22/02/2008

La dent-de-lion psychanalytique au citron confit et rognon sauté

 

Coucou, les cornichons gracieux

 

 

 

Un jeu quasi psychanalytique d’écriture automatique circule ces jours-ci sur le Net. Il s’agit de balancer, comme ça, sans cogiter, à l’arrache, dix associations de saveurs.
Gracianne nous ayant aimablement proposé d’y participer, on s’y colle illico, sans nulle préparation et même, sous une rapide auto-hypnose.

 

En voiture, Lacan

 

Chou de Bruxelles-Pipi
Bigorneau-Martine la Voisine (quand j’avais dix ans)
Rognon-Citron confit
Confiture de Fraise-Fessée
Oursin-Ourson
Andouillette-Confessionnal
Curry-Camaret (ben oui, le curry de Camaret)
Rhubarbe- Papa
Roquefort-Stooges
Café-Addition

 

Evidemment, notre subconscient a craché là nombre de pistes pour appréhender les méandres de notre personnalité. Ce qui, dans un blog ouvert à tous les vents, relève de l’impudeur totale. 
Oubliez donc cette Martine et cette histoire de confessionnal. Hum…
Notre surmoi taquin aura, en tout cas, pondu une idée palpitante d’association gastronomique. Soit rognon-citron confit. Vite en cuisine!


Et comme la première dent-de-lion française est arrivée cette semaine sur l’étal de la maraîchère, voilà une salade de dent-de-lion aux citrons confits et rognon sauté au cognac. Construction subtile et coquine, le pissenlit amenant une amertume carabinée, le citron une douceur acidulée et le rognon une canaillerie douceâtre.
Voyez le tableau. On en a le bidon qui gargouille d'aise juste à tapoter sur le clavier.

 

 

 


Pour deux personnes, prévoir un rognon de veau dégraissé et émincé en lobes par le boucher à moustaches. Plus deux citrons confits (à faire maison ou à acheter en échoppe orientale) et une grosse poignée de dent-de-lion.


Laver soigneusement la salade, émincer grossièrement en virant les bouts laids.
Préparer une vinaigrette corsée, au vinaigre de Xérès pourquoi pas
Détailler les citrons en huit.
Assaisonner avec véhémence puis faire sauter les lobes de rognon à feu du diable, deux minutes grand max, dans une noisette de beurre.
Ajouter une giclée de cognac dans la poêle écumante, faire flamber si possible. Sinon non.
Touiller l'ensemble. Un tour de moulin à poivre de rab'.


Et voilà une salade préprintanière quoique reconstituante.

 

"What else?", comme dirait machin, le bellâtre caféiné autant qu'agaçant.


Merci le subconscient. A vous Vierzon.

 

PS: Comme les poux pubiens et le mildiou, le jeu des associations de saveurs automatiques est transmissible. Olivier, Arnaud, Vanille, les Frangines , Olif, Tiuscha et So viennent de l’attraper. Désolé.

 

Commentaires

hi hi

Écrit par : louise (gato azul) | 22/02/2008

Désolée mais je ne peux que retenir Martine et le (petit ?) bigorneau, à quel âge au fait car cela peut être permissible ou fortement répréhensible en cas... Non je ne me coucherai pas sur le divan (j'ai déjà régalé 10 fois mes papilles), sauf si on m'offre des rognons au citron confit !

Écrit par : Tiuscha | 22/02/2008

Réponse d'Olivier, Arnaud, Vanille, les Frangines, Olif, Tiuscha et So:
T'as voulu voir Vierzon
Et on a vu Vierzon
T'as voulu voir Vesoul
Et on on a vu Vesoul
T'as voulu voir Honfleur
Et on a vu Honfleur
T'as voulu voir Hambourg
Et on a vu Hambourg
On a voulu voir Anvers
Et on a revu Hambourg
On a voulu voir ta sœur
Et on a vu ta mère
Comme toujours

Écrit par : Rabbit | 22/02/2008

Ben voila, il suffisait de passer chez toi pour que la peche revienne :)
Mais pourquoi roquefort-stooges? Decidement une personnalite complexe cet Estebe.

Écrit par : gracianne | 22/02/2008

Qui est Louise au bleu minou ?

Écrit par : Rabbit | 22/02/2008

Stooges-Roquefort? Vicelard, puissant, brutal, crémeux et fascinant. Uhhhh

Écrit par : Estèbe | 22/02/2008

le curry de camaret :))))))))

Écrit par : marion | 22/02/2008

Je connais toutes les paroles du Curé de Camaret. Voudrez-tu que je les publiasse en commentaire?

Écrit par : Robert | 22/02/2008

Calmos Mr Estèbe ! Si le café ne vous convient pas, prenez donc une camomille ! George C.

Écrit par : George CLOONEY | 22/02/2008

Robert, euhhh...., gardez donc tout ça pour vous. Des âmes pures visitent parfois ce blog, le dimanche.
George, je ne pensais pas un mot de ce que j'ai dit. Je vous adore. Surtout dans les Choristes.

Écrit par : Estèbe | 22/02/2008

Géniale, la salade. Je ferai ça dimanche soir pour l'Homme. L'Homme adore le rognon, c'est bien connu. Et la femme la dent-de-loin. Plat conjugal donc.
Confiture-fessée, faudra m'expliquer... j'imagine des choses.

Écrit par : Anne Laure | 22/02/2008

Jérôme, du respect pour le grand Jacques qui fut mon maître !

Écrit par : Jacques Perrin | 22/02/2008

je vote sans aucune hésitation pour la confiture-fessée . Quelle douce et poignante association!

Écrit par : romain | 22/02/2008

Pour moi ce sera Roquefort - Stooges !

Écrit par : Baraou | 22/02/2008

Mince je suis en france voisine, mais je n'ai pas encore marché sur des pissenlits dans les champs, et pourtant j'en ai des tonnes dans ma pelouse... Bon j'adore ca et j'ai besoin d'un depuratif en ce moment, alors vite un tour au marché pour acher un bol de pissenlit en attendant ceux de mon jardin (pardon pelouse)

PS Ouf enfin un antispam que j'arrive a lire, celui des Frangines m'a donné mal a la tetetetetete.

Écrit par : texmex | 23/02/2008

Vos associations dénotent une personnalité bien trouble, Monsieur Estèbe, aussi trouble que la picrate qui coule dans les verres aux fonds culottés de nos caves vendéennes... je retiens l'idée géniale du rognon-citron confit qui me confirme qu'il y a de belles ressources chez vous.

Écrit par : Marie-France | 23/02/2008

Vive le pissenlit ! À tester vite, vite, car bientôt les verts seront bien trop durs et il ne restera que les énormes blancs tout bêtes avec leurs gros boutons ! Je partage hélas ma table avec un quelqu'un qui a, pour d'obscures raisons, une sainte horreur des rognons. Aussi je les remplacerai par des lobes de foie de lapin raidis à la poêle.
Pour ce qui est de l'association confiture-fessée, on pourra consulter utilement la divine comtesse — entre autres « Diloy le chemineau » et l'épisode des diables collés dans la culotte de Charles par l'accorte Betty dans « Un bon petit diable »

Écrit par : Olivia_Mohune | 09/04/2008

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