30/10/2007

Les quatre chouchous et les petits champis boostés au gingembre

 

Adiù!

 

 

 

 

Il y a, ces jours-ci, un jeu charmant nommé le Thinking Blogger Award (dans le genre caresse-moi-l’ego-dans-le-sens-du-blog-c’est-si-doux) qui galope dans la blogosphère et qui consiste à élire ses cinq blogs favoris. Blogs dont les auteurs doivent, à leur tour, nommer quatre autres. Et ainsi de suite.
Imaginez la spirale exponentielle. Infernal. Aujourd’hui la blogomiam, demain le cosmos interstellaire. Hou, on en a la cafetière qui tournicote.

Bref, les exquises Mamina et Salwa, ainsi que le (la) (les) décapant(e)(s) Loulou, nous ayant fort courtoisement awardisé, nous voilà contraints d’effectuer un choix déchirant parmi nos adresses fétiches. Bon, voilà un quintet. On aime les autres quand même.
 

Vincent le Canneux. Le spécialiste de la conserve de tout poil. Rigolo et précis. Et puis un type capable d’écrire qu’«un Noël sans sauce aux canneberges, c'est comme un tagada sans tsouin tsouin» mérite notre respect.
 

Mister Jup, qui du fond de sa Provence continue de nous fourguer, avec un ton leste et fraternel, de vraies recettes, franches, belles, roots. Et d’autres galéjades avec.
 

Ségolène. Parce que le miam ne se résume pas simplement au dernier Elle à Table, parce qu’il y a derrière vos casseroles une Histoire avec un grand H, des siècles d’expériences et un répertoire gastronomique édifiant, Ségolène, historienne de l’alimentation et cordon-bleu, a sa place dans vos favoris.


Lili Violette. Alias le Kibou, Lili reçoit toujours plein de copains buveurs de bière et dévoreurs de chairs. Kibou cuisine. Et déconne, dru.

 

Et paf, deux blogs ex aequo. Grand Chef, un cuisinier avisé, de gauche et fier de l’être; c’est rare, c’est bon. Et Olivier, qui raconte atchement bien les plats mirobolants qu’il mitonne pour ses trois femmes.


Ouf, voilà notre devoir d’automne accompli. Vite, à table. Une petite salade de champignons de Paris au gingembre, ça vous branche. Non? Ben tant pis. La voilà.

Ciblez de petits champignons bien blancs, bien propres sur eux, qui sortent juste de leur couche les yeux embués d’un bonheur candide. Lavez-les quand même. Sans les démantibuler. Zestez un citron vert. Hachez menu une phalange de gingembre frais. Coiffez les pitit champis de tout ça. Et mouillez largement d’une bonne huile olive et du jus du citron suscité. Fleur de sel. Poivre au moulin. Piment soft. Goûtez. Et effondrez-vous sur le sol de la cuisine, foudroyé par une extase gustative quasi mystique. Oui, on est un brin sensible.

 

 

 

 

Bien le bonsoir

 

PS: Après la pâmoison dans la cuisine, pour recrouvir tous vos esprits, croquez donc dans le plus puissant piment du monde découvert récemment par des scientifiques du Nouveau-Mexique, qui n'avaient visiblement pas grand chose d'autre à faire de plus palpitant pour la survie et le bonheur de l'espèce humaine. Bref, ce piment-là, il réveille sans doute.

 

PS2: Rapport à cette histoire d'awards machin truc, on me demande de faire un lien vers un mystérieux ILKER , initiateur du tralala, et de prier mes lauréats de se mettre à table.

 

 

Commentaires

Quand les blogs de bouffe tournent à la remise des oscars. Je m'évanouie dans la cuisine.

Écrit par : Robert | 30/10/2007

Dis donc, il déconne dur ton blog. C'est lent. Fait plutôt une recette avec des escargots

Écrit par : Sophie | 30/10/2007

ben mon vieux, les awards me pleuvent dessus je vais pas m'en remettre si ça continue! (moi, j'ai déjà accompli ma bonne oeuvre en désignant quelques autres blogs, mission accomplie) allez, pour l'occase je vais me mettre en tenue pour chasser quelques piments les plus forts du monde (devine d'où ils viennent ces bestiaux. Hmm? ben oui, de nos labos. Puis ils sont tellement dopés qu'ils s'échappent et qu'il faut que quelques courageux les arrêtent dans leur équipée sanglante (parce qu'en plus, ils adorent tuer de jeunes écoliers, je sais pas pourquoi). ton award, ça m'encourage à pas prendre mes médicaments et à inventer toujours pire. Je sais pas si mes psy te remercient, estèbe, mais moi oui!

Écrit par : lili violette | 30/10/2007

Ne vous noyez pas sous cette pluie daouardz, mon cher Estèbe, la blogodéconnerie a besoin de vous!

Écrit par : renardgourmande | 30/10/2007

QUOI !!!! Awardisé???? que diantre...à peine les chemins de traverses pris pour quelques jours forts mérités de repos ensoleillé...et voici que le soleil arrive par la Suisse...oui ...oui vous en êtes tous très étonnés... et moi donc ...Tant d'honneur helvête que ma fierté en prend un coup... je passe dés demain chez le chausseur (dijonnais en l'occurence)pour qu'il trouve quelques pièces adaptées à ma cheville volumineuse... que je puisse ainsi poursuivre mon périple par mont et par vaux pour me mener dans le département de notre ami JUPITER lui aussi awardisé...
Heureusement qu'aujourd'hui nos parents (80 ans environ pour les miens) sont des adeptes d'internet, ce qui me permet de répondre et m'incliner devant tant d'honneur...
Bises à vous et bonne semaine

Écrit par : Olivier | 30/10/2007

Ils sont sympas les petits champis, je pars au marché

Écrit par : Nat | 31/10/2007

Je t'avais mis un commentaire hier soir, je récidive puisque je ne le trouve plus... qui l'a mangé?
Merci de t'être prêté au jeu... et de ton choix... lili violette me plaît bien, les autres aussi... par contre si tu fais référence aux champis, je vais compte tenu du sens du champi dans la France profonde (chez George Sand qui habitait le grande banlieue vierzonnaise), m'abstenir de commenter ta recette. C'était le commentaire culturel de l'année... tout arrive!

Écrit par : mamina | 31/10/2007

Mamina, champi... euh???
Désolé pour hier, le blog déconnait velu: l'informatique est une jungle malodorante où règnent l'arbitraire et le vice.

Écrit par : Estebe | 31/10/2007

Je n'en reviens pas, awardisé par le digne Estèbe, mes mirettes sont encore pleine d'étoiles, m'en vais être embêter pour faire mon choix
Connais pas monsieur Alka Ilker ?
Tu sais les champis ont hâte de quitter leur couche qui n'est que du vulgarus fumier de cheval. Espérons que le plus fort des piments ne viennent pas se mélanger à ces gentils champis. Existe t'il un antidote ? par hasard.

Écrit par : jupiter | 31/10/2007

Comment ça, notre Estèbe si cultivé ne connaît pas François le Champi, oeuvre littéraro campagnarde de George Sand?
Le Champi était un enfant abandonné dans les champs et qui avait la réputation d'être méchant... un "sauvageon" quoi!
Bonne journée.

Écrit par : mamina | 01/11/2007

je fais la meme recette depuis longetmps, mais avec sans piment et avec une échalote émincée

Écrit par : Line le roux | 01/11/2007

Chère Mamina, je m'en vais relire l'oeuvre de Georgette de ce pas. A la recherche d'Edmond la Morille et de Sophie la Girolle.

Écrit par : Estebe | 05/11/2007

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