01/11/2007

Les tendres poireaux lardonnés sous le sandre

 

Tzoum tzoum,

 

 

 

 

Tiens, en surfant comme un pingouin idiot sur le net, on vous a trouvé des dessous de tasses et de verres à la fois élégants et atchement relaxants. Ben oui, écrabouiller quelqu'un, ne serait-ce qu'en effigie, avec sa chope de bière, ça fait un bien fou aux nerfs. Il suffit de remplacer, in petto, la petite créature de latex par son chef de service, le voisin joueur de trombone ou le candidat d'extrême-droite local, pour se sentir merveilleusement reposé. Et craaac, prend ça, vieux merdousil de ta race!

 

Une fois parvenu à la zénitude totale, donc, on peut passer en cuisine pour mitonner en quelques petites minutes ce filet de sandre à l'unilatérale sur sa compotée de poireaux aux lardons et ses trois olives. Comme intitulé, ça le fait grave. Surtout les trois olives.

 

 

Compte les olives: une, deux et trois

 

Pour les pôreaux. Tu détailles tes poireaux en petites rondelles. Tu nettoies à grande eau. Tu fais dorer quelques petits lardons au fond de la casserole, tu rajoutes les poireaux, une noisette de beurre, une demi-tasse d'eau. Et tu couvres à feu cool. Quand les poireaux sont tendres comme le cœur d'une biche albinos (n'importe quoi!), tu sales, tu poivres mollo et tu lies d'un trait de crème.

Interlude. Le tutoiement ne nous étant pas naturel. Et pour tout dire un rien TF1-compatible, revenons à la normale. Au vous, donc.

Pour le sandre à l'unilatérale (technique soufflée dedans notre oreille par la tellurique Scoopette, merci Scoopette). Farinez légèrement les filets de sandre côté peau. Faites chauffer deux cuillères à soupe d'huile d'olive à pleins gaz. Et quand l'huile menace de vous sauter au museau, balancez les filets pour deux minutes de folie. Faut que ça croûte velu. Baissez ensuite le feu (ou changez de plaque) et achevez la cuisson pépère, jusqu'à ce que le haut du filet se nacre totalement. Nous, on a dû couvrir 20 secondes pour parachever la cuisson. Fleur de sel. Poivre au moulin. Piment des Squelettes.
Que voilà une cuisson tip top: le poisson, pas cotonneux pour un sou, s'abandonne en corolles entre vos crocs jubilants.

 

 

Allez, recompte les olives: une, deux, trois

 

 

La présentation? On a longtemps hésité entre la fleur de lys, la rosace et le décagone byzantin. Ben, on a fait simple. Soit le petit dôme de poireaux (genre massif vosgien) avec le filet avachi dessus (tel le randonneur éreinté) et les trois olives bêtement lâchées tout autour.

 

Et puis, on a englouti notre oeuvre en sirotant le rosé languedocien du Mas Bruguière, vineux, dense et fringant. Le genre de bouteille qui se retrouve au rez-de-chaussée avant que le tire-bouchon ait eu le temps de dire pop.

A bientôt (pour une terrine de queue de bœuf de la mort, que je te raconte pas, pince-moi j'Halloween)   

Commentaires

Le petit bonhomme, dessous, il attend la mise en bière?

Écrit par : Zorg | 01/11/2007

Un, deux, trois: j'arrive au même compte

Écrit par : Robert | 01/11/2007

ma grand-mère aussi disait le poreaux. t'as quel âge?

Écrit par : anne-sophie | 01/11/2007

C'est ma mère, entre Soral et la Jonction, qui disait également poreaux; donc je suis l'ancêtre, na! ... et pourtant, le tutoyement ne me dérange pas

Écrit par : Pierre | 01/11/2007

Voilà une conversation lexicale palpitante. On disait aussi poreaux dans le sud-ouest de la France au siècle dernier; il semble qu'un I soit passé par là et se soit incrusté durablement. Mais d'où vient il ce satané I????

Écrit par : Estèbe | 01/11/2007

Les poreaux, chez nous, dans la riante Comté de Bourgogne, ce sont les petites peaux autour des ongles que l'on grignote nonchalamment quand il n'y a rien d'autre à l'apéritif et que l'on est un peu stressé!
Pour le Mas Bruguière rosé, je suis d'accord, ça a l'air très "pop"!

Écrit par : olif | 01/11/2007

Top du chic les 3 olives. Le decagone Byzantin aussi, c'aurait ete tres chic.

Écrit par : gracianne | 02/11/2007

pas mal le poisson cuit comme ça, je vais essayer un jour, ça me changera des filets cuits à la vapeur... Quant aux trois olives... si ça c'est pas le comble du snobisme... (mais comme je rigole bien je te pardonne)

Écrit par : lili violette | 02/11/2007

oulala ces trois zolives c'est d'un top trop chic on se croirais presque chez.........mamina ! et les p'tits bonzomes ecrasés,s ça exite en fille ? si oui peut on en plus y planter des aiguilles dedans.........

Écrit par : loulou | 02/11/2007

J'vous dit-tu tu ou j'te dis-tu vous? Comme on dit par che nous...

Écrit par : renardgourmande | 03/11/2007

J'ai essayé avec un beau gros morceau de cabillaud, avé la peau. Et la leçon de l'histoire, c'est la patience. Le côté charnu de la bête a mis deux fois plus de temps - mais au moins 10 minutes un quart d'heure! – à cuire que le côté moins charnu. L'avantage, c'est qu'on l'a à l'œil. Et s'agissant de morue, il vaut mieux........ A part ça, je devrais me fouetter avec des orties et me couvrir de sandre si je ne rendais pas à César ce qui appartient à César : cette méthode m'a été apprise par Domingos Ribeiro, des Délices du Comptoir à Carouge. Amis genevois, courez-y!

Écrit par : scopette | 03/11/2007

j'ai un faible pour la biche albinos, mais je m'en vais essayer cette fameuse cuisson coté peau farinée
pouvons nous personnalise rles petits bonhommes (en mousse), car j'en ai une longue liste à écraser guillerettement

Écrit par : jupiter | 04/11/2007

Je suis admiratif de cette continuité sur ce blog...Un commentaire culturel sur le billet précédent et hop "un sand mis sur le champ(i)" pour le billet suivant...Admirable...
Je peux repartir au Tchad chercher 3 infirmières, journalistes ou olives, la Suisse veille...

Écrit par : Olivier | 04/11/2007

Il devrait personnaliser la bouille qu'on écrabouille. Ya un petit président surlequel je poserais bien mon mug.

Écrit par : Sophie | 05/11/2007

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