14/12/2007

Curry basquais de crevettes, coques, chorizo et merguez. Parfaitement.

 

Bonjour, les gens

 

 

 

 

Vous avez le moral qui tremblote à l’approche de la grande liesse judéo-chrétienne? Normal, les guirlandes, ça peut filer les boules (ou l’inverse). Voilà donc une recette sévèrement roots qui rend beau et gai. Ou belle et gaite. D’où une économie substantielle en crèmes de jour et antidépresseurs, qui vous permettra d’envoyer un don au pauvre Dr Slurp, Genève, Sud-Ouest (de la Suisse).

C’est un plat terre-mer-Asie-Méditerranée, une marmite babélienne, globalisatrice et fédérante, qui emprunte à la fois au jambalaya néo-orléanais, au couscous comme là-bas, à la cataplana lusitanienne, à la cazuelita basque ou au curry indien. Bref, un gros n’importe quoi en apparence mais mûrement réfléchi pourtant. Et atchement distrayant au final.

 

 

 


Pour trois personnes et demi, il vous faut:
- 15 grosses crevettes sauvages et crues, si possible décortiquées
- 634 grammes de coques, si possible désensablées
- Quatre tranches épaisses (un bon cm) de chorizo piquant
- Quatre merguez
- Trois tomates joufflues (je sais, c’est pas la saison). Ou un bon gros coulis congelé aux beaux jours, ou une boîte de tomates pelées qui n’empeste pas la ferraille
- Trois brins de céleri branche
- Une grosse gousse d’ail et un gros oignon
- Du garam massala (maison,pourquoi pas)
- Du couscous
- Du piment doux, ou du piment fumé espagnol en poudre.
- Du curry doux
«C’est pas facile/d’avoir du style/quand on est bonne du curry», chantait d’ailleurs une cantatrice blonde à forte personnalité. Bref.

Hachez oignon et ail, faites dorer dans un peu d’huile d’olive, saupoudrez largement avec les épices, et faites colorer quelques minutes. Ajoutez les tomates pelées et épépinées. Laissez compoter un bon quart d’heure. Sel, poivre. Rectifiez les épices (un rien de sucre brun ne nuit pas) jusqu’à ça goûte bon en picotant gentiment la muqueuse.
Pendant ce temps, pelez et détaillez le céleri en petits dés. Rincez crevettes et coques à grande eau. Taillez le chorizo en cubes et les merguez en petits morceaux. Poêler les charcutailles. Puis essorez le chorizo, qui bave orangé.

 

 


Ajoutez crevettes, coques, viandes et céleri sur la sauce tomate. Mélanger d’une spatule précautionneuse. Couvrez. Et tambouillez votre couscous.
Quand les coques s’entrebâillent aimablement et que les crevettes rosissent de la queue, ben, c’est le moment d’engloutir tout ça avec le seul beaujolais nouveau buvable du cosmos (ou presque), celui des Terres Dorés de Mr. Brun, qui embaume délicieusement le cassis en offrant une chair bien plus corsée et séveuse que nombre de ses collègues.
Gamay, c’est mon produit de beauté.

 

 

 

 

Bon ouïque

 

Commentaires

Comme produit de beaute, c'est clair, le Gamay c'est efficace. Et la recette fusion, murement reflechie?, aussi.

Écrit par : gracianne | 14/12/2007

Ah oui, mais s'il faut aller jusque dans le 5e pour trouver ce beaujolais-là, autant se finir au Kiravi.

Écrit par : Rabbit | 14/12/2007

Mais non petit Rabbit, on le trouve au CAVE SA à Gland à prix méga bisou (11 balles!!)

Écrit par : Estèbe | 14/12/2007

oui, d'ailleurs ton plat ressemble vaguement au teint d'Anny Cordy un matin de gueule de bois

Écrit par : Robert | 14/12/2007

Vous ne respectez rien, Robert. Tata Yoyo viendra vous tirer les oreilles.

Écrit par : Estèbe | 14/12/2007

Un beaujolais nouveau qui s'appelle l'ancien et qui est issu de vielilles vignes, c'est un truc à la Devos .
Euh, je me demande........ est-ce qu'on a des chances de trouver ça dans la banlieue de Vierzon?

Écrit par : serge | 14/12/2007

En fait, Mr Brun habite à Charnay en Beaujolais (04 78 47 93 45), et pas à Paris comme bêtement indiqué par mon lien (corrigé depuis). Serge il faut donc user de la poste ou du pneumatique.

Écrit par : Estèbe | 14/12/2007

ennnnnfiiiiin! après un déménagement d'environ huit cent mètres et deux mois de glauquitude bravement (mouais) assumée, la fibre optique rejoint enfin la france d'en bas, la reliant à nouveau au vaste monde de la slurpitude. Elle en pleure, la france d'en bas. Mais...deux mois de top slurp d'un seul coup, ça risque pas de faire un réveillon un peu relou?

Écrit par : france d'en bas | 14/12/2007

Un curry basquais pour Noël, voilà une idée qui me plait! (il est vrai que tout ce qui est basque me plait)

Écrit par : Flo Bretzel | 15/12/2007

Toujours aussi à l'aise dans vos basquettes, mon cher Estèbe. Permettez-moi cependant de vous de vous dire que question New Bojo, vous me fendez le coeur, avec votre Monsieur Brun. Certes, ses vins sont estimables, mais ce sont loin d'être les seuls! Ou presque.

Écrit par : olif | 15/12/2007

Oui, Olif le Magnifique, il y en a d'autres, des bons BN. C'était une envolée oratoire non contrôlée. Que les lecteurs intéressés par ces jus-là aillent donc grapiller sur votre site. Alleu, hop hop.

Écrit par : Estèbe | 16/12/2007

Et voilà un plat qui me parle... qui me chante... qui me hurle... Oui je sais c'est un peu théâtrale juste pour dire que le plat il me dit de le manger... mais quand le plat m'inspire je ne peux pas me retenir... et la pour m'inspirer, il m'inspire !

Écrit par : Dorian | 16/12/2007

Je passe par là, et je vois ça, enfin... ce truc, là, ce gloubiboulga des mers. Et là, quand même, je me demande: Estèbe, avez vous songez à prendre votre température ce matin?

Écrit par : Zorg | 17/12/2007

C'est tout simplement une antique recette babylonienne qu'Estèbe a ramenée d'une escapade en Irak à l'époque où il avait ses entrées dans les cuisines de Saddam.

Écrit par : Rabbit | 17/12/2007

Cà c'est de la recette, on sent l'homme qui a vécu et voyagé, ou beaucoup bouquiné, que qui n'est pas pire. Au départ çà fiche la trouille, "merguez et coques", mais bon, on s'habitue bien à l'idée finalement, le chorizo fait bien le lien.

Écrit par : Patrick CdM | 18/12/2007

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