30/11/2007

VdV#8: La négrette, des roots dans la topette

 

 

 

 

 

Salud.

Le dernier vendredi du mois, c'est le vendredi du vin. Ce jour-là, la bloglouglou débouche une bouteille sur un thème imposé. C'est un jeu. C'est moderne. C'est drôle. 

Ce mois-ci, c'est Miss Lisa qui a fait la loi. Il s'agissait de remonter de sa cave "un vin provenant d’un cépage provenant de son chez soi." Comprenez un plant enraciné dans son coin de terre. Par un machin corrompu par la globalisation, quoi.

Bref, Ladies & Gentlemen, let me introduce the négrette. Soit ce raisin noir et fier, qui prospère depuis la nuit des temps, ou même un peu avant, sur les mamelons de Fronton, Tarn-et-Garonne, Sud-Ouest de la Sarkoland, Europe de l'Ouest, hémisphère Nord. Et un peu dans les Fiefs Vandéens aussi.

La négrette ne manque pas de charme. Simple et terrien, le charme. Cépage de fruit noir, peu tannique et peu acide, il donne des vins colorés, souples mais amples, au bouquet atypique, empyreumatique et un poil réglissé. 
La négrette, elle n'est pas plus grande, plus forte ou plus belle, pourtant elle est d'ici, comme cette mélodie. Euh... on s'égare.

Pourtant, souvent diluée dans de la syrah ou du cabernet dans des rouges techno sans âme ni racines, la négrette peine à briller.

 

 

Heureusement, certains la courtisent avec talent. Comme le Château Le Roc par exemple. Ou le Château Plaisance, dont la cuvée Grain de Folie (enfin, nous y voilà) avec son pif d'humus, violette et cassis, sa bouche tendue et pleine à la rusticité domptée, nous fait rêver à une France grouillant de vins de pays simples mais vrais. Des vins qui relèveraient la tête, fiers de leur singularité, de leur terroir et de leur histoire.

Et hop, envoyez la Marseillaise. Ou l'Internationale plutôt, c'est plus dansant.

Bon week-end, mes Bisounours

PS. A Genève, on trouve la chose chez le Passeur de Vin rue de Zurich. Tarif câlin.

PS. Oups.... Le Grain est vinifié sans soufre. C'est grave, docteur?

 

Commentaires

Estèbe dans la place ! Yo.
Vive la Négrette qui n'est pas expulsable de Sarkoland, à ce jour. Quant à l'absence de souffre dans la vinif', seul "Tête d'Âne" y voit un défaut a priori (il en est plein).

Écrit par : Baraou | 30/11/2007

Negrette? Ya bon banania

Écrit par : Robert | 30/11/2007

Les bronzés font du ski...

Écrit par : Fraiseroi | 30/11/2007

Dans le temps, il y avait aussi les Négrettes vertes, qui swinguaient pas mal!

Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai une envie de cassoulet, tout d'un coup!

Écrit par : olif | 30/11/2007

Rappelons à tous nos amis oenophiles virtuels que le grand et désopilant jeu "Dessine moi un cassoulet" est également ouvert à nos potes dégustateurs. Jeudi, qu'ils nous débouchent un pinard cassoulet-compatible et on rigolera tous ensemble. Enfin.

Écrit par : Estèbe | 30/11/2007

empyreumatique? Ou est mon larousse?

Écrit par : gracianne | 30/11/2007

Ouille, voilà ce couillon d'Estèbe qui jargonne.
Empyreumatique = odeur de grillé

Écrit par : Estèbe | 30/11/2007

Encore un truc qui va faire des bulles au printemps.......................

Écrit par : loulou | 30/11/2007

un grain souffreteux mais pas malade, allez hop exit le souffre
s'il tient la route sans le souffre c'est tant mieux je pense, mais désepoir , je suis un buveur d'eau
oui ça existe

Écrit par : jupiter | 30/11/2007

Super idée la négrette, et également le cassoulet. Merci pour la (bonne) excuse pour encourager mon mari de me faire un cassoulet. Et il me faudra certainement un bon vin frontonais pour aller avec. Miam miam !

Écrit par : Lisa Roskam | 30/11/2007

connait pas c'te bête, t'en reste une goutte ?

Écrit par : Claude-Olivier | 30/11/2007

Je pensais que la négrette était un noiseau...

Écrit par : Patrick CdM | 02/12/2007

Oui Patrick, et le chouchen un poisson ?

Écrit par : Patrick | 03/12/2007

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