31/07/2008

Le gaspacho façon slurp et l'amical échange des lettres au-dessus du Canigou

Besitos, les gens

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Une remarque préliminaire autant que sémantique. Zappez pas, c’est distrayant.
Le mot gaz, quand il passe les Pyrénées, perd son Z en gagnant un S. Le gaz devient ainsi gas chez nos potes ibères. Ben, le mot gaspacho fait exactement l’inverse. Le gazpacho espagnol se mue en gaspacho en France. De là à imaginer les deux mots qui s’échangent leurs lettres au-dessus du Mont Canigou, il n’y a guère qu’un petit effort d’imagination…
- Ola, Monsieur Gaz!
- Salut, Don Gazpacho!
- Echanjamos las lettras?
- Dacodac!

Bref. Des gaspachos, de nos jours, il en existe cinquante-seize millions de sortes différentes. Des sucrés. Des verts. Des avec des œufs. Des sans mie de pain. Des betteravés. Des archicaloriques. Des über light. Des avec des anchois et du topinambour. Des roses avec de petits animaux vivants qui gigotent en surface.
Du coup, on ne voit pas vraiment pourquoi on ne vous livrerait pas notre gaspacho à nous. Qu’est assez réglo, mais un brin perso tout de même.
Pour quatre bols (voire verrines, soyons chic), munissez-vous de:
- Quatre grosses tomates ben mûres
- Deux poivrons rouges
- Deux petites gousses d’ail
- Le tiers d’un concombre
- Un sucre
- Trois brins de basilic
- Trois brins de menthe fraîche
- Deux brins de romarin (premier coup de cuchillo à la traditiòn)
- Une larme de pastis (deuxième coup de cuchillo à la traditiòn)
- Six graines de fenouil (troisième coup de cuchillo à la traditiòn)
- Plus du piment d’Espelette en poudre, de l’huile d’olive et du vinaigre de Xérès pour la couleur andalouse.

Pelez, épépinez et émincez grossièrement les tomates, poivrons, concombre et herbettes.
Ajoutez les graines de fenouil, les gousses coupées en quatre, le sucre et le romarin haché menu.
Puis faites macérer, en touillant le tout dans un récipient doté de couvercle, avec un peu d’huile d’olive, un soupçon de vinaigre, une giclée de pastis et une pincée de sel. Au frigo, quelques heures.
Mixez ensuite, à vitesse pépère. Puis émulsionnez bravement à la fourchette, en ajoutant un peu d’huile d’olive, jusqu’à texture totalement homogène et onctueuse. Certains diluent et filtrent. Nous pas. Chacun chez soi.
Rectifiez l’assaisonnement en ajoutant sel, poivre, piment en poudre et vinaigre. Voire un peu de sucre. Il faut que ça soit rafraîchissant. Et tonique comme une danseuse flamenca d’âge tendre au sortir d’un bain de minuit dans l’Antartique (n’importe quoi).
Hop, au frigo (bis repetitae).

On mange donc ça bien frappé, avec quelques croutòns et légumes crus en bâtonnets s’il le faut, à la petite cuiller, en apéro, en plat principal, en entrée, en tapa, au goûter, à genoux, à la St-Jean, à la bonne franquette. Ou pas.

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Adios!

30/07/2008

Chérie, et si nous allions dîner tout nus ce soir?

Youpi, les nudistes 

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Après le brunch et le slunch, les smoothies et la lunch-box, voilà un nouveau trend culinaire autant que palpitant venu du Nouveau Monde. C’est le repas à poil.
Oui, vous avez bien lu. Le dîner fin, les miches à l’air.
Cette mode exquise nous vient de New York. Et plus précisément d’un groupe joliment baptisé l’Optional Clothing Diners Club (comprenez le Club de Dîneurs Optionnellement Vêtus). Lequel comprend une cinquantaine de personnes qui aiment à se retrouver dans des restaurants en tenue d’Eve et d’Adam. Voilà qui est culotté. Ou plutôt pas, en fait. Plus stupéfiant encore: aucun établissement n’a pour l’heure refusé d’accueillir le club des tout nus. A New York, un client, c’est un client, fut-il vêtu de rien.
On peut ricaner devant cette initiative. Mais à la réflexion, elle présente maints avantages.
1. D’un point de vue domestique. Le dîner à poil met fin à toutes les angoisses vestimentaires préludant un dîner en ville. Dress code: pas de dress. «Chérie, je n’ai rien à me mettre pour le repas de ce soir!» / «Ben, ça tombe bien.»
2. D’un point de vue social. Le dîner à poil permet au personnel tenant le vestiaire des restaurants chics d’avoir du boulot toute l’année. Avant, il chômait en été. Le voilà bossant douze mois sur douze. Oui, il faut penser à l’emploi.
3. D’un point de vue hygiénique. Le dîner à poil permet d’effacer toutes les tâches d’un simple coup de serviette. La dégoulinade de minestrone sur le plastron? La giclée de blanquette sur le chemisier? Oubliées car illico effacées. Un vrai progrès, si vous voulez l'avis d'un petit cochon de table.
4. D’un point de vue moral. Le dîner à poil n’est pas si impudique qu’il n’y parait. Because, durant le repas au moins, les zones les plus taboues de l’anatomie demeurent cachées. Au dessus, par la serviette (bon, on peut discuter). Au dessous, par la chaise, pour un peu que le resto n’est pas opté pour des sièges en plexiglas, bien sûr.
5. D’un point de vue confort enfin. Le repas à poil permet la dilatation naturelle des chairs abdominales sans nulle entrave. Plus de ceinture à desserrer. Plus de complexe à s’empiffrer.
Voilà donc une invention formidable.
D’ailleurs, on vient de réserver une table déshabillée chez Ducasse.

Arrosoir

29/07/2008

Les tomates à la balagnaise pour ravir sans peine

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Coucou Simone,


Pauvre Simone. Samedi soir, ton couillon d’époux a invité Monsieur et Madame Desbois (Robin et Mara de leurs prénoms, hum... gag). Or, t’as beau te creuser le cervelet à la petite cuillère, tu ne sais que leur faire en entrée. Il te faut quelque chose de frais. De gai. De titillant. De speed à préparer. Misère de misère.
Ravale ton cafard, Simone. Et adopte donc ces tomates à la balagnaise, recette vaguement pompée à un amuse-bouche avalé naguère un soir d’extase à Calvi.
Il te faut de la feta, de la menthe fraîche ciselée, de la viande séchée émincée menue, des olives noires hachées et quelques petites tomates. Mais point trop minus, les tomates, pas de celle que l’on baptise cerise, plutôt des siciliennes de la taille d’une roupette de chameau nain.
Coupe le chapeau des tomates. Evide en gardant la pulpe, mais en virant les grains. Dans une jatte, touille feta, olives, viande séchée, menthe fraîche avec une bonne lampée d’huile d’olive et la pulpe émincée jusqu’à texture inspirante. Sel, poivre.
Goûte. Si c’est bon (c’est mieux), garni les tomates. Coiffe des chapeaux. Et réserve au frais.
Dix minutes chrono de boulot.
Et les Desbois vont hululer de bonheur.
Tu dis merci qui, Simone?

28/07/2008

Retour de congés payés: la soirée diapo. Au secours!

Salut les kangourous à poils roux


Une question brûle vos lèvres purpurines. Mais qu’a donc fait pour de vrai le Dr Slurp durant la quinzaine échue?
Ben, quelques lectures édifiantes (Pif et Platon, entre autres), deux bains de mers à 22°, du saut en largeur, un peu de méditation transsibérienne et…

 

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Un barbecue marin au romarin

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Une rencontre avec un vigneron naturel aux pinards gourmands en diable (Maxime Magnon à Villeneuve-les-Corbières, Aude, France-du-Sud où les ânes paissent dans les vignes)

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Un repas chez un cuisinier sévèrement macaronné et résolument inspiré

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Une rencontre avec un vigneron über bio, aux pinards gorgés d'une rustique distinction (Bernard Fabre, Domaine des Cailloutis, Andillac, Gaillac, France-du-Sud où le respect de la nature n’est pas un vain mot)

Voilà, vous savez tout. Voire plus encore.

A plouche.

11/07/2008

Fin provisoire de slurperies

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Tiens revoilà la pause estivale.
Ben nous, on s’en va chasser le triton dans les grandes plaines.
Mais sèche tes larmes, Jane. On sera de retour dans une demi-lune.
Yippiiiii!

10/07/2008

Le tzatziki déviationniste au chèvre et à l’estragon

Coucouloucoucou

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Faut-il faire dégorger le concombre? Voilà un vrai débat, quasi théologique. Certains condamnent l’improductivité de la manœuvre, la jugeant même malsaine. Pendant que d’autres dégorgent encore et toujours, restant sourds à ces arguments.
Et même si cet oblong et simplet membre de la famille des cucurbitacées abrite environ 99% de flotte, nous autres Slurps, ne le dégorgeons guère. Ce qui nous permet de concocter en trois minutes chrono ce tzatziki au chèvre frais et à l’estragon. Version hautement iconoclaste du classique gréco-turc, qui pourrait du reste nous valoir les foudres du PKK. Surtout qu’on fait ça avec un miniconcombre, qui a ceci d’intéressant de pouvoir se cacher dans la poche tout en offrant une saveur un brin plus concentrée que ses grands cousins. Petit mais vaillant, en somme.


DSC01000.JPGAller, au boulot. Pour un petit bol de tzatziki apéritif…
Pelez le concombre. Prélevez à la mandoline huit rondelles minces. Détaillez le reste en morceaux grossiers qu’il s’agit de balancer dans le bol du mixer, avec une demi-gousse d’ail, quatre brins d’estragon frais équeutés, 60 grammes de chèvre frais, une bonne lichette d’huile d’olive, sel et poivre. Mixez. Goûtez. Rectifiez. Taillez les rondelles en petits dés. Intégrez. Touillez. Et décorez d’une tombée élégante de piment. Avalez autour d’une bouteille de blanc frappé, avec quelques mouillettes de pain grillé.
Voilà, voilà. On cherchait un final héroïque à cette recette. Mais, voyez-vous, ça ne vient pas

 

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A bintôt

 

07/07/2008

Le grand quiz gastronomique de l’été

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Comment que ça va bien?

Certains parmi vous se souviennent probablement du grand quiz culinaire de l’été dernier, qui avait fait beaucoup de morts. Pour pouvoir vous prouver à nouveau que votre science en matière gastronomique n’a pas de limite, voilà qu’on remet le couvert. Avec un questionnaire méchamment tordu. Respirez un grand coup avec la bouche.
C’est parti mein kiki.

lambretta-frau.jpg1/ Vous aimez les fraises? Nous aussi. Trouvez donc la variété ancienne qui existe pour de vrai:
A. La Macarena
B. La Lambada
C. La Lambretta
D. La Burkina

2/ Champion de la cuisine minceur, Michel Guérard gagna ses titres de noblesse dans un bistrot d'Asnières-sur-Seine baptisé:
A. Le pote-au-four
B. Le pot-au-feu
C. L’âpotre-en-feu
D. Le Beau Tofu

3/ Tout le monde connaît les yakitori (pas yaklitoris, idiot), les brochettes nippones. Mais comment se nomme le bout de bois qui les embroche? (pas facile, celle-là)
A. Le kushi
B. Le shiku
C. Le shishi
D. Le kuku

chou.jpg4/ Un peu d’étymologie à présent. La saison n’est guère à la choucroute. Tant pis. D’où vient le mot?
A.
De la coiffure dite «en choucroute», très à la mode chez les dames de la cour de Louis XV, coupe ouvragée au look évoquant le chou fermenté.
B. Du mot alsacien surkrut, signifiant chou acide. Et va donc, espèce de surkrut!
C. Du chou kroot, principale variété utilisée pour la préparation du plat.
D. De l’ingénieur strasbourgeois Manfred Von Kroutchou qui, le premier, imagina en 1783 de faire subir à un chou coupé finement une lactofermentation dans une saumure. De Kroutchou à Choukrout, il n’y a guère qu’une pirouette lexicale.

5/ Histoire encore. On prête à la bouillabaisse une origine mythologique. Mais laquelle?
A.
C’est une robuste soupe de poissons de roche que cuisina Castor pour draguer Polux. On connaît la suite à la fois tragique et embarrassante de l’aventure.
homer.jpgB. Dans l’Odyssée d’Homère, Ulysse se tambouille une version un rien primitive de la bouillabaisse, à ce point malodorante qu’elle le délivre de la perverse magicienne Circée.
C. Venus prépare une proto bouillabaisse pour endormir son vilain et velu mari, Vulcain, afin d’aller retrouver Mars, son amant bien pourvu. Elle est d’ailleurs notoire, la barre de Mars.
D. Perséphone, reine du royaume des Ombres, se siffla sans réfléchir une bouillabaisse truffée de substances soporifiques par l’infect Hadès. Lequel put alors abuser d’elle. Et pas qu’une fois, dit-on. La soupe de poisson digérée, Perséphone coupa son portable, puis se retira dans la honte et la solitude.

6/ Et la mayonnaise, vous connaissez l’origine du mot? Hein?
A. Du préfixe grec maïeu, qui indique grosso modo, l’accouchement de quelque chose par ping-pong de deux éléments distincts. D’où la maëunaise.
B. «Manger cette sauce?», se serait écrié Talleyrand devant une émulsion à basse d’œuf et d’huile, réalisée par sa cuisinière. «Encore faudrait-il qu’elle m’aille, ô, niaise.» D’abord baptisée mailloniaise, la sauce devint mayonnaise un siècle et quelques coups de fouets plus tard.
C. Le terme viendrait du maillol (ou maillot en français moderne), une liquette en étoffe modeste et donc transparente, que portaient les cuisinières d’antan pour faire monter la sauce.
D. Simplement de son lieu de naissance. Soit Mahón, capitale de Minorque, dans les Baléares, ou l’autochtone avait découvert depuis belle lurette les vertus du mix d'huile d'olive et jaune d'œuf. Un amiral français ramena la chose sur le continent et la baptisa la mahonnaise. Ben oui, comme béarnaise ou javanaise.

ducasse_narrowweb__300x425,0.jpg7/ La mode est aux plats intégrant la bonbonnaille de notre enfance. Le Monégasque Alain Ducasse pourrait en être le précurseur. Au Spoon, il mit en effet au point:
A. Un soufflé au Bounty
B. Une glace au Malabar
C. Une tatin à l’Orangina
D. Des macarons au Zan

8/ Qui est donc l’immense cuisinier contemporain qui a créé la désormais classique «double côte de veau aux deux citrons et trois poivres»?
A. Groucho Marx
B. Thierry Marx
C. Karl Marx
D. Estèbe, mèzique quoi

9/ Ce sont les Ricains qui engloutissent par an le plus grand nombre de pizzas par tête de pipe. Ah, les cochons! Mais quel est donc le pays qui occupe la seconde place mondiale?
A.
La France
B. L’Italie
C. Le Liechtenstein
D. Le Groland

10/ On aime le plat de poissons et crustacés espagnol nommé la zarzuela. Mais le terme désigne également autre chose dans la belle langue ibère…
A. Une partie très précise de l’anatomie masculine (inutile de rentrer dans des détails scabreux autant que finalement peu utiles pour le propos qui nous concerne).
B. Le maillot de corps traditionnel du toréador
C. Une sorte d’opéra-comique d’antan
D. L’avant-centre dans une équipe de foot féminine

divine.jpg11/ Causons cinoche. Que mange donc l’impressionnante (et défunte) Divine à la fin du film culte Pink Flamingos (1972) de John Waters. Un truc bizarre:
A. Une crotte de caniche
B. Une merguez de gnou
C. Un macaron au foie gras
D. Un croque-madame en forme d’obélisque

12/ Beaux arts encore. Quel est le nom de la gourmandise ultime des romains décadents et orgiaques dans Astérix en Helvétie?
A.
La lymphe de chamelle
B. Le foie de lynx
C. La graisse d’urus
D. Le rognon de Goth

13/ Les ustensiles de cuisine portent parfois des noms étranges. Trouvez celui qui n’existe pas:
A. Le tchouchkopek
B. La marguerite
C. Le russe
D. Le maccaronier

LAG006.0178.jpg14/ Et le gant de protection qui sert à ne pas se cramer en sortant un plat du four, c’est quoi son vrai nom de baptême?
A
. La monique
B. La manique
C. La mimique
D. La ninique

15/ Un helvétisme pour finir. C’est le plat national vaudois, à base de patate et de poireau. C’est bon, surtout avec la saucisse au chou. C’est le:
A. Papet
B. Papi
C. Papô
D. Papou

 

 

 

Les réponses ? Les voilà : 1-B, 2-B, 3-A, 4-B, 5-C, 6-D, 7-B, 8-D, 9-A, 10-C, 11-A, 12_C, 13-D, 14-B, 15-A.
Maintenant comptez vos bonnes réponses. Et le Dr Slurp, ceinture noire de calcul mental et capitaine en psychologie culinaire, vous donne ses conclusions.
Quinze points: trop fort
De 10 à 15 points: fort
De 5 à 10 points: moyen fort
De 0 à 5: total naze
O point: Tiens, Jean-Claude Van Damme lit mon blog ?

03/07/2008

La soupe de melon épicée qui t’arrache un brin la goulette

Bien le bonjour, mammifères connectés

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On vient de se payer un engin miraculeux. Une cuillère à melon.
Notez que la plupart des bonnes maisons ont ça dans le tiroir. Mais nous point encore. L’ustensile nous a coûté 14,70 fr., ce qui n’est pas rien au jour d’aujourd’hui (rapport au prix de la gazoline, au pouvoir d’achat et aux tarifs de la truffe blanche). Mais nous amène depuis bien des satisfactions. Entre autres, de pouvoir prélever des boules dans la chair du melon. Ben oui. Le reste ne vous regarde guère.
Tout ça pour plonger dans une soupe glacée de melon épicée, à se slurper en entrée sous la tonnelle quand le soleil darde ses rayons vengeurs sur nos vieux catogans.
Un gros melon convient pour quatre petits appétits. Un petit melon convient pour trois gros appétits. Pour sept appétits moyens, prévoyez donc un petit melon et un gros melon. Ou l’inverse.
Bref, pour un melon de dimension lambda, munissez-vous des trois brins de menthe fraîche, trois brins de basilic, trois clous de girofle, du piment d’Espelette en pagaille, du poivre exotique (le Jamaïquain est rigolo), trois tranches de jambon cru et svelte (de Bayonne, pourquoi pas) et de la muscade râpable.
Prélevez avec la cuillère idoine quelques boulettes de melon. Embrochez sur des piques en bois (ou pas) en alternance avec un petit morceau de jambon cru plié en quatre (de rire). Poivrez. Réservez.
Extrayez la chair restante du melon. Balancez le tout, en morceaux, dans le bol du mixer avec tous les ingrédients suscités. Soit menthe, basilic, trois tours de poivre, deux bonnes pincées de piment, une bonne pincée de muscade et les clous de girofle préalablement écrabouillés au pilon. Mixez. Vrouuuuum.
Il s’agit dès lors de saler graduellement, en goûtant et regoûtant, jusqu’à l’obtention d’une harmonie sucré-salée exaltante. Réservez dedans le grand frigo.
Détaillez le jambon restant en fines lanières de 3, 27 cm de long, qui vont sécher gentiment à la poêle, sans matière grasse, à feu medium, jusqu’à croustiller sous la canine.
Les lanières s’en vont barboter dans la soupe glacée. La brochette est posée en équilibre sur le bol. Pendant que les verres s’emplissent d’un rosé gouailleur et naturel, comme celui que produit le recommandable Domaine Garance en Vallée du Rhône, dont le co-proprio est une star (J.L. Trintignant himself), qui ne la ramène nullement sur les étiquettes. Et ça, c’est chouette.¨

 

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Bien à vous, les pingouins soiffards

 

01/07/2008

Tous ces grooves dans nos marmites

Bien le bonjour,

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C’est un tremblement de terre musical qui a couronné l’opération «Du Groove dans la marmite» initiée par Gracianne et votre humble serviteur à poil dru. Il s’agissait, pour le 21 juin, de proposer une recette flanquée d’un morceau de zizique. Et vous savez quoi? 53 blogueuses et blogueurs ont fait la popote en rythme. Un succès colossal qui nous donne envie de nous lancer fissa dans une carrière politique de chef d’orchestre virtuel en tablier de cuisine.
Voilà donc la synthèse. Ou la moitié de la synthèse; l’autre partie devant se déguster sur le blog de Gracianne.
Monte le son, Simone, on démarre.

Mamy Danny nous a mitonnés un riz au lait à la régulière au rythme de l’hymne hypocalorique d’Alice Dona. Bien vu.

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Patrick CdM, au terme d’une flamboyante envolée sur Lui, L’Océan et La Musique, a mis un disque de Didier Squiban pour préparer des Sardines à l'huile de combava, souskaï de mangue sable. Bonne idée.

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Véro de cuisine sauvage a logiquement coloré son sirop de menthe avec la Couleur menthe à l’eau d’Eddy Mitchell.

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Natalia a fait dorer d’alléchantes ensaimadas (petits pains briochés originaires de Majorque) au son de la guitare flamenca de Santiago-Lucas Mol.

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Changement de décor, chez le Sieur Olif qui a débouché un gamay tourangeau et punk, qui a logiquement arrosé le God Save The Queen des Sex Pistols. No future?

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Gracianne, reine de la fête, nous l’a joué celtique avec des oignons rings et une vieille ritournelle délicieusement titubante des Pogues.

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Greshka a ressorti un lapin, lapin, lapinou de son trou pour le cuisiner à la moutarde. Et plouf le lapin.

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Marie France a fait fort. Un salmigondis de pirate, une fable érotico-flibustière et une vielle chanson SM de Boris Vian. Plus une confiture douce-amère plongée dans le Tourbillon de la vie, celui qu’entonne si joliment Jeanne Moreau dans Jules et Jim.

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Hors concours mais pile dans la cible, Moschi a mis une pincée du velu Gonzales dans son poulet gingembré.

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Cathy a décidé qu'elle survivrait (I Will Survive, donc, dans la version top moumoute de Cake) en avalant un sorbet fraise gingembre gentiment acidulé.

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Louise a plongé dans la sémantique du mot Groove. Et en est ressortie avec une reprise du grand Marley par Clapton. Et trois recettes affriolantes: un painkiller, des Jamaican Hot Pepper Shrimp et une Salsa à la mangue. Oui, ça nous chante.

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Flo Bretzel s’est muée en juke-box nostalgie, avec six plats inspirants, associés à six tubes des années 80.
Bonnie Tyler gronde pour un gâteau tout choc, les Eurythmics roucoulent pour des scones et Wham pédale dans une salade à la feta. Voilà qui ne nous rajeunit guère.

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Anaïk a exhumé une perle kitschissime, un Frédéric François millésimé, à savourer avec de petits artichauts marinés à l’huile d’olive façon antipasti. Suavement transalpin.

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Didier a eu la bonne idée d’inviter le Massilia Sound System pour engloutir des papillotes de poisson au basilic.

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Agnès, elle, a convoqué le tandem Olivia Ruiz-Adamo pour un yaourt drôlement caféiné.

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Murielle, affairée à la réalisation de très sexy beignets de bananes comme à la Réunion, nous a logiquement mis «ça sent la banane» de Jacqueline Farreyrol entre les oreilles.

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Anso a picoré dans les frites de la drolatique Valérie Lemercier avant de s’attaquer à une «bonne ventrée de sardines à l'escabèche».

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Grand Chef (et Grand Kokin) nous a fait un clip chaud et gainsbourien, mettant en scène un flan érotique. On en est encore tout chose.
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Après moult hésitations, Marion a choisi d’avaler une pizza qui arrache la tête avec un vrai bout de Pulp Fiction dedans. «Any of you fuckin' pricks move and I'll execute every motherfucking last one of you». Culte!

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Vénérable Godon, qui fêtait son anniversaire pile ce jour-là, a juste demandé à Catherine Deneuve de se déguiser en ânesse pour lui faire un gâteau. Y’en a qui manquent pas d’air.
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Cframboise a récupéré un vieux disque de Pink Floyd avec le morceau "Alan's Psychedelic Breakfast" dedans et avec une vache sur la pochette, dont elle a rêvé de manger la cervelle au petit déj’. Avant de préférer cuisiner de Guana Scones aux graines de pavot. Vous suivez?
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Audinette, s’essayant à une solide «deep dish» pizza chicagoane, a glissé le Sweet Home Chicago des Blues Brothers dans son lecteur cédé.

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Irisa s’est dit que tant qu’à faire une foccia des Pouilles (sans contrepèterie), autant demander à Dalida de chantonner son immortel Gigi l'amoroso en même temps. Arrivaaaaa Gigi l'amoroso!

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Menus Propos nous fait du fontainebleau (du nuage en bouche) avec le Money de Pink Floyd à fond dans la cuisine.

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Minouchka a choisi de sonoriser ses reconstituantes tartelettes de Nutella et chocolat avec la chanson de Willy Wonka, celle qui berce le Charlie et la Chocolaterie de Tim Burton. Playlist cacaotée en cadeau Bonux.

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Anne, accoudée au comptoir et en robe du soir, sirote un très classe daïquiri aux fraises en écoutant vocaliser la blonde Galloise Duffy. Ambiance résolument lounge chez Miss P & P.

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T'as pas vu ton nom dans la liste?
Tu veux encore des rythmiques qui t’enflamment le joufflu?
Tu veux encore des mélodies qui te galvanisent la cafetière?
Tu veux encore des plats plein de couleurs et d’anchois au beurre?
La suite de ce glorieux bilan, c’est là (clic).
Tchou!