14/09/2007

Le mignon merlu tout cardamomé

 

Bien le bonjour, les surfeurs dotés de papilles agiles

 

 

 

 

Le colin s'appelle parfois merlu. Et vice versa. Nous, on préfère l'appeler merlu, le colin. C'est que colin, ça fait un peu fils de bonne famille: Colin, sortez vos doigts de votre nez et venez à l'église. Merlu, en revanche, ça sonne tout de suite beaucoup plus popu et laïque: J'ai bu un verre avec Merlu à la Fête de l'Huma. Donc merlu.

 

Tout ça pour dire que l'autre jour, on a demandé à notre poissonnière, qui est brune et lutine, de nous trancher trois beaux tronçons de merlu breton, des tronçons épais comme deux doigts d'adulte mâle et consentant. Rentré à la maison, on vous a mitonné dare-dare ces darnes de merlu à la cardamome citronnée sur lit de céleris étuvés. Comme ça. Un coup de tête (comme dirait Zizou).

La recette ? La voilì, la voilà.
On commence par préchauffer le four à 180° (vous verrez pourquoi plus tard, bande de curieux). Avant de peler cinq branches de céleri branche (justement), que l'on détaille en minces bâtonnets. Hop, à la casserole, à couvert pépère, avec une noisette de beurre, un demi-verre d'eau, une pincée de sel et une autre de kamoun. On laisse étuver gentiment, jusqu'à évaporation totale de l'eau. Rajoutez en même un peu s’il le faut.

Pour l'infusion de cardamome. Dans une petite casserole réunissez une giclée d'huile d'olive, une noisette de beurre, un sucre, un demi-verre d'eau, un tour de moulin à poivre, le jus d'un petit citron, plus huit graines de cardamome décortiquées et écrabouillées grosso modo. Portez doucement à ébullition, laissez glouglouter quelques minutes et réservez.

 

 

Acte final. On farine mollo, sale et poivre le poisson, qu'on poêle à feu furieux une minute de chaque côté, avant d'enfourner huit minutes au four (préchauffé donc). Pendant ce temps, on déglace la poêle avec l'infusion de cardamome; on gratte, on fait réduire un poil. Avant d'arroser le merlu, gracieusement coiffé de felur de sel et vautré sur son lit de céleri.
Pour faire snob, nous, on a ajouté des baies roses moulues et des graines de sésame noir. Juste pour faire snob.


 

Avec tout ça, il serait bien dommage de se priver d'un grand Auxerrois blanc, pur et vibrant. Chez Goisot, ya tout ce qu'il faut.    

Arrosoir

 

 

PS: Dans le toujours palpitant chapitre "mais t'as vu keski bouffent???", ne ratez pas cette dégustation d'un poulpe d'une fraîcheur indiscutable. C'est un peu dégueu. Mais si drôle.

 

Commentaires

Cadamomé ou cardamomé ? Chez Goisot y a tout c'qui faut, c'est pas faux et c'est pas cher !
En conclusion : le Merlu est un drôle de Goisot...

Écrit par : Baraou | 14/09/2007

cardamomé, c'est corrigé. Hips. On les enfile.
Fais comme Goisot, un peu d'air pur et de chardo, le Goisot...Mais jamais rien ne l'empêche, le Goisot, d'aller plus haut.

Écrit par : Estebe | 14/09/2007

Il fait güi-güi le joli Goisot ?

Écrit par : Baraou | 14/09/2007

ton merlu, qui est snob, vaudrait mieux l'appeler colin, non?

Écrit par : Robert | 14/09/2007

Pas de doute: là-dessus de merlu, le goisot fait mouche.

Écrit par : france d'en bas | 14/09/2007

En vl'a une idee qu'elle est bonne, la cardamome avec le poisson! Mais laquelle? Verte ou noire?

Écrit par : Lolotte | 14/09/2007

Euh... elle est plutôt verte

Écrit par : Estebe | 14/09/2007

Total berk, pas ta recette, mais le poulpe qui bouge encore. berk, berk, berk

Écrit par : Sophie | 14/09/2007

en tout cas on peut pas se plaindre de la fraicheur du poulpe... lol

Écrit par : Dams | 14/09/2007

J'admets être plutôt mal bouché (sinon totalement) en matière de vin, mais avec merlu ou merlin, un gros merlot m'enchante. Colin qui s'en dédit !

Écrit par : Vincent le canneux | 14/09/2007

Non Vincent. Au delà de flirt sonore, un merlot ne serait pas à sa place au milieu de ces épices exotiques et de ce jus plein de citron. Azymutez donc un blanc, et un blanc du nord droit dans les bottes.
On aime votre blog super bien conservé, cela soit dit en passant.

Écrit par : Estebe | 14/09/2007

Ce merluchon( pour la rîme) est tout trognon... il s'associe au bourguignon sans problème...Je sui s en train de lire le traité du merluchon... et ça me tappe le ciboulon... Bon nion...

Écrit par : ;Olivier | 14/09/2007

désolé l'barbu n'est pô tres merlu...il se contentera donc de l'aligoté, patron une autre ! le poulpe me laisse par contre un peu reveur, doit falloir bien macher sinon c'est comme les huitres ça peu remonter (c'est fou ce qu'on pouvait me faire gober quand zétais petit....)

Écrit par : loulou | 15/09/2007

salut jerome, je ne connaissais pas ton blog... et je suis tres etonnée que les suisses aient un si joli palais. je deconne.... à montreux, j'ai découvert quelques petites adresses de restos à t'en lecher les babines....si jamais tu passes à paris.... tu peux toujours consulter mon blog pour quelques adresses de restos.... et bravo!!!! http://besofood.com

Écrit par : kiki | 16/09/2007

Il faut au moins çà pour lui donner de la saveur au merlu, c'est l'un des poissons les plus fades que je connaisse, bien que la cosnsistance de la chair soit sympa. A part çà, les baies roses furent, sont et resteront les petits poisons de la nouvelle cuisine, pas de danger de confusion ici!

Écrit par : Patrick CdM | 17/09/2007

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