08/01/2008

Le saucisson au Sauternes et le mobile volant

 

Bien le coucou, les gens

 

 

 

 

Une histoire triste pour commencer. L’autre jour, on avait photographié, avec notre téléphone portable et rien pour vos beaux yeux, trois saucissons vaudois alanguis sur l’étal de notre charcutier favori. Hier soir, on laisse ledit portable dans le tiroir du bureau (ce qui est bête). Et on file ronronner à la casa.


Ce matin, le téléphone avait disparu. Piqué. Braqué. Evanoui.

Pas de saucissons pour vous. Plus de mobile pour mèzigue. Reste la téléphonie immobile, qui a pris un coup de vieux depuis quelques années.


Bref, voilà une recette replète et joyeuse de saucissons mijotés au Sauternes, empruntée à Monsieur Marc, qui nous avait épatés un dimanche de cocktail dînatoire en nous mettant ça sous le nez. Recette pour laquelle il vous faut des saucissons à cuire (vaudois, boutefas, Morteau, Lyonnais, de Montbéliard, etc.), deux brins de thym et une bouteille d’un Sauternes bien modeste. Le nôtre nous a ainsi coûté le prix d’une demi-place de cinéma à la supérette du coin. Preuve que cette appellation pratique, au niveau tarifaire, un grand écart digne d’une gymnase chinoise en latex. Entre le Château Plonplon et le Château Yquem, il y a comme de la disparité dans l’air girondin.

 

 

 


Moteur! La veille, cuisez les saucissons (compter un saucisson pour trois gulus d’appétit standard) dans de l’eau frémissante. Entre 25 minutes et trois quarts d’heure selon le calibre de l’engin et l’avis du charcutier.
Le lendemain, virez la peau, en faisant glisser la gaine le long de ce jarret rosé (ce qui procure d’ordinaire une émotion trouble). Tranchez en rondelles. Et hop, dans la cocotte. Mouillez à ras avec le Sauternes. Coiffez de thym. Et laisser glougloutez à découvert jusqu’à le liquide ait réduit de moitié. Le jus de la cochonnaille ne fait alors plus qu’un avec le vin. Ce qui dégraisse, mine de rien, un max la bête, sans la sécher.
Et si le cœur (et la balance) vous en dit, dégraissez aussi la sauce avant service.
Puis engloutissez-moi ça avec un gratin de cardons et délectation, en prenant soin d’éteindre votre portable. S’il est encore là.

A la revoyure

 

Commentaires

Ben, voilà maintenant qu'Estèbe s'en paye une tranche... (Géo, je vous vois venir avec ce saucisson. Alors, hein, SVP, restez courtois...)

Écrit par : Zorg | 08/01/2008

A qui voulez-vous faire croire qu'il puisse y avoie un vol en Suisse ?

Écrit par : Patrick | 08/01/2008

Ben oui, voilà un socle confédéral qui s'effondre

Écrit par : Estèbe | 08/01/2008

Pour connaître le nom du voleur, fastoche! Vous n'avez qu'à lui téléphoner, vous avez son numéro! Dommage qu'il ne vous ait pas chouravé le Château Plonplon aussi. Un boutefas à l'Yquem, cela aurait pu faire top bling-bling. Et faire rappliquer Carla!

Écrit par : olif | 08/01/2008

Zorg, je ne suis pas celui que vous croyez. Vous avez essayé le glutamate en overdose ?

Écrit par : Géo | 08/01/2008

Téléphone disparu...Sauternes bu...

Écrit par : Olivier | 08/01/2008

j'imagine la scène ... les bureaux la nuit, personne, .... sauf un securitas curieux et affamé ... ça sentait le saucisson près de ton tiroir, du coup il a bouffé le portable !

Écrit par : vero | 08/01/2008

Du style a chercher la nouvelle compile de ALL WAYS de notre jaunis à l'idéeu nationral, à la mi gras vers les pattes à cul xl xxl xxxl ?... burps, brouff,proutt..dit s'est jojo qui refoule la puce?

Luc lattmann...

Écrit par : Lattmann luc | 09/01/2008

Mmmmm... et ton saucisson portable? l'est toujours là?

Écrit par : Robert | 09/01/2008

Oui mais faudrait préciser: le gratin de cardon, c'est bon, mais pas à portée du néophyte car il faut napper de béchamel (c'est bon, mais pas à portée.....) et saupoudrer de fromage râpé (c'est facile), puis mettre au four sans calciner (là, faut aimer la technique).

Écrit par : Rabbit | 09/01/2008

Sieur Rabbit connaît visiblement son cardon sur le bout des doigts. Nisckel. et pas de moelle, svp!

Écrit par : Estèbe | 09/01/2008

C'est bien de nous proposer des recettes de regime :)
Elle me tente bien, serieux, tu m'as convertie a la cuisson au Sauternes.

Écrit par : gracianne | 10/01/2008

Tiens, je me demande si mon Top Marché de quartier fait du Sauternes au prix d'une demi-place de ciné...
Si c'est oui, je me laisse tenter, lors d'une prochaine rencontre avec un de ces gros vaudois :-)

Écrit par : betterave | 16/12/2008

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