31/08/2007

Le thon moribond et le pinard paillette: rien ne va plus, ma pauvre dame!

Grrrrrrrrr

Aujourd’hui pas de recettes, de quiz, de photos alléchantes ou d’idioties. Non, non, non. Aujourd’hui, on s’agace. Vendredi, c’est grognerie.
On s’agace pour deux trois trucs qui ne tournent pas rond dans ce cher monde œnophilo- gastronomique.

 

Commençons avec le thon. Le thon, c’est bon. Juste poêlé, en tartare, en sushi. On se souvient de s’en être slurpé de belles tranches, qui nous vibrionnent encore les papilles. Le thon, c’est mode aussi. Avant, c’était le saumon. Maintenant, c’est le thon. Sur toutes les cartes, dans tous les canards culinaires, sur les blogs aussi; l’humanité gourmande n’a pas d’autre poisson à la bouche. Sans visiblement prêter une oreille à ce que martèlent tous les spécialistes de la faune marine: le thon, le rouge, il meurt de surpêche. A ce rythme de prélèvement, il devrait bientôt rejoindre le loup, le bison ou le lynx au cimetière des bestioles exterminées par l’homme. Et juste pour son plaisir buccal en l’occurrence. Comme on aimerait bien que notre descendance puisse goûter cette chair-là dans vingt ans, ben, on a décidé de ne plus en manger. Ni à la maison ni au resto. Il y a plein d’autres trucs exquis dans les océans. Et si tout le monde levait un peu le pied sur ce pauvre animal, ben, ça lui ferait des vacances. Prenez ça pour une consigne impérative. Et demandez-vous la tête que vous feriez si, à la carte d’une auberge pyrénéenne, on vous proposait du ragoût d’ours.

 

Continuons avec le pinard paillette. A la page 38 du dernier numéro de la Revue du Vin de France, un article richement illustré et intitulé «Grandes soirées bordelaises» nous a fait lever les yeux au ciel et froncer les sourcils (double grimace très difficile à exécuter). C’est que voyez-vous dans les grands domaines girondins, au moment de Vinexpo, on organise des galas d’un luxe débordant. Avec des robes de soirée, des sillons prémammaires bronzés aux Seychelles, des smokings et du pipole. PPDA, le Prince Roro de Luxembourg ou Martin Bouygues étaient là. Comme dans Paris Match. Normal me direz-vous: quand le pinard devient un produit de luxe, les pinardiers jouent les nababs. Pendant ce temps, la moitié des vignerons bordelais tirent la langue et mettent la clef sous la porte. Le vin, on l’aime. Mais le vin à la sauce jet-set sent des pieds, aussi manucurés qu’ils soient.

 

Finissions avec le bio, qui devient l’objet d’une cabale branchée. Car cracher sur le bio, voyez-vous, c’est à nouveau cool en diable. Impossible bien sûr de ne pas citer la croisade hargneuse et aveugle d’un journaliste français notoire (lire le Grand Olif sur le sujet), qui trouve malin de tirer au bazooka sur les vins biologiques ou naturels. Sans faire de prisonnier. Tatatatatat. C’est vrai qu’au sein de cette petite production-là, on croise parfois des jus troubles et malodorants guère recommandables. Une larme pourtant dans l’océan des mauvais pinards conventionnels, qui puent tout autant du goulot, mais en plus polluent dame Nature à coup de saloperies chimiques. Du coup, on comprend mal les gesticulations du vieux gourou, sans doute menacé sur son trône par un phénomène qu’il ne pige pas. Même remarque pour ces gens qui trouvent chic de dénigrer les produits bio. Par fatalisme (de toute manière tout est pollué), paranoïa de PMU (tous pourris…) ou mépris ricanant (ah les carottes biscornues!). C’est vrai qu’on peut discuter sur l’opacité des labels, le contrôle de la chaîne de production et les prix. Mais remplir son cabas de légumes dont la culture respecte peu ou prou l’environnement, de légumes qui n’ont pas cramé du kérosène pour venir des Antipodes, ben ce n’est pas du mysticisme hippie ou du militantisme d’arrière-garde. Mais simplement du bon sens.
Et puis rassurez-vous : chez les Slurp on boulotte toujours du foie gras, des petits oiseaux et du gibier en saison. On a même quelques beaux souvenirs de corrida. Olé!

Tiens, on part une semaine pour ruminer tout ça

Adios!

 

30/08/2007

Pas de jeûne à Châteauvieux

 

Salutations, honorables gourmets on line,

 

N'allez pas croire qu'on passe nos nuits dans les restos gastro. Papa Slurp n'est pas Crésus. Et l'Euromillion n'a fait que passer devant chez nous, dans sa Cadillac rose bonbon.
C'est juste un hasard de calendrier qui, juste le temps de se remettre d'une pause déjeuner homérique chez l'Aveyronnais Michel Bras, nous a amenés à table chez le Genevois Philippe Chevrier. Deux chefs topissimes. Mais aux antipodes l'un de l'autre. Elégance et épure chez Bras. Prodigalité et gaîté chez Chevrier. Diaporama démonstratif.

 

 

 

Voilà le début de la rigolade. De gauche à droite, la crème de homard au céleri (floue, c'est l'émotion), les jambonnettes de grenouilles dans leur purée à la tomate séchée (canaillissime!) et l'escalope de foie gras sur sa marmelade de framboises à la citronnelle. C'était le début de la rigolade.

 

 

 

Youpi. La suite arrive. Pas trop tôt. Il faisait faim. Débarquent donc le carpaccio de St Jacques et tartare de langoustine; puis le cappuccino de homard aux cèpes et chanterelles (méga cochon!); puis le Saint-Pierre rôti entier, ses cocos affriolants et ses coquins encornets au pistou. Voyez le tableau? Non? Ben, guignez la photo.

Perclus de bonheur, on a tout simplement oublié d'immortaliser le pigeon de Racan dans tous ses états. L'était bon aussi, le pigeon de Racan dans tous ses états.

 

 

Après plein de fromages de la mort (on avait encore un petit creux), il faut affronter une armada de desserts (huit au bas mot), pleins de fraises, de fantaisie et de raffinement. On vous causera des 37 bouteilles englouties ce jour-là une autre fois.

Verdict du jury repu? Un sans-faute voluptueux, un feu d'artifice gourmand. Avec, à la clef, une addition dodue (qu'importe, on l'embrasserait cette note-là) et un jour et demi de jeûne.

Ben oui, faut quand même pouvoir enfiler son slim pour aller twister au Macumba.

 

Adiù

27/08/2007

La souris qui prenait un bain au thé de menthe

Bien le coucou,

 


 

 L'été entrant en phase de préretraite, il va falloir songer à ingurgiter des plats un brin plus balèzes. Et donc ressortir la vieille cocotte Le Creuset du fond de ce placard où elle somnolait depuis des mois.
Eh, Cocotte! Réveille-toi! Va falloir turbiner! Allez debout!
Quoi qui comment déjà???, gémit la cocotte tout endormie.
 
Tout ça pour vous narrer la distrayante rencontre de ladite cocotte et d'une souris d'agneau, dans un bain odoriférant au thé de menthe. Pour réaliser cette recette slurp, quoique limite couillonne, il vous faut une petite souris d'agneau par bouche à nourrir (ou une grosse souris pour deux, soit deux grosses souris pour quatre, ou deux moyennes pour trois, ou quatre petites pour quatre; voyez quoi).
Plus de l'ail, de l'échalote, une bonne glace de viande (mitonnée avec tendresse par votre boucher moustachu), un bon thé à la menthe, et l'envie de pas en branler une en cuisine.

On fait dorer la souris au fond de la cocotte dans un peu d'huile d'olive. Quand l'animal a bonne mine, on le vire, pour faire bronzer deux échalotes hachées et quatre gousses d'ail simplement détaillées en quatre. Retour de la souris sur le gaz. Et là, brusquement, sans crier gare, voilà qu'on mouille avec une cuillère à soupe de glace de viande et un demi-litre de thé à la menthe bien infusé et filtré (comptez trois petites cuillères de thé). Sel, poivre.

Et hop, c'est parti pour une heure et demie de cuisson. A couvert et à feu pépère. Il faut retourner la souris de temps à autre. A la fin, on fait réduire le jus à feu fou, en écumant comme on peut le gras qui surnage. Puis on sert Dame Souris, simplement coiffée de fleur de sel et escortée d'une polenta moelleuse. Par exemple l'épatante polenta tessinoise garantie sans OGM de Paolo Bassetti (ça, c'était juste un bon plan au passage, rien que pour vous les minous).


 

 

Et le glouglou? Ben débouchons donc un rouge totalement mirobolant venu du Jura, le Trousseau Singulier 2005 de Stéphane Tissot, vin pas ou peu soufré (désolé Michel B., hi, hi, hi) à la bouche déchirante de dynamisme et de fruité, ourlé d'une trame de tannins sublimement dessinés, qu’on y dormirait bien dessus. C’est un vin qui allie classe et gourmandise, race et immédiateté, profondeur et typicité. Bref, un vin top moumoute.

 

Arrosée de la sorte, ben, la souris sourit (nul!).

A bientôt, bande de gastrolâtres

24/08/2007

Des petites tomates farcies au cyanure. Parfaitement.

 

 

Coucouloucou

 

 

 

L’autre jour, on traînassait sur le marché de la Fusterie, Genève, Suisse occidentale, Europe, quand un très vilain juron nous a brusquement échappé. «Par le cul glabre du Diable! De vraies amandes amères!»
Mignonnes, salées et iraniennes, elles étaient là, alanguies sur l’étal d’un marchand d’épices orientales. On s’en est payé un sachet illico. Pensez. C’est que la vraie amande amère, ben, elle a un goût drôlement plus intéressant que l’essence chimique dont on se sert d’ordinaire. Mais attention. C’est du poison. Du cyanure. Oui Madame.


La preuve? Dans Agatha Christie, autour du cadavre de la Lady flotte toujours une odeur d’amande amère. La vieille a été empoisonnée par le majordome dans la bibliothèque avec un chandelier. Nul ne le sait. Mais Hercule Poireau confond le gredin à la fin du dernier chapitre. Car le Poireau a flairé l’amande. Ou l’inverse.


Tout ça pour dire que la délicate entrée qui suit ne doit être consommée qu’avec parcimonie. Quiconque aurait la mauvaise idée de s’en slurper des doses massives et quotidiennes pendant des mois risquerait de finir à la morgue, le teint martien et la bave aux lèvres, après une agonie bruyante autant qu’interminable..

Euh… où en étions-nous?


Ah oui, les petites tomates farcies à la ricotta, raisins secs qui croquent sous la dent et amandes amères. Recette pour laquelle il vous faudra de petites tomates, de la ricotta, des raisins secs qui croquent sous la dent et des amandes amères. Ben oui, banane. Plus un peu d’ail en poudre et de piment d’Espelette. Uhhhh, c’est laborieux aujourd’hui.


Au boulot. Il s’agit d’évider les tomates (petites, les tomates - l’avais-je précisé? - mais pas microsques non plus; la taille d’une prune adulte sera nickel). Dans une jatte, on touille la ricotta avec les amandes amères (un brin concassées au préalable), les raisins secs, un rien d’ail en poudre, une giclée d’huile d’olive, une pincée de piment, du sel et du poivre. Goûtez. Rectifiez. Regoûtez. Rerecifiez, etc.
Après ça, il faut remplir les tomates. Puis leur poser leur petit chapeau sur la tête pour éviter qu’elles s’enrhument. Avec cet été pourri, on ne sait plus comment s’habiller.

 

Au revoir, les gens

 

PS: Les plus malins d’entre vous auront sans doute noté l’absence de toute précision quant aux quantités d’amandes, de ricotta et de raisin que nécessite cette recette. Flou légitime et longuement mûri: tout dépend du nombre de tomates à farcir.

PS2: La photo ci-contre, avec son mouvement magistral, traduit assez bien notre émotion face à la découverte des vraies amandes amères.

23/08/2007

Un nouvel ustensile inutile mais fun? L'épluche-ail magique

 

Mes hommages les plus ailliacés,

L'autre jour, on s'est offert un nouveau joujou pour la cuisine. Un épluche-ail magique en forme de tube de mousse, imaginé par la très respectable autant que très suisse maison Zyliss. Comment ça marche? Pas mal, merci. Démonstration photographique.

 

 

 

 

 

On glisse la gousse à l'intérieur du tube.

 

 

 

 

On fait goulou goulou en roulant l'engin sous la paume de la main. Et quand on entend scrtchhhhh....

 

 

 

 

 

 

... ben, l'ail, il ressort tout nu. Magie.

 

Bien sûr, ça vous paraît superflu et débile. Bien sûr, votre cuisine regorge de gadgets tout aussi ridicules qui encombrent les placards. Bien sûr, éplucher une gousse d'ail est une opération n'exigeant - jusqu'à présent - aucune assistance technologique. Mais, voyez-vous, nul ne peut arrêter la marche majestueuse et inexorable du progrès. 
Aujourd'hui, on ne va plus aux Bahamas en pédalo, pas plus que l'on ne se chauffe au crottin de mammouth. Ben, l'épluche-ail, euh... c'est pareil.

Bye bye

21/08/2007

La pizza aux poires qui devient chèvre

 

Chers tous, je vous salue bien bas, à m'en coincer le pif entre les rotules

 

 

 

 

L'amie Claire (dite Clairon pour les très proches) nous avait un jour épaté en tambouillant en deux clins d'œil une tarte avec du fromage de chèvre frais et des poires dessus. Recette que l'on a illico pillée et bidouillée, jusqu'en à faire cette pizza aux poires, thym et deux chèvres. Oui, deux. Un chèvre frais et un chèvre un poil plus sec. C'est un plat slurpy qui se grignote en entrée. Ou en plat principal. Ou à la place du fromage. Ou au dessert. Ou au goûter. Ou au petit dej'. Ou au cocktail de l'ambassadeur, du bout des doigts, en échangeant des propos grivois d'une voix suave et musicale.

 

The tactique. On fait sa pâte à pizza. Ou on en achète une à la supérette du coin. On étale, on parsème de chèvre frais, sel, poivre, thym frais. Puis on dispose élégamment, en un bel élan circulaire (traduisez dans le sens giratoire), de minces quartiers issus de poires mûres. Avant de coiffer de copeaux du fromage de chèvre sec, de thym et d'un vigoureux tour de poivre au moulin. Et vlan, au four préchauffé à 230°, pour 20 minutes. Une recette complexe, certes, mais tout de même réalisable par un enfant d'intelligence moyenne. Ou même un peu moins.

 

Après ça, on file à la cave avec l'agile vélocité de la limande en rut, pour remonter une bouteille de Sylvaner vieilles vignes concocté en 2001 par le sieur Ostertag, dans son chai d'Epfig, Bas-Rhin, Alsace, France-d'en-haut-à-droite (sur la carte).  Un blanc gracieux et délicat, qui sent les fleurs blanches et la tangerine de janvier. Entre autres.

 

 

A plous, les aminches

17/08/2007

Grand quiz de l'été (2): testez votre culture bachique

Amis joueurs, bonjour!

 

 


Vous avez triomphé à notre récent quiz gastronomique. Vous exultez encore, prêt à ronfler sous vos lauriers. Ben, essayez donc celui-ci, centré sur les choses du vin et un rien plus corsé que le précédent. Na!

 

1/On aime la fantaisie et les vins naturels de la maison mâconnaise l’Ancestra. Parmi ces cuvées aux noms animaliers, laquelle n’existe pas?
A Le Porc tout gai
B Le Veau qui a bu l’air
C Swiming Poule
D Le Poux sain

 

2/ Sacrés Jurassiens. Ils ne font rien comme les autres. Leur vin jaune, ils le mettent même dans une bouteille trapue atchment spéciale. Qui s’appelle:
A Le clavecin
B le clavelin
C Le calvinklein
D La cancoillotte

 

3/ Restons donc le pif dans le vin jaune. C’est si bon. C’est quoi le nom du cépage? Hein?
A Le savagnin
B Le salvagnin
C Le savasavien
D Le savabien (oui, merci, et vous?)

 

4/ Cap sur la Gironde. En 2003, le classement des crus bourgeois bordelais avait été révisé. Classement annulé depuis, d’ailleurs. Bref. L’un de ces domaines de renom avait refusé d’y figurer. Lequel est-ce?
A Phélan-Ségur
B Sociando-Mallet
C Chasse-spleen
D Phylox-Petain

 


5/«J’aime le champagne; il me rend belle». C’est qui la dame qui a dit ça?
A Bernadette Chirac
B La Veuve Clicquot
C Mme de Pompadour
D Arielle Dombasle

 

6/ Un peu d’histoire sociale. En 1907, en Aude, les vignerons se révoltent. Ils sont 800 000 à défiler dans les rues de Montpellier. On leur envoie l’armée. Qui pactise avec les mutins. Trop émouvant. Mais au fait, comment se nommait le porte-parole et figure de proue du mouvement?
A Albert Jacquard
B Aimé Guibert
C Yvan Rebroff
D Marcelin Albert

 

7/ On raffole des grands Rasteau d’André Romero du Domaine de la Soumade. Pas vous? Outre le vin, l’homme a une autre passion dans la vie…
A Le macramé
B L’Olympique de Marseille
C Les bébés marsouins
D L’histoire andorrane

 

8/ Il possède la moitié du Bordelais, dont la Château Pape-Clément. Il a passé les 70 ans. Il est pote avec Depardieu. C’est…
A Bernard Magrez
B Bernard Aiguillette
C Bernard Gésier
D Bernard Confit

 

9 / Quel est le point commun (vinique, of course) entre la pétulante Mireille Mathieu et le défunt Edgar Faure?
A Leur totale abstinence: jamais de vin, sauf à Noël
B Leurs mines bouchonnées
C Leur allergie au champagne
D Leur tendresse pour le beaujolais nouveau

 

10/ Cet as de la pédale a une cuvée de Gaillac qui porte son nom.
A Laurent Jalabert
B Eddy Merckx
C Michel Drucker
D Richard Virenque

 

11/Amis mélomanes, bonsoir. Parmi ces noms de domaines ou de cuvées évoquant le monde merveilleux de la musique, trouvez celui qui n’existe simplement pas
A La Combe de luth
B Le Château Pipeau
C Le Vouvray Hautbois
D Le Saxo Rojo

 

12/Dans le film Mondovino, que fait donc le chien de Robert Parker?
A Un prout
B Un jappement inhumain
C Son coming out
D Le beau

 

13/ Seuls un de ces crus bourguignons existe pour de vrai. Ben oui. C’est le…
A Clos des blattes
B Clos des mouches
C Clos des punaises
D Clos des cancrelats

 

14/ Certains cépages changent de nom selon les régions et pays. Parmi ces paires synonymes, trouvez le couple intrus.
A Malbec/Côt
B Zinfandel/Primitivo
C Melon/Muscadet
D Ugni blanc/Folle blanche

 

15/ Plou difficile. L’exquise humagne rouge valaisanne est également cultivée dans le Val d’Aoste. Sous quel nom?
A Cornalin
B Humagnita
C Vien
D Moscato

 

16/ «Gloire à l'aligoté, si bon, si fin, si vrai» a écrit un grand poète et œnophile contemporain. Il s’agit de…
A Olif (le Grand)
B Bettane (Michel)
C Mèzigue (Estèbe)
D Pivot (Bernard)

 

 

 

 

 

Les réponses? Les voilà:

1-D; 2-B; 3-A; 4-B; 5-C; 6-D (c'est lui sur la photo); 7-B; 8-A; 9-D; 10-A; 11-D; 12-A; 13-B; 14-D; 15-A; 16-C (ah, la modestie proverbiale de la maison)


Allez, on compte gentiment ses bonnes réponses. Sans tricher, à la calculette.

Et on écoute le verdict:

16 points. Hou la la! Faudrait penser à autre chose qu’au pinard.
De 10 à 15. Superbalèze
De 5 à 10. Va falloir potasser un peu la littérature glouglou.
De 0 à 5. Naze.
O point. Nicolas S., on t’a reconnu.

Adios!

 

14/08/2007

Des coulis de tomates pour l'hiver

Coucou,

Pendant que les fans d’Elvis sanglotent pour le 30e anniversaire d’une overdose au beurre de cacahuète;
pendant que Sarko et Bush trinquent à la santé du Grand Capital triomphant;
pendant que les bourses mondiales dégringolent et que les vaches anglaises rissolent;
pendant que Castro se rase et que Gaza s’embrase;
pendant que les aoûtiens rougeoient et que les aoûtats festoient;
pendant que la concierge cancane et que la voisine ricane; 
ben, pendant ce temps, chez les Slurp, on fait du coulis de tomate pour l’hiver. Bien mûres ces jours-ci, les tomates.

 

 

 

 

Tchou

13/08/2007

Si on se faisait un kébab? Shish!

Salaam, les gens 

 

L'industrie agroalimentaire, que l'on imagine parfois sous les traits d'un Gollum à l'haleine fétide et aux griffes pointues, est toujours prête à nous faciliter la vie. Tiens, plus la peine d'aller au kébab du coin quand l'envie de t'empiffrer d'agneau grassouillet et croustillant te tenaille. Le Gollum vient de lancer plein de produits orientaux charmants: la pizza au kébab sous vide , le kébab surgelé ou le kébab minute au micro-onde. Merci beaucoup. Trop aimable.

 

 

Evidemment, on a vu ça, on a bouilli d'indignation tout rouge. Avant de se mitonner un petit shish kébab maison, toucon, toubon, en signe de protestation. Et en chantonnant la chouette chanson que voilà.

Manger le kébab, manger le kébab: shish!

 

 

La tactique: découpez un filet d'agneau (ou deux ou trois ou quatre, selon le nombre de zigues à table) en fines lanières. Marinez-les donc avec pas mal de sumac, un peu de mirin (plutôt extrême-oriental, le mirin, mais faut que ça caramélise), une pincée de kamoun, une autre de piment, des graines de sésame noir et du poivre au moulin. 

 

 

Après ça, tambouillez-vous vite fait un tzatziki, en râpant puis en essorant (à la main, pépère) un concombre, puis en le touillant délicatement avec du fromage blanc, de l'ail haché, de la menthe fraîche, sel et poivre. Basta.

Taillez une jolie tomate mûre en pitits dés, ciselez un peu de salade verte, quelques rondelles de concombre nain et d'oignons frais. Disposez tout ça joliment, à portée de fourchette.

 

Puis faites sauter l'agneau au wok (ou à la poêle, no problemo). Humectez et chauffez au four deux trois minutes quelques pains pita, dégottés à prix bisou dans le commerce. Et voilà.

En plus de se monter miam en bouche, le shish maison, ben il crée du lien social. si, si, si. Car chacun il se bricole son kébab tout seul, en piochant çà et là sur la table. Les mains s'effleurent. Les plaisanteries les plus exquises fusent. Le tatziki dégouline. Pendant que coule à flot un rouge ensoleillé, digeste et affriolant, une Poignée de raisin du Domaine Gramenon par exemple.

Ma'as-salama, les amis

 

09/08/2007

Le poulpe enfin pacifié (en salade acidulée)

You Pla Boum

 

 

Il y a quand même de drôles de bestioles tapies dans les abysses. Prenez la pieuvre par exemple. Ces petits yeux sournois, ces infects tentacules, cette chair gluante et violacée, ben, rien que d’y penser, ça file les miquettes. Brrrrrr.

 


D’ailleurs, quand par hasard on rencontrait un gros poulpe avachi sur l’étal du poissonnier, on tournait les talons presto, les fesses serrées comme le poing d’un syndicaliste. Mais à force de s’empiffrer de salades de ladite créature dans les bistrots des vacances, on s’est dit qu’il était temps de se montrer un homme. De le cuisiner, l’animal.
On a empli nos poumons d’air pur. Et on est allé en acheter. La poissonnière, une brunette à l’air lutin, nous a découpé la moitié d'un monstre, soit 435 grammes de tentacules dodus. Et nous a glissé dans l’oreille deux trois trucs pour les cuire. Merci Mademoiselle.

 

Voilà donc une salade de poulpe gentiment acidulée, à préparer pour deux personnes sans penser aux sornettes de Jules Verne. 

Rincez la bête. Balancez-la dans de l’eau frémissante une quarantaine de minutes. Avec du sel. Plus un bouchon de liège, pourquoi pas, d’aucuns affirment que ça l’attendrit. Pendant ce temps, zestez et taillez à vif un citron vert.
Puis faites une vinaigrette tonique huile-d’olive-citron-vinaigre. Après ça, cisaillez moi un peu de persil et d’oignon frais.
Une fois le bain du poulpe achevé, virez la pellicule noire qui le couvre (facile) et la fine membrane sur la partie antérieure des tentacules (un peu moins facile). Coupez-la en petits tronçons. Vinaigrez. Et coiffez de fleur de sel, paprika, persil, quartier de citron, oignon et zestes. Puis servez en chantonnant Octopus's Garden des Beatles, si possible en imitant la voix stupide de Ringo Starr:
I like to be under the sea
In an octopus's garden in the shades
La la la la...

 

 

Il s'agit aussi de dégotter un blanc capable de tenir tête au méchant mollusque. Nous, on a débouché, d’un geste gracieux, un Mercurey blanc les «Croichots» 2001 commis par le long et brun Bruno Lorenzon (une quinzaine d'euros; 0033 385 45 13 51); un vin riche, top classe et méga minéral. La pieuvre en a pris plein les ventouses. Pif! Bien fait.

Bien à vous, les poulpoïdes

07/08/2007

Le melon saucissonné, la pince de la Baronne et la fin de Lee

Youp youp,


Menu du jour: Une bonne nouvelle, une mauvaise nouvelle et une entrée toucon. Par quoi commencer? Comment? La mauvaise nouvelle? Vous êtes sûrs? Bon d'accord.

 


Lee Hazlewood, dur-à-cuire magnifique à la voix abyssale (qui faisait passer Johnny Cash pour Mireille Mathieu) et à la carrière stupéfiante de rebondissements (DJ, producteur, idole, mentor, exilé, oublié, rehabilité…) vient de passer le colt à gauche. Il avait 78 ans et 300 chansons au compteur. Paix à sa gorge. Quelques repères? Le These Boots Are Made For Walking de Nancy Sinatra, c'est lui. Nancy Sinatra toute entière, c'est d'ailleurs lui aussi. Personellement, on vénère ses albums solo commis lors de sa retraite en Suède dans les années 70. Et spécialement le joyeux et moite 13. Lire une bonne nécro ici. Son dernier disque s'appelait Cake or Death; il a donc mordu dans la seconde.

 

 

La bonne nouvelle? Nadine de Rothschild vient enfin de commercialiser sa pince à moules. Vouiiiii! A moules certes, mais à frites aussi. Cela faisait vingt ans que la Baronne planchait dessus. Passer 20 ans de sa vie à phosphater sur une pince à moule, avouez que c'est méritoire. Evidemment, tous les gags scabreux sur cette découverte ont défilé dedans notre cervelle malade. Mais la décense et le respect dû au rang de la dame nous empêchent de vous en livrer un exemplaire.

 

Et la recette, alors? Ben, c'est la brochette de melon et saucisson rôti. Taillez un bon melon en cubes. Et tranchez en fines rondelles un saucisson sec de caractère et noble extraction, pas trop gras, genre saucisse sèche de Toulouse. Faites dorez les rondelles deux minutes à la poêle sans matière grasse. Puis essorez sur du papier absorbant. Ne reste plus qu'à embrocher le fruit et la cochonaille en alternance. Très frais. Un poil canaille. Estival et estimable. Toucon mais tout bon.

 

 

 

 


Bien le bonsoir, ladies et gentlemen

 

06/08/2007

Grand quiz de l'été: testez votre culture gastronomique!

Mes hommages estivaux, chers tous

 

 

 

 

Ah, ah, vous vous pensez un as de l’art culinaire, un gastro-cador, un deus ex machimiam. Ben, on va voir ça. Testez donc votre culture générale gastronomique avec ce petit quiz estival en 16 points, conçu rien que pour vous.

1/ C’est l’histoire de deux frangines, Caroline et Stéphanie, restauratrices à Lamotte-Breuvon dans les années 1830. Un jour de stress pendant le coup de feu, les sœurs font une bévue majuscule, qui s’avère pourtant exquise. De l’accident né un classique du répertoire qui porte leur nom. Il s’agissait des sœurs:
A. Ravigote
B. Miroton
C. Tatin
D. Ketchup

2/ Historique encore. C’était un aristocrate qui, ne voulant quitter la table de jeu, un soir de 1762, demanda à son cuisinier de lui mitonner un en-cas susceptible d’être mangé avec les doigts. L’en-cas fit florès. Il porte son nom. Il s’agissait:
A. Du Conte de Sandwich
B. Du Baron Panini
C. Du Duc Von Hamburger
D. Du Vicomte de la Tartine

3/ Les chefs créent parfois des plats qui passent à la postérité. De sorte que le peuple et s’en empare en oubliant bien souvent leur créateur. Bonjour l'ingratitude. C’est le cas du fondant au chocolat de Michel Bras. Mais qui a donc inventé le saumon à l’oseille?
A. Maïté
B. Jean Troisgros
C. Loulou dans sa cuisine
D. Cyril Lignac

4/ Un autre plat mythique, le hamburger de canard gascon, avec son steak de magret à l’armagnac, son chutney de cerise et son Ossau-iraty fondu, c’est qui le grand esprit qui l’a pondu? Hein?
A. Pierre Gagnaire un jour d’immense inspiration
B. Adrian Ferra sans faire exprès
C. Frédy Girardet en 1984
D. Estèbe (soit mèzigue) il y a deux petits mois

5/ Et tant qu’on en est à la grande cuisine, causons popote moléculaire. Le savant qui a travaillé et popularisé les rouages chimiques de l’art culinaire, c’est:
A. Hervé This
B. Harry That
C. Henri These
D. Hector Those

6/ Littérature toujours. Ces romanciers de renom et de taille ont tous écrit un ouvrage sur la cuisine. Tout sauf un:
A. Gérard de Villiers
B. Alexandre Dumas
C. Jim Harrison
D. Guy des Cars

7/ Contrairement à ce que croient les âmes simples, la pasta n’est pas italienne d’origine. Non, non. Elle vient de Chine. Elle est arrivée dans la péninsule italienne dans les valises de:
A. Giuseppe Garibaldi
B. Marco Polo
C. Adriano Celentano
D. Ornella Muti

8/ Bon, passons en cuisine. Il y a des centaines de sauces différentes dans le patrimoine miam francophone. Parmi ces quatre là, trouvez celle qu’on a inventé dedans notre petite tête juste pour ce quiz:
A. Gribiche
B. Aurore
C. Malabar
D. Soubise

9/ Un peu de magie noire. Pour attendrir le poulpe durant sa cuisson, les Espagnols mettent traditionnellement dans leur casserole d’eau frémissante…
A. Un bouchon de liège
B. Une bible reliée plein cuir
C. Une mouche vivante
D. Un poil de marmiton

10/ Trucs et grigris encore. La sagesse populaire, qui délire dru parfois, prétend que pour rendre digestes les choux de Bruxelles (traduisez pour tamiser leur pétogénie), il faut les cuire à l’eau en compagnie:
A. D’un morceau de poulpe
B. D’une pomme verte
C. D’un quignon de pain
D. D’une rognure d’ongle

11/ Tout se mange chez le cochon. C’est une vérité indiscutable autant que statistique. Tout sauf…
A. Les ris
B. Les pieds
C. Les joues
D. La queue

12/ Restons chez notre copain le cochon. Parmi ces quatre spécialités régionales à base de morceaux de viande confite ou rissolée, trouvez l’intruse:
A. Les grillons
B. Les mistons
C. Les gratons
D. Les fritons

13/ Canailles de poissons. Pour nous embrouillez, le même animal porte parfois deux noms différents. Parmi ces homonymies, laquelle n’en est pas une?
A. Bar/Loup
B. Merlu/Colin
C. Sardine/Marsouin
D. Lotte/Baudroie

14/ Les fruits exotiques ne sont-ils pas atchment baths? Seul problème: leurs noms à coucher dehors, impossibles à mémoriser pour le simple gourmet. Dans la liste suivante, seule une variété existe vraiment.
A. Ugli
B. Pignouf
C. Koukougnette
D. Mamaye

15/ Un peu de folk suisse. La glorieuse fondue moitié-moitié fribourgeoise tire son nom des deux fromages qui la composent à parts égales. Fromages qui sont:
A. Le gruyère et la mimolette
B. Le gruyère et l’emmenthal
C. Le babibel et la Vache-qui-pouffe
D. Le vacherin et le gruyère

16 / Et terminons le pif dans la mondialisation. Certains mets ont traversé les océans, générations et frontières pour devenir des évidences planétaires. Quel est donc le plat le plus consommé au monde?
A. Le Paris-Brest
B. Le hamburger
C. La pizza
D. Le kouign aman

 

 

 

 

Les réponses? Les voilà. 1-C; 2-A; 3-B; 4-D; 5-A; 6-D ("Les recettes aphrodisiaques de SAS", un must!); 7-B; 8-C; 9-A; 10-C; 11-A; 12-B ("Les Mistons", c’est le premier film de Truffaut, banane!); 13-C (trop fastoche); 14-A; 15-D; 16-C.


Maintenant comptez vos bonnes réponses. Et le Dr Slurp, agrégé en arithmétique spatiale et licencieux en psychologie ludique, vous donne ses conclusions.
Quinze points: trop fort
De 10 à 15 points: fort
De 5 à 10 points: moyen fort
De 0 à 5: total naze
O point: Johnny H. on t’a reconnu.

A bintôt

PS: Pourquoi Maître Capello figure-t-il là, tout en haut? Because le Maître demeure le saint patron de tous les jeux à vocation culturelle et cérébrale. Parfaitement.
 

02/08/2007

Le foie gras à dada sur sa pêche blanche

Coucouloucoucou,

 

 

 

 

 

 

Madame Sonson a souvent des fulgurances gastronomiques foudroyantes. Un soir où le frigo n'abritait plus guère qu'un peu de foie gras mi-cuit et le panier à fruit qu'une paire de pêches blanches, elle nous a improvisé cette tartine de foie gras et pêche rôtie. Tartine slurpée dans l'allégresse et la vélocité. 

 

La tactique? EASY!

Madame Sonson a taillé, dans un gros pain paysan qui passait par là, des tranches de mie, qu'elle a mis à dorer au four.
Et alors?
Elle a tranché les pêches blanches en disques, qui sont allés caraméliser à la poêle dans un peu de beurre avec une pincée de poivre exotique et de gingembre moulu.
Et alors?
Elle a empilé joliment tout ça en coiffant de médaillons de foie gras, parsemé de poivre au moulin et de fleur de sel. Avant de décorer de quelques baies estivales.
Et alors?
Ben, c'était chouette, surtout arrosé de la Fièvre Jaune de Nicolas Bonnet, chardonnay de voile genevois parfumé, charmant et digeste, découvert par le Grand Olif à barbe et mézigue un jour de vadrouille insouciante dans le vignoble.

Arrosoir, les cop's

 

01/08/2007

Les vins qui castagnent de la Ramaye

Bien le bonjour, les gars et les filles

 

 

Tiens, l'autre jour alors qu'on était en vadrouille dans le vignoble verdoyant et si joliment mamelonné du Gaillacois, vallée du Tarn, Midi-Pyrénées, France-d'en-bas-qui-s'éclate, on s'en est allé traîner notre gosier desséché au Domaine de la Ramaye. Domaine tenu par la famille Issally depuis le néolithique (ou juste après), et plus précisément par Michel Issaly depuis une quinzaine d'années.

 

 

Comme Plageoles ou Balaran, ce vigneron aux idées longues et pointues redore gentiment le blason d'une AOC qui le vaut bien. Il élabore sans hâte, dans le respect de la Dame Nature et de l'héritage viticole local, des vins au caractère bien trempé, pas forcément aimables ni bien mignonnets. Des vins corsés et atypiques, qui défriseront l'amateur de sirop californien ou de jus cosmétiqués. 

 

Bref. Entre plants autochtones, rendements maigrelets, sulfitage minimum et élevages à rallonge, à la Ramaye, on ne fait pas du jus de papaye.

Outre deux chouettes rouges de soif, hélas perclus de carbonique à notre goût (mais sous les bulles, le fruit rigole), on a été assez impressionné par la densité de la Combes d'Aves 2003, issu de duras et de braucol, un rouge très mûr, balèze et épicé, dont les tannins castagneurs mériteraient quelques années de détention en cave pour se pacifier.

Le Grand Terte 2005 (cuvée déjà repéré par le vigilant ami des Vins étonnants), quant à lui, provient à 90% du cépage prunelard. Vin de cuve charnu et racé, bouqueté de fruits noirs très mûrs et zébré d'une légère amertume, il devra aussi d'être attendu pour ravir à table. Mais, mine de rien, il y a là une matière phénoménale.

Comme les Plageoles, Issary fait un mauzac de voile, le Vin de l'Oubli, dont le millésime 1998 actuellement à la vente offre une version soft et gracieuse des grands jaunes jurassiens: ça sent la noisette et le coing; ça glisse tout seul dans la fraîcheur et l'élégance. Nickel à l'apéro ou sur une volaille, entre gens civilisés.

Au dessert, on n'oubliera pas de se siffler une rasade du Sous-Bois de Raysac, le mauzac botrytisé du domaine, vin doux charmant aux parfums de pommes vertes et à la bouche dynamique.

Voilà, voilà

 

 

 

En direct de la rive droite du Tarn, à vous Cognac-Jay.

  

10:48 Publié dans Des vins | Lien permanent | Commentaires (5) |  Imprimer |  Facebook | | |