28/12/2007

VdV#9: des Great Balls Of Fire dans le Lavaux

 

Bien le bonjour, dégustateurs de l'affectif 

 

Il y a quelques années de ça, Mr. Pul et Mèzigue étions en virée dans le vignoble vaudois. Bien sûr, nous avions commencé par nous paumer consciencieusement dans le dédale du Lavaux. Pour enfin arriver au Domaine de Henri Chollet, un rien déboussolés et bien à la bourre.

 

 


 

Le caveau était vide. Et silencieux. Au moins deux secondes. Car brusquement retentissait la voix vicelarde de Jerry Lee Lewis, jaillie d'un lecteur cédé caché dans un coin:

You shake my nerves and you rattle my brain
Too much love drives a man insane
You broke my will, but what a thrill
Goodness, gracious, great balls of fiiiiire

Waou! Comment rêver plus bel accueil que l'hymne biblico-libidinal du Killer?

Débarquait ensuite Henri Chollet himself: gros favoris blancs, modèle Jules Ferry met Crazy Cavan, et un air de franche bienveillance imprimé sur le visage. Chollet qui, deux bonnes heures, nous causa (à toute berzingue) de ses vins, de ses vignes en terrasses agrippées au coteau de Villette, de son respect de la plante et de la nature. Mais aussi de son passé de dessinateur industriel et de batteur rock'n'roll. Des petits noms donnés à chacune de ses cuvées et de leurs belles étiquettes croquées à la main. Ou encore des balades à moto qu'il faisait naguère en Savoie avec son épouse.


Le tout en débouchant mille topettes aux bouquets expressifs et typés, aux chairs denses et précises. Une mondeuse croquante. Un gamay friand. Des chasselas fougueux. Et tout ça quoi.

La plus radieuse des dégustations. 

Depuis, quand on hume l'un des vins de Chollet, ce qui nous arrive relativement souvent, ben, on entend dedans notre petite tête Jerry Lee qui glapit en maltraitant son piano

Come on baba, you drive me crazy. Hou !
Goodness, gracious, great balls of fiiiiire

Des boules de feu en bouteille. L'extase.

Bye Bye

PS: On n'est toujours pas fichu de flanquer une vidéo sur ce maudit blog. Mais allez donc jeter une oreille et un oeil à celle-ci. Le killer dans la force de l'âge, c'est de la bombe. Comme quoi, le cocktail bible-gnole a parfois du bon. 

PS2. Une adresse, peut-être? Domaine du Graboz, Henri Chollet, Aran, tél. (0041) (0)21 / 799 24 85.

PS3. Cette petite histoire vous était narrée dans le cadre des Vendredis du Vin, ce coup-ci consacrés aux breuvages de l'affectif. Une synthèse de vos divers et émouvants témoignages suivra ici et sous peu.

08:25 Publié dans Des vins | Lien permanent | Commentaires (7) |  Imprimer |  Facebook | | |

Commentaires

Le pianiste fou et quelques vins vaudois..... si t'étais à la bourre à l'allée...t'étais comment au retour????? et dans quel état était le piano...???

Écrit par : Olivier | 28/12/2007

Chollet jouait peut-être de la batterie, il n'est en tout cas pas adepte du fût.

Écrit par : Yves | 28/12/2007

Hou, Yves, bien joué. Le foie gras n'a nullement englué vos neurones.

Écrit par : Estèbe | 28/12/2007

VOIR MON INFO POUR LE VIN AFFECTIF
http://picoleuses.blogspot.com/

Écrit par : PICOLEUSES | 28/12/2007

Une bible, un piano et une bonne bouteille... Ok mais pas en suisse !

Écrit par : Baraou | 28/12/2007

Bon vin et rock&roll, que demande le peuple?
A bientot, et bonne fin d'annee chez les Estebes.

Écrit par : gracianne | 31/12/2007

je préfère Eddie Cochran. Bonne st-sylvestre à toi, rocker des caveaux

Écrit par : Robert | 02/01/2008

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