13/12/2007

Damned! Que faire au réveillon??? Les bons plans de Dr Slurp

 

Ding, dong, font les cloches

 

 

 

 

Mamamia, déjà le 13!!! Mais, crotte de batracien borgne, que vais-je donc faire à bouffire pour le réveillon????

On t’entend sangloter d’ici, pauvre lecteur (rice) angoissé(e) par l’inexorable avancée du calendrier et la suffocante imminence de la naissance du Petit Machin.
Bref, on a plongé, avec notre casque à lampe frontale et notre piolet, dans les tréfonds de ce blog, pour vous refiler, gratos, deux trois idées pour peupler les tables des fêtes de choses comestibles.

 

En apéro

Pas de saumon, c’est vulgos. Ni de foie gras, c’est relou. Car voyez-vous, nous voilà à l’aube de la saison de la truffe noire, truffe qui t’enguirlande l’apéritif de 100 000 watts gustatifs. En lamelles sur un petit croûton oint d’une bonne huile d’olive, par exemple. Ou carrément caché dans un œuf à la coque, façon Michel Bras.
Quelques coques, ouvertes au vin blanc, puis parfumées d’une tombée de curry, ça peut le faire itou.

 

En entrée

La coquille St Jacques, qui est chère mais sublime, est toujours une bonne copine en ouverture des débats. Essayez cette recette, fastoche et chic, celle-là, un brin plus roots, ou encore celle-ci, qui déride d’ordinaire les beaux-parents les plus atrabilaires.

 

 



Ne négligeons pas pour autant la terrine de queue de boeuf pistachée maison, qui exige un brin de taf, mais place d’emblée le repas sous des auspices rustico-radieux (n’importe quoi).

Quoiqu’une verrine de pétales de cabillaud sur pouf de lentilles et sous nuage crémeux au wasabi, ça peut prozaquer l’assemblée.

 

En plat principal


La volaille, dit-on, est de rigueur. En bigarade, c’est rafraîchissant.
A la crème, morilles et vin jaune, c’est la classe terroiriste. Et puis ça permet de déboucher un clavelin de la mort.
Ne sous-estimons pas les petites cailles farcies, qui font gentiment piou-piou sous le sapin.
L’agneau fait son effet itou. Confit sept heures aux épices douces.
Voire rôti saignant aux pignons et coriandre.

 

 


Allez, soyons iconoclastes. Osons le gros steak, cuisson basse température, avec un beurre d’Espelette.
Ou la double côte de veau au citron et à la sauge. La double côte de veau, c’est notre petite chouchoue.

 

En dessert

Cliquez donc sur l’un des mille liens à droite. Mes consœurs de la blogomiam sont toutes des pâtissières hors pair. Nous, après le fromage, on fait dodo. Zzzzzzzzzzzzzz. Surtout après avoir croqué dans un morceau de choc.


Les vins.


Quelques suggestions purement subjectives et improvisées.
La bulle apéritive, pas à dire, ça fait nouba. C’est comme ça. Mais le champagne lasse. Et lyophilise le budget. Allons donc voir ailleurs. Vouvray fait des vins effervescents qui t’allument la papille, surtout au Clos Naudin. Certains crémants jurassiens rigolent aussi, comment celui de la famille Macle ou de Steph Tissot. Sans oublier le Mauzac nature de Maître Plageoles, bien sûr.


Les blancs. Voilà l’occasion d’extraire le bouchon d’un de ces blancs sudistes, corsés et matures, qui pioncent à la cave. Trévallon, Vieux Télégraphe, Daumas Gassac: voilà des jus nobles et racés, qui rendent smart le réveillon.


Les rouges. Sans trop savoir pourquoi, on a toujours lorgné vers la Bourgogne à Noël. Un strabisme culturel. Mais un Bandol (Tempier, Pibarnon, priez pour nous) assagi par les années, une Côte bien Rôtie, voire un Saumur Champigny (Roches Neuves ou Rougeard?), ça vous arrose aussi le Petit Jésus comme il faut.


Au dessert ou sur un beau roquefort, on se slurpe volontiers une larme de liquoreux venu des bords du Layon, du Tokay ou de Martigny. Pour tous renseignements complémentaires, vous avez qu’à demander. Il se fait tard. Et notre sapin n’a pas encore les boules.

A plous, mes quiquis

 

Commentaires

Et les girls, Estèbe, on les accommode de quelle manière?

Écrit par : Zorg | 13/12/2007

On vous a dit que le sapin n'avait pas encore les boules !!
On pratique le même strabisme bourguignon mais ici c'est plutôt Chateauneuf à tout va, un Grand avec le gibier dans sa daube ou une belle côte de boeuf...

Écrit par : Tiuscha | 13/12/2007

Dr j'ai trop mal... reste t il de place à ta table?

Écrit par : Lavande L&P | 13/12/2007

sacré estèbe, le seul être vivant au monde qui te propose un oeuf à la coque pour le soir de Noël. Bonjour la fête.

Écrit par : Robert | 13/12/2007

Mais si, c'est la fête, avec des mouillettes!

Écrit par : Estèbe | 13/12/2007

Te lire la première fois 12 jours avant Noël, c'est déjà une victoire...te lire jusqu'a bout, sans rire, c'est ambitieux, tout faire, c'est impossible. Mais, respect, c'est le moiins que je ferais!

Écrit par : tifenn | 13/12/2007

Z'etes le roi de la recyclage mon bon, mafoi zavez raison "c'est bon pour la planete" comme qui dise dans les grandes surfaces
-il est bien possible que les oeufs nous fassent de l'oeil....vu que l'on vient de passer commande pour 3 tonnes de truffes

Écrit par : loulou | 13/12/2007

Beaucoup d'idées. merci beaucoup. le poulet aux morille me paraît très faisable. Non?

Écrit par : Marie | 13/12/2007

Heureusement que tu es la pour donner des conseils, je fais partie des lectrices angoissees - et les ptites St Jacques aux morilles, franchement, elles me parlent.

Écrit par : gracianne | 14/12/2007

Tssss... un steak à Noële, non mais des fois???

Écrit par : Sophie | 14/12/2007

Monsieur Estèbe nous fait un menu... je trouve que c'est une bonne idée, foi de mamina!

Écrit par : mamina | 14/12/2007

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