02/01/2008

Les vins sentimentaux: la synthèse

 

Coucou, les coquelets

 

 

 

 

Le dernier VdV de l’An de grâce 07 était consacré à ces vins que l’on aime non pour des motifs strictement gustatifs, mais pour une raison intime. Une raison liée à des souvenirs, à un état d’âme, à un moment précieux, et patati et patata...


Vu la période, on s’attendait à une participation rachitique. Entre Noël et Nouvel-An, l’humanité a d’autres magnums à fouetter. Surprise. Douze blogueuses et blogueurs ont participé à cet émouvant élan collectif. Un tsunami, en somme.

Les voilà, dans le désordre le plus démocratique:

 

L’exquise Tushia trouva l’amour un soir d’été avec un Condrieu 96 de chez Guigal et une poêlée de St-Jacques au balsamique. Une belle histoire d’accords réussis.


Olif le Magnifique, lui, nous cause d’un héritage encombrant, du Petrus qui souvent fouette le liège et d’un vin de la nature signé Marcel. Olif, il nous fait bien rigoler.


Geneviève nous raconte la claque superbe qu’elle reçut naguère en découvrant un amontillado de Miguel Fontadez Florido, pharmacien, collectionneur d'antiquités de Jerez de la Frontera, en Andalousie. Vin d’initiés et de méditation.


Loïck a été secoué d’un grand frisson terroiriste en débouchant un Mas Julien Blanc, "vignes oubliées", de onze d’âge.


Gildas nous décrit avec une émotion palpable le Pacherenc du Vic Bilh 2003 du Château D'Aydie, liquoreux classieux et, surtout, adoré par son épouse.


Laurent Antoon, lui, débouche une Côte Rôtie 93 de Guy Bernard, vigneron cher à son cœur, puisqu’il lui a ouvert les portes du monde bachique.


Lisa met quelque petites bulles spirituelles dans le débat avec un Billecart-Salmon Rosé, le champagne de son mariage, qui te change une soirée lambda en nouba multicolore.


La reine Sylvia cause aussi d’amour, en sirotant une Petite Eglise de L'Église Clinet,  pomerol modeste mais voluptueux qui vit naître une bien tendre affaire.


SonLolo de conjoint, lui, évoque la figure de son papi boulanger, aimé et trop vite moissonné, avec un verre de Sauternes du Château Suduiraut.


La picoleuse, elle, nous brandit un manifeste gai et emballant en forme d’acrostiche fortiche.


La vigneronne Iris remonte de sa cave la Solera 1999 – 2003 de la Closerie de Bertrand dans l’Hérault, vin rare et phénoménal, vin de patience et d’alchimie, vin d’échange et d’amitié.

 

 

 

 

Votre serviteur enfin, met du rock’n’roll, et du meilleur, dans son verre INAO pour louer un grand vigneron vaudois, Henri Chollet, qui est à son terroir ce que Jerry Lee Lewis est à la musique populaire.


Notez l’esprit de synthèse du boss.

A pluche, les amies et amis.

 

Commentaires

Je lève mon verre à ceux qui ont osé dévoiler leur intimité gustative. Et viva Estèbe !

Écrit par : Baraou | 02/01/2008

De biens beaux sentiments dans tous ces vins.

Écrit par : Reine Sylvia | 02/01/2008

Vous êtes décidément le plus rock'n'roll de tous les synthétiseurs, mon cher Estèbe! Je m'en vais derechef sacrifier en votre honneur un de mes immondes Arbois 1980.

Écrit par : olif | 02/01/2008

Il a de grosses joues votre dégustateur en culottes courtes. Malbouffe devant la TV?

Écrit par : Robert | 03/01/2008

Un très joli résultat Estèbe. Merci M. Président !

Écrit par : Lisa Roskam | 03/01/2008

Rien compris, mais très mignon quand même

Écrit par : Sophie | 03/01/2008

Je ne sais pas parler du vin, mais j'aime bien vous lire, vous les poetes de la bouteille. Je vais aller voir cette compil de plus pres.
Bravo pour l'esprit de synthese.

Écrit par : gracianne | 03/01/2008

Allez… résolution 2008… que je tiendrai bien sûr… à l’aube de mes 40ans ( !!!) j’ai décidé de laisser ma timidité au placard et envoyer des commentaires sur les blogs… attention ça va sonner un peu mielleux.. mais tant pis c’est sincère !!! Merci pour tout le temps que tu passes à écrire ces billets que j’adore et même si je ne laisse pas de commentaires je n’en rate pas un – j’apprends plein de choses et en plus ils me font le plus souvent mourir de rire !!! Donc comme vœux de nouvelle année… en plus du blabla classique bien sûr… je souhaite très longue vie à ton blog !!! Et la prochaine fois j’essaierais de te le dire de vive voix (et oui je ta vu aujourd’hui à confédération centre dans un magasin de bijoux fantaisie faisant plaisir à un petit bout de choux… et d’ailleurs super enthousiaste par ton achat…) espérons que je ne devrais attendre d’arriver à mes 50 ans pour ça !!!!

Écrit par : Bégonia | 03/01/2008

Gasp... laquelle de ces dames était-ce? Bon 08 à vous Bégonia.

Écrit par : Estèbe | 03/01/2008

Pourquoi qu'y nous parle maintenant de son sentiment sur les vins de synthèse, le Stèbe ?
Ch'sais plus où j'étais le 28, mais j'ai ouvert une bouteille de Bollinger 67 en hommage à James Bond, qui nous manque terriblement en ces temps de réarmement moral sur le citoyen solidaire et durable.

Écrit par : Rabbit | 04/01/2008

J’apprécie la question à sa juste valeur… car évidemment cela veut dire que je ne faisais pas si vieille comparée aux 2 petites jeunes qui m’accompagnaient… j’était celle qui patientait (que ma cousine de 30 ans paye son truc « Hello Kitty »… et c’est moi qui ne veut pas vieillir….) les bras croisés en vous regardant bizarrement en se disant j’lui parle ou j’lui parle pas….

Écrit par : Bégonia | 04/01/2008

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