28/08/2008

Des papillons citronnés sur un sens interdit

Coucouloucou

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Après le départ de Sarah, Ludovic fit un de ces gestes désespérés que seul l’amour trahi peut inspirer. Il prit l’ensemble des livres de sa fiancée démissionnaire. Et alla nuitamment les coller sur les murs de la ville.
C’est que Sarah aimait les livres. Elle en avait beaucoup; des romans beaucoup, mais aussi des traités portant sur les sujets les plus divers: la botanique quantique, la sexualité au néolithique, l’endocrinologie et la cuisine familiale. La bibliothèque éclectique de la jeune femme fut donc placardée dans les rues. Une vengeance dérisoire mais spectaculaire, qui n’apporta pourtant nul réconfort à Ludovic. Quant à Sarah, étrangement, elle n’en prit pas ombrage. Au contraire, découvrant son exemplaire du Guide de l'anatomie microscopique des plantes vasculaires crucifié sur un abri bus, elle fut étrangement touchée. Et retourna bien vite dans les bras de son amant.
Ce jour-là, se rendant au travail peu après l’aube, on tomba sur un vieux recueil de recettes paru aux éditions Télé 7 Jours, encollé à la hussarde contre un panneau de sens interdit. Et plus spécialement sur une salade de pasta au poulet, d’allure fruste mais réconfortante, dont on s’est inspiré pour ces farfalle citronnés aux blancs de volaille, noisettes et estragon.

Pour quatre cow-boys à table, il vous faut 387 grammes de farfalle (soit ces charmantes petites pâtes en forme de papillon), une botte d’estragon, quatre blancs de poulet bio de chez bio, du wasabi, des noisettes, deux citrons, des tomates cerise et quelques feuilles de roquette (ou rucola). Plus environ 17 minutes de boulot en cuisine. Ce qui est peu.

Faites cuire la pasta al dente et à grande eau.
Pendant ce temps, émulsionnez quatre cuillères à soupe d’huile d’olive, le jus d’un citron et demi et l’équivalent d’une cuillère à café de wasabi au fond d’un saladier. Salez. Poivrez avec largesse.
Détaillez les blancs de poulets en cubes, faites sauter le tout à la poêle, puis caramélisez avec le jus du demi-citron restant (oui, il y a une logique). Sel, poivre.
Nettoyez la roquette. Tranchez les tomates en deux. Quand les pâtes sont cuites, refroidissez sous l’eau fraîche, égouttez et expédiez dans le saladier. Ajoutez le poulet, les tomates, la roquette, quelques noisettes concassées grossièrement et le botte d’estragon émincée.

Cette salade-là nourrit certes, mais fort agréablement.

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Merci Ludo, merci Sarah.

26/08/2008

Grosses crevettes et légumes picotants au wok (this way)

Bien le bonjour,

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divinite_shiva1.jpgC’est l’heure de la fermeture à la supérette du coin. Les cabas se bousculent au rayon primeur. Rayon qui fait peine à voir, d’ailleurs. Salades rabougries. Concombres défraîchis. Tomates pâles. On aurait eu le temps, on serait allé au marché. Mais bon.
On déniche finalement de quoi concocter le plat explicité plus bas. Avant d’aller faire peser tout ça. C’est un long black débonnaire qui officie aux balances. Trop fort, le type. Il fait mille trucs à la fois. Avec le sourire. Et à fond les manettes. De la haute-voltige légumière. Il lance un sac plein de patates sur la bascule d’une main; extrait une étiquette de la machine de l’autre; tout en tapotant le clavier de la troisième. Sans oublier de serrer la patte d’un client. «Mais vous êtes... Shiva!», qu’on lui dit, tout ému par la performance. «De rien», rétorque-t-il.
Shiva-de rien? Mais pourquoi donc? Shiva-de rien? Mmmmm… étrange.

Bref, tout ça pour mitonner ces grosses crevettes sautées au wok et petits légumes picotants. Recette éclaboussante de fraîcheur tropicale (n’importe quoi), qui ne nécessite, pour deux personnes en tête à tête langoureux, que:
- 386 grammes de grosses crevettes, décortiquées, crues et sauvages si possible
- Un petit piment vert
- Deux tomates à chair ferme, genre San Marzano
- Un bouquet de coriandre
- Une petite courgette
- Un morceau de gingembre frais
Du poivre cubèbe
- Deux citrons verts
- Un petit oignon nouveau
- Un doctorat en indonésien médiéval (faculatif)

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Rincez et faites mariner les crevettes avec une cuillère d’huile d’olive, le jus d’un citron vert, une cuillère de gingembre haché et une bonne grosse pincée de poivre cubèbe.
Pour les légumes. Pelez, épépinez les tomates, puis taillez-les en brunoise (soit en dés lilliputiens). Pelez la courgette, taillez en lamelles à la mandoline, puis taillez en brunoise (soit en cube microsques). Epépinez le piment et émincez le menu (en brunoise pourquoi pas, voir plus haut). Découper l’oignon en rondelles, voire en brunoise. Taillez le second citron vert à vif. Hachez six brins de coriandre et l’équivalent d’une petite cuillère de gingembre. Réunissez le tout dans une jatte. Ajoutez poivre cubèbe, huile d’olive et sel. Goûtez. Extasiez-vous. Laissez mariner une demi-heure. Ou plus. Ou moins.
A l’heure du miam: faites sautez presto et à feu furax les crevettes au wok. Salez. Laissez deux minutes les bestioles rosir, le temps de chantonner une vieille chanson de Lou Reed (Hey honey, take a wok on the wild side). Ajoutez ensuite la moitié de la marinade. Shakez le wok jusqu’à évaporation du liquide. Réservez les crustacés au chaud.
Débarrassez les petits légumes de la flotte qu’ils ont fatalement rendue. Et hop, au wok. Trente secondes. A fond. Le temps de chantonner un vieux morceau de Johnny Cash (Because you're mine, I wok the line).
Il faut dès lors dresser dans chaque assiette un mamelon de légumes, que l’on encercle de crevettes, façon bataille de Gergovie. Coiffez de pluches de coriandre.
Et servez en marmonnant «shiva-de rien; shiva-de rien; shiva-de rien…»

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Adios

25/08/2008

Le burger en boîte pour dégonfler

Youp! 

Coucou nous revoilou, après une dizaine de jours passés à flâner dans un pays charmant, où l’on mange plutôt bien. Bien mais riche. Des frites. Des frites avec de la pizza. Des frites avec du fromage fondu. Des frites avec des sandwichs. Des sandwichs avec de la pizza. De la pizza avec des crêpes. Des frites avec des frites (les jours de fête).
Bref, on a repassé la douane avec l’équivalent d’une friteuse sur chaque hanche, ce qui est un brin disgracieux. Ne vous étonnez donc pas si, dans les jours qui viennent, ce blog ressemble vaguement au livre des recettes favorites de Kate Moss. Faudrait qu’on puisse renfiler notre slim d'ici Noël sans dire des gros mots.54a3f4ebb0.jpg


En attendant, et rien que pour vous, voilà une invention qui devrait révolutionner vos virées vertes et autres escapades en camping à Saint-Glinglin-les-Flots: le cheesburger en boîte. Oui, Madame. Pour 3 euros 95 seulement. Le genre d’innovation agroalimentaire qui vous fait embrasser le plus draconien des régimes en rigolant.

Bon app', les aminches

12/08/2008

Les trois petits joufflus farcis à la slurp

Comment que ça va?

 

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Sur l’étal de la maraîchère, ces trois-là nous ont illico paru bonnards. Trois petits joufflus aux museaux rigolards. On aurait dit des compères prêts à aller faire la java au coin des zincs. Remarquez, ils sont bien allés faire la java, mais au four, farcis à la slurp.
Tout ça pour exhiber au nez d’un monde incrédule nos petits farcis de saison, aux deux viandes et épices syncrétiques. Ça, c’est du bel intitulé de plat qu’on dirait du Bocuse.

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Munissez-vous donc de bœuf haché et de chair à saucisse (compter 48 grammes par légume à farcir). Ainsi que de courgettes rondes (ou rondini), de petites aubergines rondes et de tomates. Rondes itou, les tomates. Coupez-leur à toutes le béret, extrayez la pulpe à la petite cuillère, en évitant le carnage. Réservez.
Puis faites précuire les légumes ainsi évidés au four à 150°, d’abord les aubergines. Puis au bout de sept huit minutes, les courgettes. Pas les tomates. Quoi «pourquoi»? Le premier qui m’interrompt encore, il file chez le proviseur.

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While my aubergine and courgette gently weep, attaquez-vous à la farce, en hachant la chair des légumes tout en faisant revenir à la poêle les viandes dans un peu d’huile d’olive. Ajoutez le hachis légumier. Puis aromatisez le tout de sel, poivre, sumac, kamoun, romarin, thym et piment d’Espelette (notez le babélisme de l’assaisonnement). Goûtez. Faut que ça fasse twister la papille. Laissez refroidir. Et liez cette bonne farce avec un œuf.
Quand les légumes sont tendres, farcissez-les. Posez les chapeaux sur leurs têtes hilares. Et renfourner dix minutes.
Et voilà, nos trois petits potes tout parfumés, tout jouasses, tout chauds (mmmm… rarement on a pondu chute aussi niaise; ça vole bas chez Dr Slurp; si ça continue, on va trouver du pétrole)

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Adios!

PS: Pour une raison dépendante de notre volonté et grâce aux acquis sociaux qui nous permettent depuis 1936 (merci Léon Blum) de nous soustraire quelques jours par an à la machine à broyer l’âme qu’est le monde du travail, Top Slurp va se taire une dizaine de jours. Oui, je sais, Eliane, c’est long. Mais on rira à nouveau sous peu (à l’oignon).

 

 

11/08/2008

L’histoire de la tartine de Parme qui avait la pêche (ou l’inverse)

Bien le bonzour
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On a fait cette petite tartine apéritive jeudi pour amuser la famille.
Comme c’était bon, on l’a refaite vendredi pour M. et Mme Niccolò.
Comme c’était bon, on l’a refaite samedi pour Madame Nelly.
Comme c’était bon, on l’a refaite dimanche pour Mr. Croubi.
Comme c’était bon, on a arrêté là. Faudrait pas se lasser.
Attention! C’est là une recette techniquement harassante, qui exige treize heures de sueur en cuisine et un diplôme de l’Ecole de Haute Voltige Culinaire de Plouharnel. Il vous faut du pain, des pêches, du basilic et du jambon de parme.
Faites griller des tranches de pain.
Brumisez d’huile d’olive.
Posez de minces tranches de pêche dessus.
Salez, poivrez, pimentez et parsemez de basilic haché.
Coiffez avec le Parme en chiffonnade.
Tu l'as vu mon échafaudage?
A croquer entre deux rasades de ce chardonnay à la fraîcheur contondante et à la pureté virginale, produit par Sieur Rijckaert, le Belge du Mâconnais qui fait des grands vins dans le Jura. Parfaitement.

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A plouche

08/08/2008

Le lapin ravi dans son bain de verveine odorante


Coucou


DSC01041.JPGLa verveine citronnée (également connu de nos services comme verveine odorante, aloysia citrodora, verveine citronnelle ou verveine du Pérou) est une plante mirobolante, dont le parfum frais, délicat et charmeur te reste dans les naseaux onze mois après l’avoir humé.
En outre, la verveine citronnée, slurpée en infusion, a plein de vertus, détaillées par la littérature botanique. On la dit antirouille et antiboise, mais aussi scolastique et botoxante. Excellente pour les démangeaisons intercostales, elle stimule le périnée et les animelles, tout en luttant efficacement contre la myxomatose du nouveau-né et l’érythème gingival.
Bref, l’autre jour, alors qu’on se sentait vaguement courbatu, on tombe sur une gerbe de ladite plante magique sur l’étal de la maraîchère. On l’a acheté, pour sûr. Avant d’en faire un lapin mijoté à la verveine citronnée, plat estival et raffiné, dont voilà la couillonne alchimie.

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Demandez au volailler de découper un brave lapin en morceaux. De retour à la maison, dorez l’animal à la cocotte sous toutes ses coutures. Salez, poivrez.
Faites longuement infuser la moitié du bouquet de verveine dans un litre d’eau avec le jus d’un demi-citron.
Déglacez le fond de la cocotte avec un verre de blanc sec, en raclant à la spatule les sucs scotchés au fond. Mouillez avec l’infusion. Puis posez l’autre moitié du bouquet de verveine à la surface; il s’agira de poubélliser cette verdure avant le service.
Laissez glouglouter à couvert, tout doux, 45 minutes. Réservez ensuite le lapin au chaud. Faites réduire de moitié, ou plus, le jus. Goûtez. Rectifiez. Mais ne cherchez pas à corser à tout prix; cela doit rester une décoction aérienne pour souper fin.
Entre-temps, les plus malins d’entre vous auront fait étuver dans un peu d’eau citronnée et de beurre quelques carottes fanes et radis blancs, en les gardant bien croquants.
Notez que la saveur contondante du radis n’a pas fait exactement l’unanimité autour de la table. Certains nous ont accusés d’avoir vitriolé un plat subtil. D’autres ont aimé le contrechamp aigu amené par le petit crucifère.
Bref, le débat a fait rage.
Nous, on est allé au lit.
Car, voyez-vous, la verveine, ça file aussi la cosse.
Zzzzzzzzzzzzz

 

07/08/2008

La disparition du serial gastronome

Bonjour,

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Aujourd’hui, pas de recette, de bêtise ou de pinard. Mais une histoire. Une histoire vraie, édifiante et troublante. Celle de Pascal Henry, coursier genevois et amateur de grandes tables, parti début mai dernier pour un immense et improbable périple gastronomique, qui s’est achevé étrangement.
Le défi: manger dans les 68 triples étoilés Michelin du monde, en 68 jours, ou à peine plus. Du Japon à l’Angleterre, via la France et les Etats-Unis. Tous les soirs un repas fastueux. L’homme a soigneusement préparé son entreprise, deux ans durant. Il a économisé une somme suffisante. Réservé ses tables, ses avions, ses voitures de location.
Le marathon démarre donc le 5 mai, chez Bocuse, qui prend le globe-trotter sous son aile. Monsieur Paul, que le pari amuse, offre à Henry un «carnet de route», où il copie le menu dégusté chez lui à la main. Puis prévient ses collègues chefs de cuisine de la venue prochaine du Genevois ambulant.
Tout roule donc. Jusqu’au quarantième restaurant de la liste: El Bulli à Rosas.
Nous sommes le 12 juin. Pascal Henry déguste seul son repas. Puis, vers minuit et quart, quitte sa table en annonçant qu’il revient immédiatement.
Nul ne l’a revu depuis. Il a laissé son chapeau et le carnet de Bocuse sur la nappe. A 5 heures du matin, le directeur du restaurant prévient la police. Qui le cherche depuis.
Henry s’est volatilisé. Il n’a pas honoré ses réservations suivantes. Ni repris son travail comme prévu le 15 juillet.
Crime? Dépression? Accident?
Drôle d’histoire, vous disait-on.
Gastrotragique.


A lire sur l'affaire ici et  ,

05/08/2008

L’art délicat de farcir des fleurs de courgette

Groumph!

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Nous autres gros bonhommes velus, bourrés de testostérone explosive et de Kronenbourg tiède, avons certes des qualités en cuisine. Faire cramer une côte de bœuf à feu préhistorique, désosser un sanglier avec les dents, écraser des patates crues entre les fesses; ça, on peut le faire.
En revanche, mieux vaut recourir à des mains féminines quand il s’agit de farcir à la ricotta une fleur de courgette à peine éclose. C’est délicat ces choses-là.

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Plantons-nous donc dans un coin de la cuisine. Et observons Mme Sonson à l’œuvre.
1 Mme Sonson fait la farce en touillant ricotta, pulpe de tomates hachée finement, éclats d’olive noire et basilic haché. Elle sale. Elle poivre. Elle goûte. Elle hoche du bonnet, satisfaite.
2 Mme Sonson attrape gentiment la fleur de courgette de la main gauche, l’écarquille, et la remplit de farce à gestes mesurés, jusqu’à l’orée des pétales. D’une suave et précise torsion, elle ferme ensuite la fleur entre le pouce et l’index. Avant de la ficeler.
3 Mme Sonson dépose doucement ses fleurs ainsi farcies dans la poêle, avec un peu d’eau et d’huile d’olive. Et fait cuire, à couvert et feu soft, cinq minutes. Retourne avec précaution les fleurs. Et poursuit dix minutes de plus, en baissant encore le feu.
4 Le mec de Mme Sonson sort de son coin dans la cuisine, attrape trois fleurs de courgette d’un coup. Et les avale cul sec en faisant des bruits infâmes. Scrounnnnchhhhh.

A bintôt. Et vivement bintôt.

04/08/2008

La féra toute concombrée et melonée. Ja!


Salut, les potes

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«On dirait une recette suisse allemande», s’est écriée, enjouée, une convive, en découvrant notre féra au melon et au concombre. Sur le coup, on l’a vagement mal pris (nos amis alémaniques sont parfois des cuisiniers insolites, mais pas toujours renversants).
C’est que voyez-vous, ce plat-là, on y avait cogité velu. Des jours. Des nuits. En y mettant tout notre cœur et notre jeunesse d’esprit. L’idée: trouver un apprêt estival, inédit et rigolo au poisson lémanique. D’où la tentation de le marier à deux cucurbitacées de l’été, que l’on avale crues d’ordinaire. Ben oui, le melon et le concombre, deux cousins botaniquement proches, passent rarement sur le gaz.
Et là, paf! Dr Slurp vous balance au museau, non seulement une association stupéfiante, mais en plus une tactique révolutionnaire. On imaginait donc recevoir des lauriers, des bisous, des sourires humides, des tapes dans le dos, une petite médaille, une invitation au journal télévisé peut-être, voire le grand prix de l’académie Charles Croc. Que nenni. «On dirait une recette suisse allemande», a donc dit la dame. Avant d’ajouter: «Mais c’est superbon, très frais». Ouf.
Demandez au poissonnier de vous lever des filets de féra (ou autre créature d’eau douce pour vous autres, pauvres lecteurs lointains). Faites dégorger au gros sel le concombre taillé en cubes. Marinez le melon, détaillé en cubes itou, dans un peu d’huile d’olive, avec une bonne tombée de muscade râpée, du piment, de la civette émincée, du basilic thaï ciselé, du gingembre en poudre, quelques tours puissants de moulin à poivre. Plus les zestes et la chair coupée à vif d’un citron vert.
Essuyez le concombre. Ajoutez-le au melon. Touillez doucement. Filmez. Au frigo, une demi-heure.
Poêlez à feu médium la féra dans un peu d’huile d’olive et de beurre. Deux minutes côté peau. Une minute côté chair. Assaisonnez avec un certain acharnement. Réservez au chaud. Ajoutez une noisette de beurre dans la poêle, montez le feu, et balancez melon et concombre 30 petites secondes. Pffffft. Coiffez le poisson. Et attendez les commentaires désobligeants.
Avec ça, l’Insolite de Thierry Germain, un immense chenin de Loire au bouquet floral et miellé proprement envoûtant, fait ami ami.

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Bien le bonjour chez vous