de faire attention à ce que l'on boit, ce que l'on mange, en ayant en conscience le respect de la terre et de ses "habitants"...même si on les mange de temps en temps... merci Denise

  • Oups... j'adore le thon. Oups... j'adore les galas de luxe. Oups... j'achête pas bio. je file au coin avec le bonnet d'âne bio

  • c'est vrai que c'est bon le thon, dommage qu'il soit menacé....ouai et puis ben 100% d'accord pour le bio...n'importe quoi...on nous prend pour des c***** et puis on nous imbibe de produits chimiques....mais chuutttt c'est ((((presque)))) un secret! et après on s'étonne des cancers et compagnie...

  • Me semble que c'est Coluche qui disait "si les cons volaient on seraient dans l'obscurité" ben je trouve qu'il fait bien sombre ces derniers temps.
    Merci pour ce billet et bonne vacances

  • tu boulotes des petits oiseaux? bien mon cochon je m'en vais te dénoncer

  • Pour le thon, la seule solution, c'est que l'humain cesse de se reproduire pour 100 ans, car on arrive pas à contrôler l'espèce avec les guerres, c'est bête.

  • Voilà une bien belle idée, Vincent. Il faut dire que la stérilisation en cascade, ça vous connait

  • Bin c'est vrai quoi, si il ne reste plus de thon, ben c'est la faute aux pacifistes, voilà !

  • Et les moutons, vous les préfèrez d'Anzeinde ou de New Zealand ? Une pensée émue pour ce couple de moutonniers si sympathiques de la Vare qui a perdu 13 moutons, sacrifiés pour les écolos à grande gueule de Genèèèève et Lôôôzaaaane. Génial, le loup.
    Et ce n'est qu'un petit début. Combien ça coûte, le transport d'un kg de viande depuis la NZ ?

  • tout à fait d'accord contre l'utilisation de produits chimiques dans l'agriculture. Mais il faut nuancer les mérites du bio car certains produits utilisés sont aussi nocifs pour l'environnement que leur équivalent chimique (par exemple la nicotine, produit naturel, en viticulture). Pour une agriculture réellement proche de la nature, il est préférable de se tourner vers la production intégrée (PI). Concernant le kérosène, ce thon tant apprécié était-il pêché dans le Léman?

  • Parmi les pipoles bordelais, est-ce qu'il y avait un certain Michel B.?

    Au registre des satisfations actuelles, on notera toutefois que le vénérable Gault, assisté de son fidèle Millau, viennent de décerner le titre de Vigneron 2008 en Bourgogne et Beaujolais à Cyril Alonso, le négociant pur raisin du domaine de l'Ancestra, dont les vins sont régulièrement slurpés au bord du Grand lac, si je ne m'abuse! Tout le monde n'est pas gagné par la bettanisation ambiante, dans le petit monde des guides du vin, et c'est une chance!

  • Ben oui, Mr Géo: le loup, créature intelligente, a compris tous les bénéfices qu'on peut tirer d'une alimentation de proximité. Mais était-ce des moutons bio? Euh, au fait... suis-je un écolo à grande gueule? Moi qui me croyait fine gueule, zut alors.

  • Même réaction que toi en lisant cette RVF qui me fait de moins en moins "triper". J'ai l'impression de lire le même type de magazine quand je suis aux toilettes (Gala, Voici, France Dimanche et maintenant RVF).
    Mais où va-t-on mon brave Mézigue ?

  • ça fait du bien de lier des articles comme ça !

  • Le thon rouge, je te te suis partiellement, c'est celui de Méditerranée qui est en grand péril. Les autres peuvent encore être mangés deux ou rois fois par an, mais c'est vrai que c'est trop mode, on en voit partout, les chefs comme les amateurs savent très peu varier leurs courses marines. Diversifions que diable. Quant à Bettane, j'ai déjà dit chez le Jurassique qu'il sentait le propane, me force pas à me répéter!

  • J'ai entendu récemment un gaillard du WWF qui n'avait pas l'air optimiste pour le thon de l'Atlantique non plus.

  • Belle page pour le petit déjeuner philosophique du dimanche matin que je vais être du coup obliger d'élargir au samedi matin... Je ne mange pas de thon...c'est trop cher...Je suis étonné que ni Cécilia, ni Sarko n'est été aux soirées bordelaises...sinon ça aurait fait la une des journaux et télévisions...Pour le dernier point...le bio... Je suis le fils d'un bon vivant qui s'ingurgite facilement sa demie bouteille de whisky chaque soir et boit encore du vin (bio) à table... et qui à plus de 75 ans a un foie en pleine forme grace à la nourriture bio et équilibré qu'il ingurgite dixit ses médecins... qui depuis mangent bio et se bourrent la gueule tous les soirs... allez je vais me servir un grand apéro et laver ma salade bio...

  • "Moi qui me croyait fine gueule, zut alors." Fine gueule peut-être. Ecolo à géométrie variable, sûrement.
    Comme les autres, d'ailleurs...

  • Seigneur des goulots , je ne peux que t'approuver. Je respecte la charte du naturel car je ne sais pas manger autrement, et l'époque du troc est en plein essor dans nos patelins oubliés du monde .
    Deux truffes = un sanglier ou cinquante grives, la monnaie a disparu, nous osons même nous attaquer à ma moelle des os, bouillon de pattes et cou de poule, tripaillerie et autre cervelles interdites par les barons de bruxelles.
    Pour le thon c'est une autre histoire, au risque de blesser certaines oreilles , le thon des villes se portent bien et prolifère.

  • PAtrick (cuisine de la mer) le dit dans tes commentaires mais je le redis : il avait fait une très bonne étude dans un de ses billets. Le thon rouge, comme lui, je n'en mange que 2 ou 3 fois par an maxi.
    Pour le bio j'en consomme encore plus depuis que j'ai lu le bouquin de William Reymond, toxic => je te mets un lien : http://papillesetpupilles.blogspot.com/2007/08/toxic-obsit-malbouffe-maladie-enqute.html
    Ca fait peur.

    Sinon, t'aurais pas le numéro de tél du beau gars qui est derrière le poisson ? (celui du milieu of course)

  • Mhh... Anne, moi ça me prendrait un plus gros poisson pour dissimuler mes petits défauts... ;)

  • :)))

  • Shhh, SVP ne hausses pas le thon.

  • Le thon est à la mode! Il serait pourtant nécessaire de ne pas éradiquer cet habitant de nos océans.
    Pour participer à la protection de ce poisson marin, faites un premier pas: Ne dites plus: "le ton monte", mais le "boulet prend l'ascenseur"!

  • Le thon est à la mode! Il serait pourtant nécessaire de ne pas éradiquer cet habitant de nos océans.
    Pour participer à la protection de ce poisson marin, faites un premier pas: Ne dites plus: "le ton monte", mais le "boulet prend l'ascenseur"!

  • Le thon est à la mode! Il serait pourtant nécessaire de ne pas éradiquer cet habitant de nos océans.
    Pour participer à la protection de ce poisson marin, faites un premier pas: Ne dites plus: "le ton monte", mais le "boulet prend l'ascenseur"!

  • On a le hoquet, BBG?

  • c'est le vin bio qui est à l'origine du hoquet de BBG ?

  • Non, lui, quand il se fait appeler "anar de droite" pour mieux cacher son gauchisme, c'est plutôt des Glen trucs et autres. En tous cas, pur malt.

  • D'accord sur l'ensemble, cependant le loup a été exterminé en aucun cas pour le plaisir gastronomique mais par croyance et mythologie et surtout car l'homme se pense l'animal supérieur et qu'il était un sérieux rival. Pour le bio et les "vin natures", que je consomme en majorité, je me demande si le fait qu'il soit dénigré n'est pas un signe qu'il menace, et donc qu'il existe et se développe malgré l'artillerie développée conte lui, c'est donc peu-être bon signe pour l'avenir? Non.

  • Raphy, procurez-vous le 24 heures d'qaujourd'hui. la une est faite du loup à Anzeinde. Je cite Joe Quartenoud, paysan de montagne : "veut-on vraiment que la nature appartienne au lynx et au loup ? Si c'est le cas, un jour, il n'y aura plus qu'eux sur ces vastes territoires..." bien sûr, du haut de votre supériorité de citadin écolo, vous vous dites que ce paysan délire. Sauf que non. Un loup 4a va, une meute de loups, bonjour les dégâts.
    Un ami à moi se baladait en Afrique. Le soir, il a voulu faire une balade hors du village. Il a entendu une hyène à sa gauche. Puis une devant et peu après, une troisième à sa droite. Et une 4ème...
    Il a pris les jambes à son cou et a eu bien raison de le faire....
    Un collègue géologue a fait de la marche, seul, dans un petit royaume himalayen. Un loup l'a suivi durant trois jours (eh oui, cf A.London ) (help Inma, je confonds toujours Londres, london et Conrad !) A un moment donné, vous devez vous arrêter de marcher et ...dormir. En littérature, c'est très bien pour les gens comme vous. mais tout le monde ne vit pas que de littérature. Il y a aussi des gens qui vivent de l'élevage du mouton. Et ça, quand on est un petit fonctionnaire des villes, branché mode, donc écolo, on s'en fout hein...

  • Monsieur Géo, quelques remarques.
    Juste pour vous dire que je ne suis en rien citadin, juste un vigneron, ni contre les éleveurs de moutons. J'ai toujours été un défenseur de l'agriculture traditionnelle et respectueuse de la nature. J'ai juste dit que l'homme, ses croyances et son mode de vie extensif (urbanisation et culture très extensive) avait fait disparaître le loup, c'est tout.
    Moi, je n'ai en aucun cas porté de jugement sur personne sans savoir qui il était.
    Salutations

  • Pa du tout! Je n'ai pas le hoquet, Monsieur Géo.
    Je voulais simplement illustré le propos que vous avez tenu ci-dessus: Un "méchant" loup ça va, une "méchante" meute, bonjour les dégats!
    L'illustrer en montrant qu'une "vilaine" blague ça va, mais la même "vilaines" blague trois fois, ce n'est plus drôle du tout! Et encore eût-il fallu que la première le fût.

  • Non, M.Raphy. le mode de vie extensif a fait disparaître des espèces et continue de la faire, mais le loup, on l'a fait disparaître sciemment, à coups de fusil. Parce que s'il fallait choisir entre lui et nous, ben c'était lui. Maintenant, les écolos s'en foutent. Ils ont assez à manger et que cela vienne de New Zealand n'a pas l'air de les déranger.
    Vous êtes viticulteur ? De quel droit assassinez-vous ce merveilleux être vivant qu'est le mildiou ?
    Parce que votre vin, eh ben , on le trouve aussi à Napa Valley, où ils savent se défendre contre le mildiou. Et contre les loups. Bonne soirée, et profitez bien de vous présenter comme viticulteur, parce que vos jours sont comptés.

  • Juste une idée, comme ça: si tout d'un coup, on faisait disparaître tous les hommes qui ne sont pas bios , à coups de fusil? A choisir, comme ça, sciemment, parce qu'ils détruisent à coup sûr l'environnement de nos enfants ! Plus certainement que le loup les agneaux. Nous, ce n'est pas grave, nos jours sont déjà comptés! On en est à essayer de défendre (préserver?) un équilibre naturel que l'on a fortement compromis par le passé.
    Et que Dieu ne nous oblige pas à boire un jour du vin de la Napa Valley! Amen!
    Et surtout, retenez-vous de péter, Mr Géo, même si ça détend, c'est du méthane et ça détruit la couche d'ozone! La vie est une dure lutte!
    C'est de l'humour, évidemment, vous l'aurez compris de vous même!
    A part ça, vous êtes éleveur de mouton, visiblement? En bio?

  • Hello, bravo pour la recette "la pizza qui devient chèvre". Bon il faut bien dire que dans la famille, j'étais la seule à déguster ce délice, tandis que les autres (mari et enfants récalcitrants) avalaient une banale pizza mozzarella-tomate. Je raffole de ces conjugaison odorantes et savoureuses. Alors, j'attends la prochaine surprise du genre. Caroline

  • Olif : c'est pas grave, personne n'est obligé d'être intelligent. Mais vous devriez essayer de lire plusieurs fois le message des autres avant d'écrire n'importe quoi.

  • Ah oui, dans le JT de ce soir, qqn de bien informé nous apprend que le loup du Chablais aurait tué de 20 à 30 mouflons. Personnellement, j'ai vu beaucoup d'animaux rares dans la nature, mais jamais un de ces mouflons dans ma propre région. J'aimerais bien qu'un de ces stupides défenseurs de l'avancée du loup dans nos contrées m'explique pourquoi le loup serait plus précieux que ces mouflons ?

  • Effectivement, Géo, personne n'est obligé d'être intelligent. Ce que j'ai compris du message des autres, c'est que vous vous livrez à une charge contre les écolos citadins qui roulent en 4x4 et qui mangent de l'agneau néo-zélandais bio, ce en quoi on ne peut vous blamer, et que vous prônez l'extermination des loups et des lynx de nos contrées, afin que les bergers puissent continuer à vivre au pays. Si j'ai mal interprété, peut-être que je ne suis pas intelligent, c'est fort possible, mais peut-être aussi vous êtes-vous mal exprimé! Je pense juste que c'est un peu plus complexe que cela, et que s'il fallait exterminer tous les prédateurs, il faudrait regarder aussi un peu du côté de l'être humain.
    Je note également que votre personne bien informée s'exprime au conditionnel dans cette news du 20 heures helvétique, ce qui constitue en soi une belle incertitude et une sacrée contradiction! Ne vendons pas la peau du loup avant de l'avoir exterminé! Ni celle du mouflon avant que le loup ne l'ait tué, d'ailleurs!

  • rohla, l'homme est colère et à juste titre en plus. Je suis pas encore en mode contestation, pour l'instant, la seule chose que je vois c'est qu'il fait meilleur vivre loin de la grande ville, bon sang que ça sent pas bon, bon sang qu'il y a du bruit et bon sang que les gens y sont stressés... bon, ça fait quand même plaisir de vous retrouver, après tout ce temps, l'ami!

  • Je n'ai pas abordé le sujet du lynx. je pense que ce prédatgeur-là s'est montré utile en dispersant les grands troupeaux de chamois et en diminuant les risques de kérato-conjonctivites qui les affectait. Les chamois sont comme nous, quand on n'a pas de prédateur, on devient un peu n'importe quoi. (Tiens, les bandes de jeunes des Balkans un peu faciles du couteau vont-elles faire diminuer l'obésité des Suisses de souche ? Voilà un bon argument anti-UDC...).
    Mais il faut reconnaître qu'on en voit vraiment beaucoup moins des chamois, aujourd'hui, et dans des zones où il était fort nombreux autrefois. Je pense que les chasseurs ne déconnent pas quand ils disent que les lynxs commencent à être trop nombreux.
    Mais cette acceptation de l'arrivée du loup comme une évidence, sans débat démocratique, est un des nombreux points choquant du nouveau visage de la Suisse.

  • Le lynx est aussi utile pour empêcher les lapins de garenne de devenir trop nombreux. Mais encore faut-il qu'il y en ait assez, de lapins. Autrement, je n'ai jamais vu de lynx dans la nature, et je refuse de croire qu'ils soient trop nombreux. Ce sont des animaux solitaires qui ne forment jamais de meute; ils ont aussi besoin d'un grand territoire, et assez craintifs, donc on a peu de chance de les croiser. Les chasseurs ressemblent beaucoup aux écologistes. Toujours le même désir irrationnel de dominer la nature et de transformer les forêts en jardins bien agencés où les prédateurs seraient absents et où l'on ne rencontrerait que des proies dociles et prêtes à l'emploi. Mais les animaux, comme le climat, n'obéissent pas aux caprices des uns et des autres. Vouloir réintroduire l'ours dans des zones des pyrennées densement peuplées, avec l'opposition des éléveurs de mouton est un projet idiot. Et pourtant, de l'autre côté de la frontière, des dizaines d'ours vivent paisiblement sans que personne ne veuille les tuer. C'est une question de géographie, de densité ou de mode d'élévage, mais en tout cas, il y a beaucoup de données qui échappent aussi bien à ceux qui veulent réintroduire le loup ou l'ours qu'à ceux qui veulent les exterminer.

  • Personne ne veut réintroduire le loup. Il arrive tout seul, sans nous demander la permission. cela fait une grosse différence avec l'ours dans les Pyrénées françaises. Et je maintiens ce que j'ai écrit sur le lynx : ce n'est pas parce que vous ne l'avez pas vu qu'il n'y en a pas tropn dans les Alpes vaudoises. En fait, on sent dans les diverses déclarations de tous les intervenants qu'il y a un certain accord sur cette question. Et il n'y a qu'à constater la disparition drastique du chamois dans le district franc du Muveran par rapport à ce que l'on pouvait observer il y a une vingtaine d'années. C'est impressionnant, et ce n'est pas du aux braconniers, eux aussi en voie de disparition. Les chasseurs ne sont pas comme les éàcologistes, ils voient dans le lynx un concurrent. Et non, je ne suis pas chasseur.

  • Le loup a été réintroduit, il y a une dizaine d'années, dans le parc de Yellowstone, avec beaucoup de succès, et des effets bénéfiques pour la flore du parc. Mais ils se sont multipliés, et les Etats de l'Idaho et du Montana ont de nouveau autorisé les éléveurs à abattre les loups qui menacent leur bétail.
    Et parmi les jolies bestioles qui devraient être protégées, il y a aussi le lièvre variable, mais il doit avoir moins d'admirateurs que le loup et l'ours.
    J'aimerais faire partie des chanceux qui ont vu un lynx à l'état sauvage.

  • Pour la flore du Parc ? Intéressant...
    Le lièvre variable est protégé, et il a beaucoup d'admirateurs.
    Pour voir le lynx, il faut lui consacrer du temps, de nuit en particulier, et donc sortir de ses bouquins...

  • Le thon c'est trop bon mais il est préférable de l'acheter en bord de mer de toute façon, alors cuisinons local, j'aimerais que tu me suggères une ou 2 recettes slurpiques de filets de féra.
    A bientôt !

  • Finalement on parlait du thon, du loup, du lynx ou du lievre variable? Je ne suis plus moi.

  • Je viens de poster la technique pour mettre le thon rouge en conserves, lalalèrheuh !

  • Ben voila des choses que ca fait du bien a lire. J'adore le thon rouge, c'est de loin mon poisson préféré, mais bon, je veux que mes enfants puissent y gouter un jour, et je vois aussi venir l'effet ras-le-bol. Marre d'en voire partout, à toutes les sauces, et rarement bien mis en valeur, en plus. D'ici à ce qu'on voie arriver le McTuna demain... Mais bon, je suis malheureusement assez pessimiste sur l'efficacité du boycott : ca a beau être interdit, au Japon, on m'a fait manger de la baleine (à mon insu, j'ai appris qu'après coup ce que je venais de manger, et tout d'un coup la bouffe a pris un sale goût acide...). Le pire, c'est que personne à table n'a compris pourquoi je trouvais ca révoltant... Et le pire, c'est que j'en ai vu en supermarché !

  • Hou la la... On va humer une semaine l'air du grand large et on revient au milieu d'un champs de bataille, entre oeil de lynx et pas de loup. Instructif tout ça, en dehors des inutiles petites piques provoc.
    Bon, assez rigoler. Si on causait cuisine un peu. Un lynx rôti peut-être?

  • moi c'est pareil à chaque fois que je laisse les clefs de la baraque; c'est fou le nombre de mongolien qui vienne squatter dans la cuisine..................

  • >>On va humer une semaine l'air du grand large

    La pêche à été bonne ?

  • La quantité d'informations ici est étonnante vous avez pratiquement écrit un livre sur le sujet.

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